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Billet avion Pays de la Loire

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Billet avion Pays de la Loire : historique des transactions

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Billet avion Pays de la Loire Départ le 11/07/12
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Billet avion Pays de la Loire Départ le 15/06/12
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paris
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Billet avion Pays de la Loire Départ le 11/07/12
Retour le 24/07/12
paris
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Billet avion Pays de la Loire Départ le 15/06/12
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paris
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Billet avion Pays de la Loire Départ le 12/06/12
Retour le 26/06/12
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Billet avion Pays de la Loire Départ le 01/08/12
Retour le 21/08/12
paris
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Billet avion Pays de la Loire Départ le 15/06/12
Retour le 23/06/12
paris
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Billet avion Pays de la Loire Départ le 30/05/12
Retour le 16/06/12
toulouse
nantes

209€

Billet avion Pays de la Loire Départ le 23/07/12
Retour le 30/07/12
strasbourg
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168€

Billet avion Pays de la Loire Départ le 15/06/12
Retour le 23/06/12
paris
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8.923€

Photos Pays de la Loire

Billet avion Pays de la Loire
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Découverte! Autrefois... les Pays de la Loire

LOIRE-INFÉRIEURE - (départ. de la), 693 957 hectares, 664 971 habitants (Voir carte page 372.) Département maritime de l’Ouest de la France et baigné par l'océan Atlantique. Il doit son nom à ce que la Loire le traverse dans son cours inférieur et y a son embouchure. Il a été formé en 1790 de deux parties de la Bretagne : l'une au Nord du fleuve et qui comprend notamment le pays Nantais l'autre au Sud, terminée à l’Ouest par le pays de Retz ou Rais enserré entre la Loire, le lac de Grand-Lieu et la mer. Le département de la Loire-Inférieure est limité à l’Ouest par l'Océan depuis l'embouchure du Falleron jusqu'au fond du golfe appelé le Trait de Penbaie, au Sud de 1'estuaire de la Vilaine au Nord, par les départements du Morbihan et d'Ille-et-Vilaine à l’Est, par celui de Maine-et-Loire, et au Sud, par le département de la Vendée. Il est compris entre 46° 52'40" et 47° 50' 8" de latitude Nord et entre 3° 16' 12" et 4° 54' de longitude Ouest. A l'exception du littoral de l'Océan, d'une partie des cours de la Loire à l’Est et de la Vilaine au Nord-Ouest et de faibles étendues où des cours d'eau le séparent des départements voisins, le territoire de la Loire-Inférieure n'a point de limites naturelles. Celles-ci se bornent au lit de la Loire compris entre le point où ce fleuve atteint le département et l'embouchure de la Divatte à celui de la Vilaine depuis l'endroit où elle tourne du Nord à l’Ouest jusqu'au point où elle rencontre le canal de Brest à Nantes à une faible étendue du cours du Semnon au Nord-Est au cours inférieur de la Divatte ; à une petite partie de la Sanguèse et de l'Issoire. Le département de la Loire-Inférieure appartient totalement par sa composition géologique au massif granitique de la Bretagne. C est l'un des plus plats de la France, et partant l'un des plus monotones. Le point le plus élevé de son territoire, situé dans la forêt de Javardan, près de la limite Nord du département, ne possède que 115 mètres d'altitude et, sur les rives immédiates de la Loire, le niveau du sol n'est souvent qu'à 4 ou 5 mètres au-dessus de celui de l'Océan. L'ensemble du pays ne présente donc qu'une succession uniforme de plaines et de landes. Les seuls reliefs géographiques, et encore bien faibles, que l'on puisse y signaler sont : 1° Dans le Nord du département, cinq chaînes de petites collines parallèles entre elles, orientées sensiblement de l’Est à l’Ouest et coupées presque perpendiculairement par le chemin de fer de Nantes à Rennes les roches de leurs sommets sont des quartzites, et celles des flancs et du pied, des schistes argileux exploités comme ardoises. La première de ces chaînes minuscules contient les ardoisières de Vritz, du Grand-Auverné, de Moisdon, de Conquereuil dans la seconde se trouvent les ardoisières du Jarrier dans la troisième, celles de Juigné, de Derval et de Cavareux dans la quatrième se trouve l'ardoisière de la Gerivais, près de Rougé, et la cinquième passe au Nord de Noyai. Un grand nombre de ces ardoisières ne sont plus exploitées. 