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Billet avion Roumanie

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Billet avion Roumanie : historique des transactions

Tarifs TTC des A/R sur les 12 derniers mois en classe éco

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Tarif TTC

Billet avion Roumanie Départ le 03/08/12
Retour le 24/08/12
paris
timisoara

211€

Billet avion Roumanie Départ le 04/06/12
Retour le 18/06/12
paris
cluj

193€

Billet avion Roumanie Départ le 03/08/12
Retour le 24/08/12
paris
timisoara

240€

Billet avion Roumanie Départ le 04/06/12
Retour le 18/06/12
paris
cluj

251€

Billet avion Roumanie Départ le 03/06/12
Retour le 10/06/12
paris
bucarest

252€

Billet avion Roumanie Départ le 22/06/12
Retour le 03/07/12
paris
bucarest

189€

Billet avion Roumanie Départ le 15/06/12
Retour le 20/06/12
paris
bucarest

183€

Billet avion Roumanie Départ le 20/06/12
Retour le 04/07/12
nantes
cluj

3.043€

Billet avion Roumanie Départ le 15/06/12
Retour le 20/06/12
paris
bucarest

178€

Billet avion Roumanie Départ le 29/05/12
Retour le 04/06/12
paris
timisoara

178€

Photos Roumanie

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Découverte! Autrefois... la Roumanie

