
Pays |
Dates |
Villes |
Tarif TTC |
|---|---|---|---|
| Billet avion Royaume-Uni | Départ le 05/06/12 Retour le 24/06/12 |
paris birmingham-royaume-uni |
203€ |
| Billet avion Royaume-Uni | Départ le 27/06/12 Retour le 11/07/12 |
paris glasgow |
202€ |
| Billet avion Royaume-Uni | Départ le 06/06/12 Retour le 20/06/12 |
paris bristol-royaume-uni |
213€ |
| Billet avion Royaume-Uni | Départ le 20/07/12 Retour le 02/08/12 |
paris bristol-royaume-uni |
218€ |
| Billet avion Royaume-Uni | Départ le 29/06/12 Retour le 15/07/12 |
paris jersey |
230€ |
| Billet avion Royaume-Uni | Départ le 20/07/12 Retour le 02/08/12 |
paris bristol-royaume-uni |
222€ |
| Billet avion Royaume-Uni | Départ le 04/08/12 Retour le 24/08/12 |
paris cardiff |
195€ |
| Billet avion Royaume-Uni | Départ le 26/06/12 Retour le 11/07/12 |
paris manchester-royaume-uni |
141€ |
| Billet avion Royaume-Uni | Départ le 10/07/12 Retour le 18/07/12 |
nantes liverpool-royaume-uni |
1.030€ |
| Billet avion Royaume-Uni | Départ le 04/07/12 Retour le 16/07/12 |
nantes liverpool-royaume-uni |
1.019€ |




BRITANNIQUES (ÎLES) - 40 905 927 habitants, 314 628 kilomètres carrés, groupe considérable d'îles situé au Nord-Ouest de l'Europe entre la mer du Nord, la Manche et l'Atlantique, et constituant le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, vulgairement désigné sous le nom d’Angleterre. Les îles Britanniques se composent : 1° de deux grandes îles, la Grande-Bretagne à l' E. et l'Irlande à l'Ouest, séparées par la mer d'Irlande ; 2° des archipels des Shetland et des Orcades ou Orkneys au Nord Est. de la Grande-Bretagne; 3° de l'archipel des Hébrides au N.-O de la même île; 4° des îles de Man et d'Anglesey dans la mer d'Irlande; 5° des îles Scilly ou Sorlingues au Sud-ouest de la Grande-Bretagne; 6° de l'île de Wight au Sud de la Grande-Bretagne, dans la Manche ; 7° des îles Anglo-Normandes, près des côtes de Franco, à l'Ouest du Cotentin. Tout ce vaste archipel jouit d'un climat marin ; sa température est exceptionnellement douce relativement à sa latitude, et d'une remarquable uniformité. Aussi une dizaine de plantes des Açores, de Madère, du Portugal, parmi lesquelles l'arbousier, croissent en Irlande et aux environs de Londres. Il n'est pas besoin d'abriter le figuier et le laurier-sauce contre les froids de l'hiver ; cependant la vigne n'y mûrit pas ses fruits; mais par contre le sol du Royaume- Uni est d'une humidité excessive, surtout dans les parties occidentales. Les vents d'Ouest soufflant de l'Atlantique y occasionnent des pluies fréquentes et considérables. C'est par excellence la région des brouillards. Tout le monde connaît l'intensité de ceux de Londres. Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne, la plus grande des îles de l'Europe, a la forme d'un triangle allongé dont la base est au S. et la pointe au Nord Elle égale presque la Franco en longueur (du Sud au Nord 928 kilométres) et en est les deux cinquièmes en superficie. Elle est baignée à l’Est par la mer du Nord, au Sud par le Pas de Calais et la Manche, à l’Ouest par l'océan Atlantique, le canal de Saint-Georges, la mer d'Irlande, le canal du Nord; au Nord et au Nord-Ouest par l'Atlantique. Sa côte orientale, quoique présentant des golfes et des estuaires considérables et projetant dans la mer quelques caps remarquables, est caractérisée cependant par une certaine uniformité de contours. Au contraire, la côte occidentale n'est qu'une succession de promontoires, de presqu'îles, de golfes, d'estuaires, et plus on avance vers le nord, plus les baies se creusent et se ramifient. Ces baies, comparables aux fjords de la côte de Norvège, sont l'œuvre des glaciers qui, à l'époque glaciaire, sillonnaient la pente occidentale des monts de la Grande-Bretagne. La côte S. de l'île, formant la limite septentrionale de la Manche, découpée de baies au fond desquelles existent d'excellents ports, est constituée à l'Est par de hautes falaises de craie qui correspondent exactement aux falaises françaises de la Picardie et de la Normandie, et à l'Ouest par des roches granitiques identiques à celles de la Bretagne française. La côte Est de la Grande-Bretagne projette dans la mer du Nord les