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Billet avion Réunion

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Billet avion Réunion : historique des transactions

Tarifs TTC des A/R sur les 12 derniers mois en classe éco

Pays

Dates

Villes

Tarif TTC

Billet avion Réunion Départ le 22/07/12
Retour le 05/08/12
strasbourg
saint-denis-de-la-reunion

1.347€

Billet avion Réunion Départ le 22/07/12
Retour le 05/08/12
strasbourg
saint-denis-de-la-reunion

1.346€

Billet avion Réunion Départ le 09/08/12
Retour le 16/08/12
strasbourg
saint-denis-de-la-reunion

1.754€

Billet avion Réunion Départ le 25/05/12
Retour le 10/06/12
toulouse
saint-denis-de-la-reunion

1.235€

Billet avion Réunion Départ le 05/08/12
Retour le 17/08/12
nantes
saint-denis-de-la-reunion

1.925€

Billet avion Réunion Départ le 04/06/12
Retour le 18/06/12
nantes
saint-denis-de-la-reunion

1.039€

Billet avion Réunion Départ le 24/05/12
Retour le 09/06/12
lyon
saint-denis-de-la-reunion

785€

Billet avion Réunion Départ le 03/06/12
Retour le 19/06/12
lyon
saint-denis-de-la-reunion

1.013€

Billet avion Réunion Départ le 02/06/12
Retour le 17/06/12
mulhouse
saint-denis-de-la-reunion

850€

Billet avion Réunion Départ le 04/06/12
Retour le 18/06/12
nantes
saint-denis-de-la-reunion

921€

Photos Réunion

Billet avion Réunion
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Découverte! Autrefois... la Réunion