2° La suite des petites collines dont l'ensemble constitue ce que l'on appelle le sillon de Bretagne. Ce sillon s'étend en ligne droite dans la direction du Sud-Est au Nord-Ouest depuis Nantes jusqu'à Pont-Château. Ce n'est guère qu'un bourrelet de granit revêtu de fougères et dont l'arête la plus élevée ne mesure que 60 à 80 mètres en moyenne au-dessus du sol environnant. Cette arête atteint sa plus grande hauteur, qui est de 91 mètres, dans le voisinage du Temple-de-Bretagne. C'est le long de ce sillon que sont situés les bourgs de Saint-Étienne-de-Monthie, de Savenay et de Pont-Château. Entre le sillon de Bretagne à l’Est, le pays de Coislin au Nord, la presqu'île assez élevée de Guérande à l’Ouest et la Loire au Sud, est encaissée une grande étendue de marécages tourbeux souvent inondés et alors recouverts de 2 à 3 mètres d'eau. Ces marais tourbeux sont ce que l'on nomme les Brières. Le plus considérable d'entre eux est la Grande-Brière, longue de 15 kilomètres, large de 10, en communication avec la Loire par l'Étier de Méan, dernier affluent de droite du grand fleuve. Dans la saison où la Grande-Brière s'assèche, on y fait paître les moutons dits briérons et l'on en tire de la tourbe que les bateaux à fond plat nommés blains amènent à l'Étier de Méan d'où ils arrivent à la Loire. Sur la rive Sud du fleuve, le territoire du département est tout aussi plat que sur la rive Nord. Cette portion du département de la Loire-Inférieure est arrosée à l’Est par la Sèvre-Nantaise et ses tributaires. Au centre elle présente le lac de Grand-Lieu, dont la superficie est de 7 000 hectares, mais dont la profondeur ne dépasse pas 2 mètres. Ce lac communique avec la Loire par un cours d'eau artificiel appelé le Cheneau ou l'Acheneau et qui a été creusé en 1713 par les moines de Buzay. Le littoral atlantique du département de la Loire-Inférieure commence au Sud de l'estuaire de la Vilaine par le petit golfe appelé le Trait de Penbaie, au fond duquel tombe le ruisseau du Mes ou Pont-d'Armes. Plus au Nord le rivage était formé de gneiss et de micaschites mais, à partir de ce point, il devient granitique puis, après avoir contourné l'enfoncement de Penbaie, il se dirige en droite ligne au Sud-Est jusqu'à la pointe du Castelli, en face de laquelle se dresse, à 6 kilomètres de la terre ferme, l'îlot fortifié le Dumet, qui a environ 2 kilomètres de tour et où paissent des chevaux à demi sauvages. C'est près de cette pointe du Castelli qu'est situé le port de Piriac, connu des minéralogistes par ses minerais d'étain inexploités. Ensuite le rivage tourne à l’Ouest pour former le golfe du Grand-Trait confinant aux marais salants qui sont entre le Croisic et Guérande, et où sont situés le port et la rade du Croisic. Au sortir de ce golfe, le littoral prend la direction du Sud-Ouest jusqu'à la pointe du Croisic, puis tourne au Sud-Est le long de la région désolée où se trouvent le bourg de Batz pointe de Pont-Château et la plage du Pouliguen très fréquentée des baigneurs. La pointe du Croisic, le bourg de Batz, le Pouliguen sont sur une langue de terre granitique qui constituait autrefois une île, mais a fini par se souder au plateau de Guérande. Au sortir de l'anse du Pouliguen, en continuant à s'avancer vers l’Ouest, on rencontre les dunes d'Escoublac autrefois mouvantes, mais aujourd'hui fixées par des plantations de pins maritimes. En 1779, ces dunes, dans leur marche, ensevelirent le bourg du Vieil-Escoublac et l'on dut bâtir plus avant dans les terres l'Escoublac actuel. A l’Ouest de ces dunes, on arrive à la belle plage de Pornichet et l'on atteint enfin la pointe de Chemoulin, marquant l'entrée septentrionale de l'estuaire de la Loire. Sur l'autre bord de cet estuaire se trouve la pointe de Saint-Gildas et il y a d'une pointe à l'autre une distance de plus de 10 kilomètres. De la pointe de Minden, en face de Saint-Nazaire, à la pointe de Saint-Gildas, le rivage se creuse pour for mer le golfe de