caps Duncansby, Kinnairds, Flamborough, Spurn; de la côte Ouest s'avancent, soit dans l'Atlantique, soit dans la mer d'Irlande et ses dépendances, les caps Land's End, Hartland, Saint-Davids, Braichypwl, les caps qui terminent les nombreuses péninsules écossaises et le cap Wrath, extrémité Nord-Ouest de la grande île. De plus d'importantes presqu'îles s'allongent à l’Ouest et annoncent d'anciennes attaches avec l'Irlande. Sur la côte de la Manche, on signale de l'Est à l'Ouest les caps Dungeness, Selsey, Portland, Durlstone, Start et Lizard. Il faut aussi noter la presqu'île de Portland, célèbre en géologie. La mer du Nord creuse dans la côte orientale de grands golfes dont presque tous sont des estuaires, tels que les golfes de Dornoch, de Moray, de Forth, du Wash, de la Tamise. La côte occidentale est entamée par d'autres golfes plus importants au nombre desquels sont le canal de Bristol, l'estuaire de la Mersey, la baie de Morecambe, les golfes de Solway, de la Clyde, les innombrables golfes écossais désignés sous le nom de lochs et constituant autant de fjords. La Grande-Bretagne comprend trois régions naturelles qui furent longtemps distinctes historiquement et politiquement, et qui le sont encore au point de vue des mœurs : l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Ecosse. L'Angleterre forme la région Sud de la Grande-Bretagne dont elle constitue la partie la plus étendue et de beaucoup la plus importante. Elle est flanquée à l'Ouest du Pays de Galles, sorte de péninsule montagneuse surnommée la Suisse de l'Angleterre, et limitée au Nord par l'Ecosse dont la séparent la Tweed inférieure, les monts Cheviot, diverses rivières et le golfe de Solway. Si l'on ne distingue pas de cette région le Pays de Galles, on peut la définir comme une contrée montagneuse au Nord et à l’Ouest et composée à l’Est de plaines ondulées, entrecoupées çà et là de collines. Elle va s'élargissant du Nord au Sud Dans sa partie Nord, elle présente deux versants, l'un oriental, l'autre occidental, séparés par la chaîne Pennine qui, partant des monts Cheviots au Nord, s'étend jusqu'au S. du côté de Derby. A la portion Nord de cette chaîne se rattachent à l’Ouest les montagnes du Cumberland dont les vallées sont parsemées de petits lacs célébrés par les poètes anglais pour leurs beautés pittoresques. En quittant l'extrémité Sud de la chaîne Pennine pour se diriger à l’Ouest, on rencontre le massif montagneux du pays de Galles, dont les principales chaînes sont orientées du Nord-est au Sud-ouest et dont le sommet le plus élevé, le Snowdon, n'atteint que 1094 mètres. En dépit de son élévation médiocre, le massif du pays de Galles offre l'aspect des régions les plus montagneuses et il a été plus d'une fois comparé aux Alpes pour l'étrangeté et la beauté des sites. Au Sud du canal de Bristol, on entre dans la grande presqu'île qui termine l'Angleterre au Sud-Ouest ; là, dans le Devon et la Cornouailles, court du Nord-est au Sud-Ouest la chaîne des collines Ochriniennes, composées de granités et de porphyres, riches en minerais d'étain et de cuivre et présentant les plus grandes analogies avec les masses cristallines de la Bretagne française. Parallèlement au littoral Sud de la Manche, dans la partie la plus méridionale de l'Angleterre, s'étendent de l'Ouest à l'Est, entre la Tamise et la mer, les deux chaînes de collines crayeuses des North-Downs et des South-Downs, entre lesquels est la plaine argileuse du Weald, si connue de tous les géologues. Tandis que les montagnes du Nord et de l'Ouest de l'Angleterre ont leurs sommets et leurs flancs recouverts de bruyères et de tourbières, les collines des Downs sont tapissées d'un gazon court, mais succulent, où paissent de beaux troupeaux de brebis. Rien de particulier à dire de la grande plaine orientale de l'Angleterre, sinon que la partie la plus basse de cette plaine entoure le golfe de Wash et rappelle tout à fait la Hollande par ses marais, ses tourbières, ses canaux et ses digues ; elle a été surnommée à bon droit la Néerlande anglaise. Un voyageur qui, partant d'un point quelconque de la côte occidentale de l'Angleterre, traverserait ce pays en se dirigeant du Nord-O au Sud-est, foulerait successivement sous ses pas les divers étages géologiques disposés dans l'ordre chronologique de leur apparition. D'abord il rencontrerait les terrains granitiques, siluriens, dévoniens et carbonifères. De là il atteindrait le trias, puis aurait à traverser le sol jurassique et le sol crétacé pour atteindre les terrains tertiaires qui, au S.