RÉUNION - (île de la), 198 000 hectares ; 173 000 habitants. (Voyez carte page 151). Autrefois Bourbon. Colonie française de l'océan Indien, l'une des Mascareignes, à 140 lieues à l’Est des côtes de Madagascar, entre 52° 53' et 53° 12' de longitude Est, entre 20°50' et 21° 20' de latitude sud. Par la voie de la Méditerranée, du canal de Suez et de la mer Rouge, la Réunion est à 1770 lieues de Marseille ; ce trajet s'effectue en 21 jours. L'île a la forme d'une ellipse de 71 kilomètres de longueur sur SI de largeur, sans grandes saillies, ni grandes échancrures. Elle est de formation volcanique et se divise en deux massifs, deux cônes juxtaposés, que relie la plaine des Cafres. D'étroites plaines de galets et d'alluvions se montrent à l'issue des gorges ; partout ailleurs les escarpements commencent au bord de la mer et gagnent par des pentes régulières les plateaux de l'intérieur, dont l'altitude moyenne est de 1600 mètres. Le massif occidental, dit des Salazes, à cause d'une vague ressemblance avec les salazes ou broches de bois dont usent les indigènes pour rôtir les viandes, a pour point culminant le piton des Neiges (3069 mètres), le Grand Renard (2 092 mètres), et le Gros Morne. Ils séparent les deux vastes cirques de Cilaos et de Salazie, formés à l'époque moderne par l'affaissement des assises inférieures du sol. En novembre 1875, sans le moindre tremblement de terre précurseur, une partie du piton des Neiges et du Gros Morne s'écroula dans le cirque de Salazie et recouvrit sous des débris, hauts de 40 à 60 mètres, 150 hectares de terrain. Le village du Grand Sable fut enseveli, une rivière large de 150 mètres fut barrée et des plantations, avec arbres et maisons, glissèrent de la roche jusque dans la plaine. Cette catastrophe n'avait pas été produite par une secousse volcanique, mais par l'action des eaux pluviales sur des terrains perméables. Le massif oriental forme un cirque dit le Grand Enclos, au centre duquel s'élèvent le piton Bory (2625 mètres) et le piton de la Fournaise, moins haut de 100 mètres, et qui sert encore de cheminée d'éruption ; en se penchant au bord du cratère, large de 150 mètres, on aperçoit des roches brunes en fusion, mêlées à des laves ardentes. Les éruptions, à peu près triennales, envoient jusqu'à la mer des laves abondantes qui forment souvent de petits promontoires. Le plateau des Cafres se continue à l’Est par la plaine des Merles et à l’ouest. Parcelle dos Palmistes. Trois grandes vallées s'ouvrent autour du piton des Neiges ; de là s'échappent, dans des gorges encaissées, des rivières non navigables, ressemblant aux torrents des Alpes ; ce sont : la rivière Dumas ou du Mât, venue de Salazie ; la rivière des Galets, descendue de Mafate, et le Saint-Étienne, qui sillonne le plateau des Cafres. Les rivières des Marsouins et de l'Est arrosent la plaine des Palmistes ; celle des Remparts longe les bords ou remparts du massif du Grand Brûlé. Les principaux étangs sont ceux du Champ Borne, du Gol, de Saint-Paul, etc. Les sources de Salazie, de Cilaos, de Mafate sont chaudes et sulfureuses, fort abondantes et analogues aux eaux de Vichy ; les malades y accourent, même de l'île Maurice; il y a aussi des sources ferrugineuses froides à Bonnefoy, à La ferrière, à Saint-François. Les côtes, bordées de sables, de galets-, de laves ou de falaises, ne présentent aucun abri. Les seuls écueils sont les rochers du Cousin et de la Marianne, à Sainte-Suzanne, signalés par le phare de Bel-Air. Les caps principaux sont : le cap Bernard, à Saint-Denis ; la pointe Rouge, près de l'anse des Cascades ; la pointe de la Table, près de Saint-Philippe ; la pointe des Galets, près de Saint-Paul, où la compagnie Lavaley, avec la garantie d'un intérêt annuel de 2 millions, a ouvert en 1886 un port régulièrement desservi par les paquebots des Messageries maritimes. De la plaine à la montagne, l'île présente des climats variés ; il y a deux saisons : la saison chaude ou hivernage, de novembre à avril, caractérisée par la chaleur, les cyclones et les grandes pluies ; la saison sèche, belle saison ou hiver, de mai à octobre, pendant laquelle souffle le vent alizé du sud-est, toujours sec. La température moyenne de Saint-Denis est de 25 degrés ; le givre couvre parfois le sol et le thermomètre descend à 12 degrés ; il s'élève jusqu'à 34 ou 36 degrés en février. Les cyclones ou tempêtes tournantes règnent de janvier à mars ; les ras de marée ont lieu dans la belle saison. Saint-Denis reçoit en moyenne chaque année 1246 millimètres d'eau ; à Saint-Benoît, il est tombé en une seule année 5 686 millimètres. La partie nord de l'île est dite du Vent parce qu'elle reçoit les ouragans qui soufflent du nord-ouest ; la partie sud est dite Sous-le-Vent parce qu'elle est du côté opposé à celui d'où viennent les cyclones ; celui du 28 lévrier 1860 est demeuré célèbre ; celui de 1868 démolit, dans les Mascareignes, 2 893 cases et 20188 cabanes. Le sol convient surtout à la culture de la canne à sucre, du café, des épices, de la vanille. La principale production de l'île est le sucre ; l'abolition de l'esclavage en 1848 jaillit la compromettre ; mais 60 000 coolies hindous et chinois remplacèrent les nègres, et la production sucrière monta de 9 800 000 kilogrammes en 1849 à 38 000 000 kilogrammes en 1866 ; toutefois le sol s'est épuisé à produire sans repos et sans engrais ; aussi l'exportation n'a été que de 31 847149 kilogrammes en 1886. Le café, originaire de Moka, introduit dans la colonie par les efforts de Duforgerais-Grenier en 1817, constituait autrefois l'une des plus riches cultures de l'île ; mais les ouragans, les insectes, l'épuisement du sol, la concurrence de Ceylan, de Java, du Brésil, de l'Amérique centrale lui ont beaucoup nui : la récolte, qui avait été de 1129 750 kilogrammes en 1832, est descendue à 170 000 kilogrammes en 1887. Les épices, girofles, muscade, poivre, introduites en 1770 par Pierre Poivre, naturaliste lyonnais, sont