Saint-Michel, dépendant du golfe de Loire. Puis il se produit une grande inflexion du littoral vers l’Ouest et il en résulte la baie de Bourgneuf, dont le rivage septentrional appartient seul au département de la Loire-Inférieure. C'est sur ce rivage que se trouve la station de bains de mer de Pornic et le commencement des marais salants de Bourgneuf. On atteint à l'embouchure du Falleron la limite Sud du littoral océanien du département de la Loire-Inférieure. Ce département n'a que deux cours d'eau réellement importants, la Loire et la Vilaine. La Loire commence à l'atteindre en amont de Varades et le sépare de Maine-et-Loire en coulant du Nord-Est, au Sud-Ouest jusqu'au confluent de la Divatte. Dans cette partie de son trajet, elle arrose Ancenis et Oudon ; puis elle incline plus sensiblement vers l’Ouest jusqu'à Nantes en même temps son lit de vient plus large (de 400 à 1000 mètres) et se parsème d'un grand nombre de petites îles. A Nantes, le fleuve se partage en plusieurs bras, dont trois beaucoup plus considérables que les autres. Ces différents bras entourent au Sud de la ville différentes îles appelées : la prairie de Biesse, la prairie du Sud la prairie d'Amont, Vile Sainte-Anne, la. Haute-Ile, etc. C'est à Nantes que la Loire reçoit ses deux affluents les plus importants, l’Erdre, sur sa rive droite, et la Sèvre-Nantaise, sur sa rive gauche. En aval de Chantenay, faubourg industriel de Nantes, la Loire prend la direction du Nord-Ouest en passant devant le village de la Basse-Indre et en formant plus bas l'île d'Indret puis elle arrose Couëron à droite, et le Pellerin à gauche. Alors elle est déjà devenue un estuaire, et son lit s'élargit de plus en plus mais en même temps, il s'embarrasse d'une foule d'îles, d'îlots, de bancs de sable ou de gravier. La Loire arrose ensuite Donges sur la rive droite et passe, sur la rive gauche, devant Paimbœuf, qui était autrefois l'avant-port de Nantes et jusqu'où remontaient les grands navires en profitant de la marée. Au delà de Paimbœuf, la Loire s'élargit encore, et d'une de ses rives à l'autre, on compte par places plus de 4 000 mètres. Elle présente presque l'aspect majestueux de la Meuse devant Rotterdam mais ensuite elle se rétrécit à l'endroit où elle se déverse dans l'Océan entre la Ville-Martin dépendant de Saint-Nazaire, à droite, et le fort Minden, à gauche. Dans l'étendue du département, les principaux affluents de la rive droite de la Loire sont : la rivière de Grée, qui a son confluent à Ancenis le Donneau ou Havre qui finit à Oudon l'Erdre, le seul affluent d'une certaine importance l'Étier de Méan ou Brivé (48 kilomètres), qui passe à Pont-Château et qui, navigable dans son cours inférieur, est utilisé pour transporter jusqu'à la Loire les tourbes extraites de la Grande-Brière. L'Erdre (100 kilomètres) a sa source dans Maine-et-Loire, coule d'abord du Nord-Est au Sud-Ouest et, quittant les allures d'un ruisseau, prend l'aspect d'un chapelet de lacs réunis par des chenaux plus ou moins étroits. Parmi ces lacs on distingue ceux que l'on appelle la plaine de la Poupinière et la plaine de Mazerolles. Dans ce trajet, la largeur de l'Erdre est très considérable et varie de 200 à 800 mètres mais cette rivière n'a point de profondeur. Quand elle atteint Nantes, elle prend le nom de rivière de Barbin. On peut dire que la Loire est un cours d'eau encore en voie de formation, et cet état explique la multiplicité des lacs qui constituent l'Erdre dans laquelle on ne doit voir que les restes d'un ancien fjord comparable à ceux de la Scandinavie. Sur sa rive gauche, la Loire reçoit : la Divatte (20 kilomètres), qui sépare le département de celui de Maine-et-Loire la Sèvre-Nantaise, qui n'a que 30 kilomètres dans le département, mais qui y coule dans une vallée assez pittoresque. La Sèvre-Nantaise passe à Clisson, où elle reçoit le Moine (rive droite) puis elle se grossit plus bas de la Sanguèse (même rive) à gauche, elle a pour affluent la Maine qui passe à Aigre-feuille. Plus à l’Ouest, l'Acheneau met la Loire en communication avec le lac de Grand-Lieu, nappe d'eau sans profondeur, ainsi que nous l'avons déjà dit, et qui va sans cesse en se rétrécissant. Suivant une légende, le lac de Grand-Lieu se serait formé au VIe siècle à la suite d'une inondation de la Loire qui aurait englouti plusieurs villages ainsi