-E. de l'Angleterre, longent la mer du Nord. La chaîne Pennine est formée de calcaire carbonifère; les massifs du pays de Galles et de la Cornouailles se composent de roches cristallines siluriennes et dévoniennes. Une ligne à peine ondulée tirée de l'embouchure de la Tees à Bristol sépare les terrains granitiques, siluriens, dévoniens, carbonifères et triasiques du reste de l'Angleterre. Entre cette ligne et un autre allant de l'embouchure de l'Humber à Bristol s'étendent ses terrains jurassiques limités à l'E par une troisième ligne menée du golfe de Wash à Portland. Au delà de celle-ci sont les terrains crétacés disposés en forme de V dont une branche est dirigée du Nord-est au Sud-Ouest et dont l'autre longe la côte Sud de la Manche. Ces deux branches enserrent les terrains tertiaires qui forment l'extrémité Sud-est de l'Angleterre, et où s'élève la ville de Londres. Le versant oriental de l'Angleterre, beaucoup plus large et plus étendu que le versant occidental, est arrosé par la Tweed qui le sépare de l'Ecosse; par la Tyne, par la Tees entre les comtés de Durham et d'York ; par l'Ouse aux nombreux affluents, et le Trent, descendant, la première du Nord-ouest et le second du S., et dont la réunion forme l'Humber; par les tributaires du golfe de Wash disposés en éventail et dont les principaux sont la William, la Wolland, le Nen, l'Ouse-du-Sud, le Trent, et par la Tamise, le fleuve le plus important de l'Angleterre. Le versant occidental est arrosé par la Mersey, qui se jette dans la mer d'Irlande, et par la Severn, qui prend sa source sur le versant oriental du pays de Galles et qui, grossie de l'Avon, se déverse dans le canal de Bristol. Le versant S. n'est arrosé que par des fleuves peu importants dont le principal est l'Avon. L’Ecosse, partie septentrionale de la Grande-Bretagne, se compose de deux régions physiques distinctes : la basse Ecosse, pays des Lowlanders, qui s'étend des Cheviots au pied des Grampians, et la haute Ecosse, pays des Highlanders, qui forme la partie septentrionale de la grande île. La basse Ecosse se rétrécit à ses deux extrémités Nord et Sud Sa partie méridionale et centrale est occupée de l'Ouest à l'Est par les Cheviots, montagnes siluriennes que percent çà et là des roches volcaniques. Au Nord de ce massif se développent les vallées de la Clyde et du Forth; puis la grande plaine dite Strathmore, qui s'étend du Sud-Ouest au Nord-Est jusqu'au pied des Grampians, et est traversée perpendiculairement par une foule de cours d'eau. Les vallées de la Clyde et du Forth sont les régions les plus productives de la basse Ecosse. Le versant oriental de la basse Ecosse, tributaire de la mer du Nord, est arrosé par la Tay, grossie de ses nombreux affluents et formant en aval de Perth un profond estuaire ; par le Forth et par la Tweed. Le versant occidental, dont les eaux coule vers la mer d'Irlande et le canal du Nord, ont pour principal cours d'eau la Clyde. La haute Ecosse, terre la plus septentrionale de la Grande-Bretagne, n'est guère qu'un massif granitique, flanqué d'assises siluriennes au voisinage de la mer. Elle apparaît hérissée du Nord-Est au Sud-Ouest de chaînons parallèles laissant entre eux de profondes vallées où coulent des torrents aux eaux noires. La partie méridionale de ce massif constitue le système des monts Grampians, dépourvus d'arbres, mais revêtus de bruyères et de tourbières, lieux de pâturages pour les moutons et les bêtes à cornes. Ce dédale de monts est brusquement inter rompu au Nord-Ouest par un large fossé aux talus abrupts hauts de 300 à 400 mètres, dont le fond présente une série de lacs reliés par le canal Calédonien qui met la mer du Nord en communication avec l'Atlantique : c'est le Glenmore. Au delà de ce gigantesque fossé sont les Hautes-Terres du Nord, à la population rare, mais qui nourrissent de nombreux