ROUMANIE - 5 912 520 habitants ; 131 020 kilomètres Carrés ; principauté érigée en royaume en 1881. Située au sud-est De l'Europe, dans la péninsule des Balkans, la Roumanie est bornée au nord et au nord-ouest par les Alpes de Transylvanie et les Carpathes, qui la séparent de la Hongrie, et par une limite artificielle au delà de laquelle sont la Bukowine et la Gallicie ; à l’Est, du côté de la Russie, elle est limitée par le Pruth jusqu'à son confluent avec le Danube et par le bras de Kilia, aux embouchures de ce fleuve ; au sud par le Danube, des Portes de Fer jusqu'à Silistrie et par une ligne conventionnelle qui laisse la Dobroudja à la Roumanie et va de Silistrie à Jilanluk, sur la mer Noire. Le royaume est compris entre 20° 20' et 37° 16' de longitude Est ; entre 43°40' et 48° 50' de latitude nord Le climat est continental et influencé par les vents froids venus de la Russie ; la température peut tomber en hiver à — 30° et monter, en été, à + 45° ; à Bucharest, la moyenne est + 8° ; sur le Danube, les brouillards et la gelée interrompent la navigation dès le mois de novembre ; le delta et les plaines basses, inondés en mars, sont un foyer de fièvres paludéennes. La Roumanie possède, sur la mer Noire, les côtes de la Dobroudja de Kilia à Jilanluk, avec l'île des Serpents, au large. Les ports principaux sont, dans le delta du Danube, Kilia, Soulina, Saint-Georges ; au delà on relève Kustendje, Tusla et Mangalia. Les Carpathes orientales envoient dans la Roumanie des contreforts dont les pentes sont raides et abruptes ; parmi ces monts on cite celui du Siebenbürgen, qui sépare la Moldavie, dans les bassins du Sereth et du Pruth, de la Valachie, dans le bassin du Danube. Les sommets principaux des Carpathes roumaines sont : le Caraïman (2 650 mètres), le Negoï (2554 mètres), le Parangon (2 587 mètres), la Piâtra (2255 mètres), la Toutana (2079 mètres). La passe principale est celle de la Tour rouge. Dans les Carpathes moldaves, le Pionalu (2 255 mètres) domine les monts de Neamtu ; au sud du massif d'Hagymos s'ouvre la passe d'Oijtos. Toutes les rivières descendent des monts de Transylvanie et des Carpathes, pour finir au Danube. Ce fleuve, après avoir franchi les portes de fer d'Orsowa, pénètre en Roumanie et coule dans son quatrième et dernier bassin. Durant 125 lieues, il sépare le royaume de la Bulgarie et coule lentement, dans un lit divisé en plusieurs bras par des îles et des bancs de sable, entre les marécages de la Roumanie et les rochers escarpés de la Bulgarie ; il est large de 600 mètres, et parfois de 15 ou 20 kilomètres. Les villes principales du rivage roumain sont : en face de Widdin, Calafat, dont le nom a pour origine les calafati (calfats), venus d'Italie pour construire les navires ; Turnu Magurele, en face de Nicopoli ; Simnitza, devant Sistova ; Giurgevo, en face de Routschouk ; Oltenitza, en face de Tourtoukai. A Rassova, ville bulgare, le Danube remonte au nord arrose Braila et Galatz, siège de la commission européenne du Danube, reprend la direction de l’Est à l’ouest, et se di vise à Toultsha en plusieurs branches pour former un delta. Ces trois branches sont celles de Kilia, Soulina, la seule aisément navigable, et Saint-Georges. Le Danube forme alors des lacs, tels que ceux de Rasim et Sinoje, et de grandes îles, couvertes de roseaux, comme celles de Leti et de Dranow. Les affluents roumains du Danube sont remarquables par leur parallélisme ; ce sont : le Schyl, qui arrose la plaine de Craïova ; l'Aluta, qui prend sa source au revers des Carpathes, franchit le défilé de la Tour rouge et finit en face de Nicopoli ; l'Arjisch, qui passe à Pitesti et Olenitza et a pour affluent principal la Dimbovitza, qui arrose Bucharest ; la Jalomitza, grossie de la Prahova et séparée du Danube par les steppes sans arbres et sans eau de Baragan ; le Sereth, grossi de la Moldawa, arrose des forêts et des pâturages eh amont de Galatz ; il est grossi de la Bistritza, qui vient de la Bukovine, de la Putna, qui arrose Fokschani, et du Buseo ; Je Pruth sépare la Moldavie de la Bessarabie, aujourd'hui russe, et reçoit le Bahlui, qui passe à Jassy. La Roumanie est divisée en 32 districts, dont 2 pour la Dobroudja et le delta du Danube. Chaque district est administré par un préfet et divisé en arrondissements, qui ont à leur tète un sous-préfet. Les communes ont une municipalité et un maire, nommé par le roi, un conseil municipal élu, si l'agglomération comprend moins de 1 000 familles. — Petite Valachie (du Banat de Temeswar à l'Aluta) ; 5 districts. Villes : Turnu Severin, sur le Danube, ruines du pont de Trajan et de la tour de Sévère ; Craïova, 45 438 habitants, lycée, centre agricole ; Kalafat, construction de navires ; Caracal, la ville de Caracalla ; Tergou Jyul, avec les Salines d'Oknamare ; Romani-Valeka, avec les vignobles de Dragaschan. — Grande Valachie (de l'Aluta au Danube) ; 12 districts. Villes : Slatina, Zimnitza, Giurgevo, 21 000 habitants, port de Bucharest sur le Danube, communication entre les chemins de fer roumains et celui de Bulgarie, de Routschouk à Varna ; Bucharest 282 000 habitants en roumain Bucuresci, capitale du royaume, archevêché, université, fonderies de canons, fabriques d'armes ; tabac ; imprimerie ; de loin cette ville a grand