que la bourgade d'Herbatilia. A l'heure du flux, les flots de la Loire remontent l'Acheneau et se déversent dans le lac, tandis qu'au jusant ce sont celles du lac qui coulent à la Loire. L'Acheneau reçoit un cours d'eau, le Tenu, qui, autrefois, tombait dans le lac. Quant au lac lui-même, il se grossit à l’Est de l'Ognon et au Sud de la Boulogne qui a pour affluent la Logne et qui passe à Saint-Philbert-de-Grandlieu. Ainsi que nous l'avons vu, la Vilaine ne fait que contourner une partie de la frontière du département de la Loire-Inférieure, mais sans y pénétrer. Elle ne le côtoie que sur une étendue de 35 kilomètres environ, depuis le confluent de la Chère jusqu'à celui de l'Isac, confondu avec le canal de Brest à Nantes. Dans le départe ment, la Vilaine reçoit sur sa rive gauche : la Chère (45 kilomètres), qui arrose Château-briant le Don (80 kilomètres), qui alimente l'étang de Forge-Neuve, passe à Guéménée-Penfao et tombe dans le lac de Murin qui n'est qu'une dilatation de la Vilaine. L'Isac (70 kilomètres), qui naît au Sud de Nozay, reçoit les eaux du gouffre de l’Effondreau, et se confond ensuite presque constamment avec le canal de Brest à Nantes. La Chère et le Don parcourent la région ardoisière du Nord-Est du département. Cette région seule est constituée à la sur face par le terrain silurien. Le reste du département a un sol de granit ou de gneiss, parsemé d'ilots miocènes et de quelques lambeaux d'alluvions modernes. Les gneiss dominent entre l'Isac et le Don, dans le pays de Retz, au Sud et au Sud-Est de Nantes. Partout ailleurs le sol est granitique. Le climat du département de la Loire-Inférieure est éminemment marin, c'est-à-dire doux et humide. On peut le considérer comme étant la moyenne du climat breton sur les côtes, et du climat girondin dans ses districts septentrionaux. Il n'est ni tout à fait aussi uniforme que le climat breton, ni aussi chaud que le climat girondin. A Nantes, la température moyenne annuelle est d'à peu près + 13°, soit environ 2° de plus que celle de Paris. Les plus grandes chaleurs de l'été peuvent atteindre + 35°, et les froids les plus vifs descendre à — 10°. Il y a donc un écart assez sensible entre ces températures-et celles de l'extrémité de la péninsule bretonne. L'épaisseur de la couche annuelle de pluie est de 65 centimètres à Nantes, et inférieure à la couche annuelle moyenne de la France qui est de 77 centimètres, au Sud de la Loire, il tombe une quantité d'eau un peu plus forte. Les averses de pluie ne sont pas très intenses, mais elles sont très fréquentes, excepté en été. A Nantes, on compte en moyenne 122 jours de pluie par an. Les vents dominants sont ceux de l’Ouest qui amènent la pluie. Les vents de l’Est et du Nord-Est sont généralement secs. Le climat est sain dans toute l'étendue de la Loire-Inférieure, excepté dans le voisinage des marais salants que l'on a délaissés. Malgré la constitution géologique de son sol, le département de la Loire-Inférieure est pauvre en minerais cependant il existe à Piriac des filons d'oxyde d'étain inexploités des minerais de fer se trouvent à Rougé aux environs de la Meilleraye, et dans la commune de Sion. Le dernier gisement seul est utilisé et alimente le haut fourneau de la Hunaudière. Dans la région des collines schisteuses du Nord-Est, on exploite des carrières d'ardoises à Derval, à Auverné, à Moisdon, à Issé, etc. mais l'extraction va en diminuant. Différentes localités fournissent du granit employé soit pour le pavage, soit comme pierre de taille : les carrières les plus renommées sont celles de Lavau, près Savenay, et la carrière de Miséry à Nantes. On trouve à Saint-Géréon et dans d'autres localités des environs d'Ancenis des eurites utilisés pour l'empierrement des routes. La région silurienne et schisteuse de la Loire-Inférieure est traversée depuis Languin, à l’Est de Nord jusqu'à la limite du département et même bien au delà, c'est-à-dire jusqu'à Doué, en Maine-et-Loire, par une étroite zone de terrain carbonifère, étendue de plus de 100 kilomètres, et dont la moitié occidentale au moins est comprise dans le départe ment. Cette zone fournit à Montrelais et à Mouzeil une houille anthracifère. Elle sera certainement exploitée en d'autres localités quand l'élévation du prix des houilles an glaises obligera à rechercher avec plus d'attention les gisements