troupeaux de moutons. Les deux sommets les plus importants de la haute Ecosse, le Ben-Nevis et le Mac-Dhui, n'ont pas une hauteur très considérable; mais le paysage qui les entoure leur donne un aspect des plus imposants. Toute l'Ecosse doit sa célébrité à la succession de pics et de gracieux lacs que les touristes vont y visiter. Bien que la position géographique de la Grande-Bretagne semble annoncer une terre dépourvue des avantages naturels les plus précieux, elle n'en exerce pas moins dans le monde entier une immense influence, due à sa richesse minérale et à l'esprit entreprenant de sa population. Elle possède dans la Cornouailles les mines d'étain et de Suivre les plus productives de l'Europe, et à l'extrémité Sud de la chaîne Pennine, tant sur le versant oriental que sur le versant occidental, des mines de plomb argentifère fort importantes. L'exploitation de ces richesses est favorisée par la présence de la houille, abondante surtout dans le calcaire carbonifère et occupant la vingtième partie du sous-sol, circonstance qui aide puissamment au traitement des minerais. Les principaux bassins où l'on exploite ce précieux combustible sont ceux de la basse Ecosse (environs de Glasgow et d'Edimbourg), du Cumberland, du Northumberland et du Durham, les plus importants de tous ; du Lancashire, du Yorkshire, du Staffordshire et du S. du pays de Galles (Glamorgan, Caermarthen, Pembroke). En maints endroits, les mines de fer sont dans le voisinage des houilles, interposées entre les couches du calcaire carbonifère ;-aussi les trouve-t-on en Ecosse dans les vallées de la Clyde aux environs de Glasgow, dans le Cumberland et le Lancashire, sur le versant occidental de la chaîne Pennine, dans le Staffordshire, principal centre de production de la Grande-Bretagne, dans le Yorkshire, dont les minerais viennent au second rang. Le comté de Chester, entre le pays de Galles et le comté de Lancastre, est riche en sel gemme et en sources salées. Les forêts qui couvraient autrefois le sol entier de la Grande-Bretagne y sont devenues rares aujourd'hui; pour les plaisirs de la chasse, on en a seulement réservé quelques-unes dans le Hampshire et le Gloucestershire. L'agriculture de la Grande-Bretagne est la plus perfectionnée du monde, bien qu'elle ait à lutter avec les difficultés du climat. La zone Nord-ouest du pays montagneux, consistant en terrains de formation ancienne, est riche en pâturages, en prairies et abondante en bestiaux ; la zone du Sud-est, à droite d'une ligne allant du Wash à l'île de Wight, cultive le froment et l'orge ; elle en obtient un rendement considérable, mais insuffisant pour la consommation des Anglais ; la zone centrale, intermédiaire entre les deux précédentes, est à la fois pastorale et agricole. L'avoine est par excellence la production de la basse Ecosse. L'élevage des bêtes à cornes est devenu en Angleterre une véritable science ; c'est là qu'ont été créées les races de Durham, d'Hereford, de Devon, d'Ayr, renommées pour la délicatesse de leur chair. Les moutons, transformés en quelque sorte par l'habileté des cultivateurs, présentent la race de Dishley, répandue dans le Leicestershire et les comtés environnants, et la plus estimée de toutes ; la race des South-Downs dans les comtés du Sud-est, et la race des moutons d'Ecosse en nombre considérable dans les Hautes-Terres. La pêche, surtout celle du saumon, du hareng, de la morue, du maquereau, du turbot, constitue, pour l'Ecosse principalement, une précieuse ressource. Les pommiers et le houblon du Sud-est. de l'île servent à la fabrication des boissons les plus usitées : le cidre et la bière. Aux ressources qu'elle tire de ses mines et de son agriculture, l'Angleterre joint celle de son industrie sans rivale sur le globe. Le comté de Stafford et les comtés voisins au Sud de la chaîne Pennine produisent à Birmingham, à Wolverhampton, à Walsall, à Dudley, d'énormes quantités de fer; l'acier se fabrique à Sheffield, au Sud-Ouest du grand comté d'York; le Sud du pays de Galles, les environs de Glasgow ont également de nombreuses usines pour la préparation du fer et la fabrication des machines- outils ; mais la branche d'industrie dans laquelle l'Angleterre