air ; mais à part la voie principale sans cesse parcourue par les équipages et les voitures, la capitale roumaine présente des rues non pavées, boueuses et tortueuses, Braïla, 58 400 habitants entrepôt maritime des céréales de la Valachie ; Piteschti, 15 000 habitants Ploiesti, 42 700 habitants ; Rimnik Sarrat, au milieu des vignobles et des jardins ; Kimpina, Slanik, salines. — Moldavie (de la Bukovine au bas Danube) ; 13 districts. Villes : Botoschani, 32 200 habitants grand marché de bestiaux ; Jassy, 78 000 habitants capitale au revers du mont Copo ; université, cour d'appel, archevêché, centre agricole, Berlad, 25 000 habitants commerce de grains ; Galatz, 62 700 habitants près du lac de Bratysch, port franc, la plus florissante escale du Danube roumain, siège de la commission internationale du Danube ; station terminale des paquebots de la compagnie danubienne ; Faltitchéni, 15 000 habitants vente de bétail et de chevaux ; Piatra, 20 000 habitants bois ; Fokshani, 24 000 habitants vignobles. — Dobroudja (delta du Danube), 2 districts. Ce pays à été donné à la Roumanie par le traité de Berlin (1878), en échange de la Bessarabie, cédée aux Russes ; ces marécages insalubres, où le choléra décima l'armée française en 1855, sont loin de valoir la Bessarabie, riche et très bien cultivée. Villes : Toultcha, 19 000 habitants, commerce de céréales ; poisson salé, bois ; Soulina, où 12 000 navires franchissent annuellement la barre du Danube navigable ; Kustendjé ou Costantza, sur la mer Noire, ainsi nommée de Constantine, sœur de Constantin, près de Tomi, où fut exilé Ovide, port dont l'importance s'accroît rapidement ; Tchernadova ; au Sud se voit le rempart construit en 377, sous l'empereur Valens, par le maître de la milice Trajan, pour arrêter les Goths. La population de la Dobroudja est très mélangée ; on y trouve des Turcs, des Arabes, des Tartares musulmans, des Roumains, des Grecs, des Bulgares, des Russes ; des juifs, des Alsaciens dévoués à la France ; des Allemands, qui ont émigré de Bessarabie pour ne pas servir la Russie ; la Dobroutscha est si riche en foins, qu'on en peut tirer 100 000 quintaux sur une surface de 10 kilomètres De côté. La seule exploitation minérale est celle du sel gemme, monopole de l'État, qui produit environ 5 200 000 francs par an. La Roumanie produit surtout du froment qui est exporté, du maïs avec lequel les paysans font la mamaliga, bouillie analogue à la polenta italienne ; du seigle, de l'orge, de l'avoine, du millet, du colza, des pommes de terre, des pois, des betteraves, du tabac, du lin. Parmi les arbres fruitiers, le prunier réussit surtout ; la viticulture donne des vins secs et muscats. Les grands crus sont ceux de Dragaschan en Valachie, de Kotnar et d'Odobeschti en Roumanie. Les abeilles fournissent 600 000 kilogrammes de miel et 100 000 kilogrammes de cire. Les forêts, mal cultivées, couvrent un sixième du territoire ; les essences principales sont le chêne et le sapin. Les chevaux moldaves sont renommés ; les porcs sont nombreux en Valachie, et les bœufs et les vaches sont mal soignées ; les moutons donnent beau coup de laine pour l'exportation. L'industrie est presque nulle dans les campagnes. Dans les villes, on peut citer les industries de luxe de Bucharest, des distilleries, des brasseries allemandes, des tanneries et des minoteries. La richesse de la Roumanie n'enrichit pas les Roumains ; le pays est exploité par des étrangers, qui commanditent le commerce, l'industrie et même l'agriculture. La population est intelligente, mais indolente. Dans les exploitations agricoles des environs de Bucharest, on est obligé de recourir à des engagés bulgares. Les sept huitièmes de la population sont d'origine roumaine et parlent une langue néo-latine. Nous avons dit quelle était leur origine à l'article Langues romanes et comment on pouvait les rattacher aux Valaques de la Roumélie ; on y trouve aussi 200 000 Tziganes, 85 000 Slaves et plus de 400 000 juifs qui, au temps du prince Michel Stourdza, ont exploité la Moldavie comme ils font de la Galicie ; ils y accaparent tout le trafic, exploitent les cabarets et les petites industries et transforment le paysan mal avisé en un débiteur insolvable. La langue vulgaire est fort mélangée de slave et du turc. Les journaux y mêlent des mots nouveaux tirés du latin, selon les règles de la philologie, mais compris seulement des classes lettrées. L'enseignement primaire est gratuit et obligatoire ; l'enseignement secondaire est donné dans 6 lycées et 18 gymnases ; souvent les jeunes gens font leurs études à l'étranger, particulière ment à Paris. L'enseignement supérieur possède les deux universités de Bucharest et de Jassy, Ces deux villes ont aussi deux archevêques du rite grec, desquels dépendent six évêques ; il y a un évêque romain à Bucharest. La législation civile et criminelle a pour base les codes français ; le service militaire est obligatoire de 21 à 46 ans (3 ans dans l'armée activé, 5 ans dans le réserve, 13 ans dans l'armée territoriale et 6 ans dans sa réserve), les dispensés payent une taxe annuelle de 100 ou 200 francs. Sur le pied de guerre, l'armée compte 200 000 hommes. Le drapeau disposé comme le nôtre, est bleu, jaune et rouge. L'unité monétaire est le leu, divisé en 