tombées de 869 000 kilogrammes en 1835 à 28 000 kilogrammes en 1880. La vanille les a remplacées et son exportation a atteint près de 70 000 kilogrammes en 1887. On a tenté de distiller pour la parfumerie le géranium, l'ylang-ylang, le patchouli, l'héliotrope. La vigne n'a pas réussi ; l'oranger et le citronnier ont été ravagés par le papillon des Aurantiacées ; le tabac n'est pas cultivé en grand : mais le quinquina est acclimaté dans le cirque de Salazie ; on y compte près de 30 000 arbres, dont on utilise l'écorce. Dans les forêts de l'île, on trouvait autrefois la natte, le bois puant, le bois de fer, le bois d'olive, le bois de bassin, le kamaka, le bois de pomme, le bois d'ébène, le bois de benjoin, le bois rouge ; mais elles ont été défrichées avec tant d'imprévoyance qu'elles se sont transformées en fourrés, en maquis presque impénétrables ; à l'altitude de 1 400 mètres poussent, sur le flanc des montagnes, de petits bambous dits calumets. On essaye de reconstituer le bois avec le filao de Madagascar, qui donne un bon bois de chauffage ; on tente aussi de prévenir les fièvres intermittentes par des plantations d'eucalyptus. L'île, de soulèvement récent, n’a qu'une faune très réduite ; les chevaux sont importés ; les bœufs sont expédiés de Madagascar ; les rares cabris réfugiés sur les hauteurs descendent des chèvres que les premiers navigateurs portugais abandonnèrent dans l'île. Les tortues de terre couvraient autrefois certaines plages ; mais les chasseurs les ont exterminées. Pour défendre les plantations contre les sauterelles, Poivre acclimata les martins et les merles de la Chine ; malheureusement des couleuvres, d'origine malgache, envahissent les nids de ces oiseaux et menacent de les exterminer sur diverses plages, particulièrement à la ravine des Sables. Dessables noirs, formés par le désagrégement des laves et des basaltes, sont très riches en oxyde de fer magnétique titanifère ; ils fourniraient 100 000 tonnes de minerai pur, mais le charbon manque pour les traiter. L'importation européenne nuit à l'industrie locale, qui est bornée à la fabrication de sacs tressés en lanières de « pandanus vacoa » pour le transport du sucre. Une route carrossable qui dessert tous les points du littoral et à 232 kilomètres de longueur, fait le tour de l'île ; une route transversale va de Saint-Pierre à Saint-Benoît ; le pont débarcadère en fer de Saint-Denis est aussi élégant que celui de Madras. Un chemin de fer à voie étroite, commencé en 1879, achevé en 1882, se déroule sur une longueur de 126 kilomètres de Saint-Benoît à Saint-Pierre, par Saint-Denis et le nouveau port de la pointe des Galets. La ligne compte 12 stations et 3 haltes. Découverte en 1503 par le Portugais don Pedro de Mascarenhas, qui n'y fonda aucun établissement, l'île fut visitée en 1598 parles Hollandais, en 1613 par les Anglais. En 1638, Salomon Gaubert en prit possession au nom de Louis XIII; en 1649, Etienne de Flacourt lui donna le nom de Bourbon. Elle fut concédée en 1664 à la Compagnie des Indes orientales, comme dépendance de Madagascar ; en 1735, elle fut réunie à Maurice ou Ile de France, où siégeait le gouvernement. En 1764, les deux îles furent replacées sous l'autorité directe du roi. Elles furent prises en 1810 par les Anglais, qui ne nous restituèrent que Bourbon, le 6 avril 1815. Appelée Bourbon sous la monarchie, Bonaparte sous le premier empire, File a pris le nom de la Réunion sous la république et le second empire. Elle est la patrie des poètes Bertin, Parny et Leconte de Lisle. La colonisation ne commença qu'en 1663, à l'arrivée du Français Payen et de quelques serviteurs nègres ; des Saintongeais, des Bretons, des Normands les rejoignirent ; ces colons, presque nus, se contentaient de patates, de tortues, d'ignames. Le climat était si salubre, que les naissances l'emportaient sur les décès ; le nombre des enfants par ménage était d'un tiers plus élevé qu'en France. On y compte aujourd'hui 120 532 créoles, qui se divisent en Blancs ayant gardé les traditions de l'ancienne noblesse et menant la vie des planteurs, et en Petits-Blancs, qui ont conservé les coutumes des premiers colons; avides d'indépendance, beaux, braves, ils cultivent de petites fermes sur les plateaux et sont d'intrépides marcheurs. Les nègres, affranchis en 1848, au nombre de 60 000, étaient Malgaches, Cafres ou Mozambique ; c'est encore à ces races qu'appartient une bonne part des immigrants (15 000 environ en 1887) ; mais les Hindous les dépassent presque de moitié (25 000). Les Chinois ont quitté la Réunion pour Maurice ; quelques Arabes se livrent au commerce des grains. La Réunion est représentée au parlement par un sénateur et deux députés ; la haute administration est confiée à un gouverneur, assisté d'un directeur de l'intérieur, d'un vice-recteur, d'un chef du service administratif, d'un chef du service intérieur, d'un inspecteur des services administratifs. Ces chefs de service, avec deux habitants notables, forment le conseil privé du gouverneur ; un conseil général de 36 membres, élus par le suffrage universel, a les mêmes attributions que ceux de France. Saint-Denis, résidence du gouvernement, possède encore un lycée et est le siège d'un évêchés. La Réunion est divisée en deux arrondissements : celui du Vent, chef-lieu Saint-Denis (33 000 habitants), et celui Sous-le-Vent, chef-lieu Saint-Pierre (23 600 habitants). Dans ce même arrondissement sont deux ports importants : Saint-Paul (30 000 habitants) et Saint-Benoît (20 000 habitants). Parmi les seize communes organisées, citons Salazie, Saint-Leu, Saint-Louis, Saint-Joseph, Saint-André, Sainte-Suzanne, Sainte-Marie.

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Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887

Avertissement : Ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. Cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.

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