l'emporte sur toutes les autres nations est le filage et le tissage du coton, de la laine et subsidiairement du chanvre, du lin et de la soie. Manchester et ses environs, au Nord-Est du comté de Lancastre, mettent en œuvre le coton importé par Liverpool. Il en est de même de Glasgow et de Paisley en Ecosse. La laine est travaillée à Leeds, à Bradford, à Halifax, etc., dans l'immense comté d'York. La partie Est de l'Ecosse fabrique des toiles de lin et de chanvre. Les poteries fines, les faïences anglaises sortent des manufactures du district des Poteries, dans le Nord du comté de Stafford. Toutes les parties de la Grande-Bretagne sont mises en communication facile les unes avec les autres par plus de 4 000 kilomètres de rivières navigables, par de nombreux canaux d'un parcours plus grand encore et dont les deux plus importants sont : le canal de Leeds à Liverpool, qui réunit l'Humber à la Mersey, et le Grand Trunk canal, joignant la Mersey au Trent. Enfin le réseau des chemins de fer, plus multipliés qu'en aucun autre pays, sauf la Belgique et le Luxembourg, couvre tout le territoire de ses mailles serrées. C'est à son commerce et à sa marine que la Grande-Bretagne doit son immense prospérité financière et sa prépondérance incontestée sur toutes les mers du globe. Elle importe de ses vastes colonies ou des pays étrangers les matières premières qui alimentent le travail de ses manufactures et de ses usines, ainsi que les substances alimentaires que son sol ne peut lui fournir. Elle tire le coton des États-Unis et de l'Hindoustan ; la laine, de ses grandes colonies de l'Australie et du Cap ; la soie, de l'Hindoustan et des contrées avoisinante ; les peaux, de l'Amérique du Sud, de la Russie et du Cap; le bois de marine, de la Scandinavie, de la Russie, de l'Allemagne du Nord, du Canada et de l'Amérique anglaise ; le minerai de cuivre, du Chili ; le blé, de la Russie, de l'Allemagne du Nord île l'Egypte et des États-Unis ; les viandes salées, de ce dernier pays; le thé, de la Chine, de l'Indo-Chine et de l'Hindoustan ; le vin, de la France, de l'Espagne et du Portugal ; les denrées coloniales, de son empire des Indes, de la Malaisie, des Antilles et de l'Amérique tropicale ; les œufs et les fruits, de la France. En échange, l'Angleterre exporte des étoffes de coton, de laine et de fil, des soieries, des machines, de la quincaillerie, de la coutellerie, de la houille, de l'étain, des poteries, de la bière, du poisson salé, des savons, etc. ; mais la quantité des produits qu'elle exporte a diminué depuis une dizaine d'années par suite des progrès industriels des autres nations. En outre, les Anglais, se faisant les facteurs et les voituriers par mer du monde entier, réalisent par le louage de leurs navires marchands d'énormes bénéfices ; leurs financiers prennent part à toutes les grandes entreprises qui ont lieu sur le globe entier. Ils arment pour la grande pêche un nombre considérable d'embarcations qui exploitent surtout les mers arctiques et vont chercher la morue à Terre-Neuve. Pour un tel trafic d'importation, d'exportation et de transit, la marine marchande emploie plus de 15 000 navires dont près de moitié sont mus par la vapeur. Les principaux ports de commerce de la Grande-Bretagne sont, par ordre d'importance : Liverpool, sur l'estuaire de la Mersey, qui exporte les cotonnades fabriquées à Manchester et tous les produits des manufactures établies autour de la partie S. de la chaîne Pennine; en relation de commerce avec le monde entier, il trafique surtout avec l'Irlande, l'Amérique, les côtes d'Afrique et l'Australie ; Londres, sur la Tamise, qui fait le commerce de l'Europe et de l'Orient et importe une immense quantité de denrées alimentaires et de marchandises ; Bull et Grimsby, sur l'Humber, qui font le plus de commerce avec la mer du Nord et la Baltique; Glasgow et Greenock, sur la Clyde, en relation avec l'Amérique du Nord, le Canada, les États-Unis ; Southampton, à l'extrémité d'un estuaire en face de l'île de Wight, qui est comme l'avant-port de Londres et dont les grands navires à vapeur visitent l'Amérique, la Méditerranée, l'Orient ; Newcastle, Sunderland, Hartlepool, qui exportent dans le monde entier