100 bani et vaut 1 francien Les principaux chemins de fer sont : d'Orsova (Hongrie) à Bucharest, Kustendjé ; de Giurgevo à Bucharest, Ploiesti, Kronstadt (Transylvanie) ; de Ploiesti à Buzeu, Pascani, Suczawa (Buchovine) ; de Buzeu à Galatz, Jassy ; de Pascani à Jassy, Kischenew (Russie) ; de Piatra à Hermannstadt (Transylvanie), en construction. La Roumanie a été adjointe en 1882 aux sept puissances signataires du traité de Paris qui ont déclaré libre la navigation du Danube et l'ont depuis améliorée entre Soulina et Galatz. La monarchie est constitutionnelle et héréditaire dans la famille du prince Charles de Hohenzollern Sigmaringen, roi depuis 1881. La constitution de 1866 a institué deux chambres : un sénat de 70 membres, nommés pour 8 ans et renouvelés par moitié tous les quatre ans par les électeurs riches et propriétaires, comprenant les collèges électoraux des villes et des campagnes ; une chambre des députés de 175 membres, nommés pour 4 ans par les propriétaires fonciers, les commerçants payant un impôt de 29 francs, les professeurs, les pensionnaires de l'État. La liste civile du roi est de 1 200 000 francs ; il a 8 ministres : intérieur ; instruction et cultes ; affaires étrangères ; finances ; agriculture, commerce et domaines ; justice ; guerre ; travaux publics. La Roumanie, occupée d'abord par les Gètes, reçut des colons romains, après la conquête de la Dacie par Trajan, comme après la chute de l'empire romain. Les habitants, pour échapper aux invasions, se réfugièrent dans les Carpathes. Ils redescendirent dans la plaine au XIIIe siècle sous Radou Negro (Rodolphe le Noir), au XIVe siècle sous Dragoch, et fondèrent les deux principautés distinctes de Moldavie et de Valachie. Ils furent indépendants jusqu'en 1716. Les plus illustres de leurs princes furent Wlad le Diable, Etienne le Grand et Michel le Brave, qui tinrent en échec les Hongrois, les Bulgares et les Polonais, mais durent payer un tribut à la Porte. En 1711, le prince de Moldavie, Cantemir, s'allia avec le tzar Pierre le Grand, qui dut capituler sur les bords du Pruth. Les Turcs occupèrent alors les forteresses roumaines et remplacèrent le gouvernement des bocards indigènes par celui des Grecs du Phanar, fonctionnaires vils et corrompus. Le pays partagea depuis les destinées de la Turquie et subit le contrecoup de ses défaites ; l'Autriche lui enleva la Bukovine au traité de Belgrade (1739). La Russie prit la Bessarabie par le traité de Bucharest en 1812. Une trentaine d'hospodars grecs se succédèrent ou alternèrent dans le gouvernement de ces principautés ; ils se rendirent si impopulaires, que les Roumains ne voulurent pas s'associer au mouvement d'Alexandre Ypsilanti et de Vladimirescu (1821), tenté en faveur des Grecs. Les Turcs rendirent aux Roumains leurs hospodars indigènes ; après le traité d'Andrinople (1829), jusqu'en 1834, le général Kissilef administra le pays, qui fut alors placé sous le protectorat de la Russie et nomma des hospodars à vie. Michel Stourdza fut élu en Moldavie ; Alexandre Ghika, en Valachie ; il eut pour successeur Georges Bibesco (1843). En 1848, Bibesco, trop ami des Russes, fut chassé de Bucharest, qui proclama la république ; Turcs et Russes occupèrent alors la Valachie. Le traité de Balta-Liman (1849) rendit au sultan la nomination des hospodars. Grégoire Ghika fut nommé en Moldavie ; Stirbey, frère de Bibesco, fut intronisé en Valachie. La guerre de Crimée favorisa les principautés ; les capitulations du moyen âge furent rétablies, et la Moldavie s'agrandit d'une partie de la Bessarabie. Enfin, les deux provinces, déjà rapprochées par le traité douanier de 1847, furent réunies en 1856 par l'élection commune du colonel Couza, comme hospodar. Celui-ci, ne pouvant s'en tendre avec l'assemblée, se lit proclamer dictateur et, par décrets, institua la loi rurale, l'autonomie de l'Église roumaine, le système décimal, l'instruction obligatoire, la promulgation du code civil, etc. Un complot militaire l'obligea de s'exiler en 1866. Une constituante fut alors réunie ; elle songea à élire un prince Bonaparte, puis le comte de Flandre, frère du roi de Belgique ; enfin, l'habileté de la diplomatie allemande fit proclamer Charles de Hohenzollern Sigmaringen, de la famille royale de Prusse (1870). La Roumanie n'oublia pas cependant ce qu'elle devait à la France, et son gouverne ment nous témoigna ses sympathies durant la malheureuse guerre de 1870-71. En 1877, les Roumains auraient voulu rester neutres dans la guerre entre les Russes et les Turcs ; mais l'Europe refusant de garantir leur neutralité, ils durent prendre part à la lutte ; ils se conduisirent bravement et contribuèrent au gain de la bataille de Plevna. Les Russes les en récompensèrent assez mal. Au traité de Berlin (1878), ils enlevèrent à leurs alliés la Bessarabie pour ne leur laisser que les marais de la Dobroudja. L'indépendance complète du pays ayant été reconnue, le prince Charles a pris le titre de roi en 1881.

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Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887

Avertissement : Ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. Cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.

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