les houilles du bassin de la Tyne; Swansea, au S. du pays de Galles, le plus important marché du monde pour les métaux, et où arrivent les minerais de cuivre du Chili ; Leith, qui sert de port à Edimbourg ; Bristol, près du canal du même nom, d'où partent les grands steamers pour l'Amérique; Newhaven, Folkestone, Douvres, sur la Manche, qui mettent l'Angleterre en communication journalière avec la France. La prodigieuse marine marchande de l'Angleterre est protégée par une flotte de guerre de plus de 700 navires à vapeur, cuirassés, croiseurs, torpilleurs, montés par 110 000 hommes dont 91 000 matelots et 19 000 soldats de marine. L'Angleterre possède sept grands ports militaires avec arsenaux maritimes, savoir: Woolwich, sur la Tamise, près de Londres; Chatham et Sheerness, sur l'estuaire de la Medway, à l'Est de Londres; Portsmouth, sur la Manche, dans un estuaire abrité par l'île de Wight; Plymouth, également sur la Manche, à la naissance de la péninsule de Cornouailles; Pembroke, au Sud-Ouest du pays de Galles; et Cork-Queenstown au S. de l'Irlande. Irlande. L'Irlande, la seconde des grandes îles de l'archipel britannique, est située à l'Ouest de la Grande-Bretagne dont elle est séparée par le canal de Saint-Georges, la mer d'Irlande et le canal du Nord. Son étendue surpasse un peu celle de l'Ecosse et est à peu près les sept onzièmes de l'Angleterre proprement dite. Cette île forme une terre massive dont la plus grande dimension est dirigée du Nord-est au Sud-Ouest Sa côte orientale présente des contours assez uniformes, tandis que sa côte occidentale est découpée de baies et de fjords comparables aux profondes dentelures dont est accidentée la côte Ouest de l'Ecosse. Ces pénétrations de la mer ont aussi une origine glaciaire. Sur la côte Est, on ne compté guère que l'importante baie de Dundalk, au Nord de Dublin. Sur la côte Ouest, on trouve, du Sud au Nord, les baies de Bantry, de Dingle, de Galway et de Donegal. La topographie générale de l'Irlande est facile à saisir : au centre de l'île est une grande plaine basse couverte de lacs et de tourbières, dont le sous-sol est constitué par le calcaire carbonifère. Autour de cette dépression existe un bourrelet de montagnes, interrompu çà et là par des brèches, principalement sur la côte Sud de l'île, et bordant le littoral. Ces montagnes forment quatre systèmes : 1° celui de l'ancienne province de l'Ulster, vaste presqu'île du Nord de l'Irlande, réunie au Nord du pays par un isthme allant de la baie de Dundalk à celle de Donegal. Ce système est volcanique au Nord-est sur la côte du canal du Nord, où l'on va admirer les prismes de basalte connus sous le nom de Chaussée des Géants. Dans ses autres parties il est granitique et composé de chaînes, d'ailleurs peu élevées, qui courent de l'Ouest à l'Est 2° Le système du Connaught, à l'Ouest de l'île, composé de roches granitiques, de schistes cambriens et siluriens et de vieux grès rouges ; ce second massif renferme des lacs assez considérables. 3° Le système du Munster, de même nature que le précédent, et dont les principales hauteurs dirigées du Sud-ouest au Nord-est couvrent le comté de Kerry. C'est dans cette région qu'est situé le lac si pittoresque de Killarney. 4° Le système granitique du Leicester au Sud-est, dont le massif le plus important est dans le comté de Wicklow et est visité chaque année par quantité de touristes. Dans toutes les montagnes de l'Irlande, les lacs sont presque en aussi grand nombre que dans la grande plaine centrale. Les sommets et les pentes des hauteurs sont garnis de bruyères ou de tourbières. Les arbres qui couvraient autrefois tout le sol de l'Irlande y est aujourd'hui si rare, surtout dans le Connaught, que les paysans de ce district ne les appellent plus que des grandes herbes. Il résulte de ce qui précède que la composition géologique de l'Irlande est identique à celle de la haute Ecosse et du pays de Galles, et il y eut certainement une époque où des terres aujourd'hui submergées la réunissaient à ces deux pays. Les fleuves et les rivières de l'île ne sont, pour ainsi dire, qu'en voie de formation : cela signifie qu'ils traversent des chapelets de lacs. En maints endroits, leur pente est presque nulle. Le plus important de ces cours d'eau est le fleuve Shannon, qui débouche dans l'Atlantique sur la côte S.-Ouest par un estuaire semblable à un lac. Le climat de l'Irlande, le plus maritime de tous les climats d'Europe, est encore plus humide que celui de l'Angleterre. Les vents d'Ouest et de Sud-ouest y occasionnent des pluies abondantes, en même temps qu'ils déchaînent sur les côtes de l'Atlantique de furieux cyclones. La mer d'Irlande est également très tempétueuse. Une remarquable égalité de température règne dans toutes les par- tics de l'île et y permet le développement de plantes originaires du Sud-Ouest de l'Europe. Une végétation herbacée, ininterrompue, revêt l'île entière d'un manteau de verdure : aussi l'a-t-on poétiquement appelée la Verte Erin et l'Émeraude des Mers. Mais il y a des ombres à ce riant tableau : les faibles chaleurs de l'été retardent considérablement les récoltes. On ne peut moissonner le froment qu'en septembre ou même en octobre, et quelquefois on ne coupe l'avoine qu'en novembre. Le lin est la principale récolte industrielle du pays. L'extension démesurée de la culture de la pomme de terre, base de la nourriture des Irlandais, a eu pour ceux-ci des résultats désastreux. Des famines visitent souvent l'Irlande, et celle de 1847 a causé la mort de 500 000 personnes. L'ivrognerie fait aussi chaque année de nombreuses victimes. La résistance que, depuis la fin du XIIe siècle, l'Irlande oppose à la domination anglaise, a causé des maux infinis à ce pays. Presque partout, depuis la Réforme et la Révolution de 1648, les Anglais sont devenus les possesseurs de la majeure partie du sol, qu'ils louent à de petits fermiers dont l'élevage des bœufs et des moutons constitue, surtout dans les montagnes de l'Ouest, la principale ressource. Les conditions défavorables faites à la population ont déterminé depuis trente ou quarante ans une vaste émigration aux Etats- Unis et, pour comble de malheur, la lutte continue entre l'Angleterre et l'île vassale. Les Irlandais appartiennent à la race celtique et beaucoup d'entre eux, dans les comtés de l'Ouest, ne parlent que le gaélique, leur ancien idiome national; mais, dans toute la partie orientale de l'Irlande, on ne fait plus usage que de la langue anglaise, qui refoule de plus en plus vers l'Ouest le parler néo-celtique. La liberté des cultes existe en Irlande ; mais la plupart des Irlandais d'origine sont restés catholiques, ce qui leur a attiré, de la part des Anglais et pendant plusieurs siècles, des persécutions incessantes. — Shetland, Orcades, Hébrides, Man, Anglesey, Wight, Valentia, Scilly ou Sorlingues, Anglo-normandes (îles). (Voyez ces mots.) Religion, gouvernement, etc. L'exercice de tous les cultes est complètement libre clan les îles Britanniques ; mais la grande majorité de la population est protestante. Il y a deux religions d'État : en Angleterre, la religion anglicane, qui a conservé la hiérarchie catholique, et en Ecosse, la religion presbytérienne, qui a rejeté cette hiérarchie. Il existe, en outre, dans le Royaume-Uni, un très grand nombre de sectes dissidentes, des méthodistes, des indépendants, des wesleyens, des quakers, etc. Les catholiques dominent de beaucoup en Irlande. Le gouvernement des îles Britanniques est une monarchie constitutionnelle dans laquelle théoriquement le pouvoir législatif est exercé en commun par le souverain (roi ou reine), par la Chambre des Communes, dont les membres sont nommés par des électeurs privilégiés, et par la Chambre des Lords, composée de pairs héréditaires. En réalité, le pouvoir effectif appartient à la Chambre des Communes. Le souverain exerce le pouvoir exécutif par l'intermédiaire de quinze ministres responsables devant le Parlement La justice est rendue au nom de la reine. Le Royaume-Uni n'a pas de code; très fréquemment les lois établies par la coutume sont différentes ou même contradictoires d'un comté à l'autre. L'armée ne se compose que de 224 000 enrôlés volontaires ; mais il y a en outre une sorte de garde nationale, composée aussi de volontaires. L'instruction n'est pas universellement répandue en Angleterre. Le gouvernement n'a que peu d'autorité sur les écoles dont un grand nombre appartient aux Églises, aux corporations, à dos sociétés libres. L'instruction secondaire (écoles de grammaire, etc.) compte en Angleterre beaucoup moins d'élèves qu'en France. L'instruction supérieure est donnée par six universités, dont les deux plus anciennes et les plus célèbres sont Oxford et Cambridge, qui possèdent des propriétés considérables. Les principales ressources du budget sont : le produit des douanes, les impôts sur les objets de consommation, le timbre, l'impôt foncier, l'impôt sur le revenu et les postes. La capacité électorale est acquise non à la personne, mais à la propriété ou au revenu. Les îles Britanniques sont un pays de grande propriété : les deux tiers du sol sont entre les mains de 10 000 personnes seulement. Les pairs du Royaume-Uni forment la plus riche corporation de propriétaires qui existe sur le globe. Plusieurs membres de l'aristocratie ont des revenus qui dépassent ceux de certains États. Quoiqu'il y ait dans le territoire des îles Britanniques une très grande étendue de landes et de terres incultes réservées au gibier des lords ou des grands propriétaires, la surface des terres cultivées et des pâturages augmente chaque année. Néanmoins on constate une effrayante diminution de la population agricole qui déserte les campagnes pour le travail des mines ou des manufactures. Il résulte de cet état de choses qu'il y a dans le royaume un nombre immense de pauvres et d'indigents, et les paroisses sont obligées de subvenir à leurs besoins à l'aide d'une taxe spéciale. Les ouvriers, pour n'être point envahis par la misère, ont organisé une foule d'associations telles que Sociétés de secours mutuels, trade’s unions, sociétés des mécaniciens, des laboureurs, etc. Tout individu absolument dénué de ressources trouve un asile momentané dans les work-houses, principalement peuplés de gens dégradés par l'ivrognerie, l'une des plaies du pays. Ce rapide exposé montre que le Royaume-Uni est encore, à bien des égards, un pays féodal. Sans doute les îles Britanniques sont une puissance considérable et exercent sur le monde entier une immense influence, mais cette influence est de la nature de celle des peuples manufacturiers et commerçants : elle n'a pas la stabilité de la prépondérance acquise uniquement par l'exploitation des richesses naturelles du sol. Au point de vue de l'administration, les îles Britanniques sont partagées en 117 comtés, dont 40 pour l'Angleterre proprement dite, 12 pour le pays de Galles, 33 pour l'Ecosse et 32 pour l'Irlande. L'archipel était déjà habité pendant l'époque de la pierre taillée en éclats. A l'âge de la pierre polie, il fut successivement occupé par deux races : la première, dolichocéphale, qui construisait des tumulus allongés dits longs barrows; la seconde, brachycéphale, à qui l'on doit les rounds barrows ou tumulus ronds. Cette dernière existait encore à l'âge du bronze. On ne sait si elle appartenait au groupe touranien ou au groupe celtique. Quoi qu'il en soit, les premiers habitants de l'Angleterre dont l'histoire fasse mention étaient des Celtes plus qu'à demi sauvages, désignés par les anciens sous le nom de Brites, c'est-à-dire de Bretons. Dès la plus haute antiquité, les Phéniciens se rendaient dans l'archipel, qu'ils appelaient îles Cassitérides, pour y aller chercher l'étain, et, au VIe siècle avant JÉSUS-CHRIST., les Carthaginois les remplacèrent dans ces expéditions commerciales. Le Marseillais Pythéas longea au IVe siècle toute la côte orientale de la grande
Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887
Avertissement : Ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. Cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.
Billet avion Royaume-Uni / Billet avion Liechtenstein / Billet avion Île-de-France / Billet avion Champagne-Ardenne / Billet avion Picardie / Billet avion Rhône-Alpes / Billet avion Royaume-Uni / Billet avion Royaume-Uni / Billet avion Royaume-Uni
Top Départ, guide pratique pour voyager au Royaume-Uni: carnets de voyages, blogs, forums, albums photos, une multitude d'infos et de points de vues pour préparer au mieux un voyage au Royaume-Uni.
Voir la suite de l'article sur Top-depart.com