houillers que recèle notre sol. La zone entière constitue ce que l'on nomme le bassin houiller de la Basse-Loire. Sur le littoral de l'Océan, il existe des marais salants à Mesquer, à Assérac, à Saint-Molf, entre Guérande et le Croisic, au bourg de Batz, au Pouliguen, à Porni-chet, sur la rive droite du fleuve, ainsi qu'à Moutiers et aux environs de Bourgneuf, sur la rive gauche. Ils recouvrent en tout une superficie de 2442 hectares et sont exploités par les paludiers. Mais cette industrie de la préparation du sel est en décadence, et les produits n'étant plus assez rémunérateurs, on abandonne chaque année un certain nombre de marais dont le voisinage devient malsain et engendre des fièvres intermittentes. Une partie des sels de la Loire-Inférieure est raffinée au Croisic et au Pouliguen. La tourbe est exploitée en grande quantité dans la région des Brières et charriée par la Loire à Nantes et dans différentes autres localités. Il existe dans le département un certain nombre de sources minérales mais aucune d'elles n'est connue en dehors du pays. La plus remarquable peut-être est celle de Préfailles ou de Quirouard, au Sud-Est de la pointe de Saint-Gildas. Elle donne une eau ferrugineuse et arsenicale quoique appartenant à l'État, elle est à peine exploitée. Les forêts ne constituent guère dans la Loire-Inférieure que la quinzième partie du sol. Les essences qui les composent sont le châtaignier, le chêne, le hêtre, le pin, etc. Un dizième à peine de leur superficie appartient à l'État. Les plus remarquables d'entre elles sont : les forêts de Javardan, de Teille', de Juigné, d'Ancenis, du Gavre, la plus grande de toutes, de Saint-Gildas-des-Bois, du Cellier, de Touffou, de Pénicé et de Machecoul. Les landes sont encore très vastes dans différentes parties du pays, principalement dans le Nord. Mais leur défrichement fait de grands progrès dus surtout à l'initiative prise par l'école d'agriculture de Grand-Jouan, fondée en 1830 dans la commune de Nozay. L'ensemble des prairies naturelles dépasse 100 000 hectares dans l'étendue du département. On les partage en prés champeaux ou prairies hautes, en prés-vallées ou prairies basses, et en marais. Quoique inondés l'hiver, les prés-vallées produisent une herbe excellente on y élève des chevaux et on y engraisse des bœufs. Les marais salants qui entourent la baie de Bourgneuf ont été des séchés par l'établissement d'un système de canaux artificiels, et convertis en excellents herbages. Les terres labourables forment à peu près les deux tiers de la surface totale du département. Elles produisent chaque année plus d'un million d'hectolitres de froment, un demi-million d'hectolitres d'avoine, près de 300 millions d'hectolitres de seigle de 8 à 900 millions d'hectolitres de sarrasin, un peu de méteil, des pommes de terre en grande quantité, des betteraves, des choux, des légumes secs. Le chanvre est cultivé dans la vallée de la Loire en amont de Nantes. Quoique la limite de la vigne traverse le département de la Loire-Inférieure en longeant de très près la rive droite de la Loire, il existe cependant plus de 30 000 hectares de vignes dans les cantons orientaux de Varades, d'Ancenis sur la rive droite, et dans ceux du Loroux-Bottereau, de Vallet, de Vertou, de Clisson, sur la rive gauche. Tous ces vignobles produisent un vin blanc qui se rapproche des vins de l'Anjou. Au Sud de la Loire, les vignes reparaissent à l’Ouest dans le canton de Saint-Père-en-Retz, du pays de Retz. Les cépages qui donnent du vin rouge, attaqués par l'oïdium, tendent à disparaître. La culture maraîchère est très florissante aux environs de Nantes. Les arbres fruitiers les plus productifs et les plus répandus sont les châtaigniers, les cerisiers, les pommiers, les poiriers et les cormiers. Les produits des trois dernières espèces sont en majeure partie convertis en cidre. La plupart des chevaux du département, au nombre de plus de 30 000, sont de race bretonne. En croisant la jument bretonne avec le cheval dit pur sang, on obtient des bêtes carrossières qu'on élève surtout dans la vallée de la Loire en aval de Nantes et dans le canton de Machecoul. Les bêtes bovines, très nombreuses dans le département, appartiennent à la race parthenaise. On les emploie à la culture ou bien on les livre à l'engraissement dans les parties les plus sèches des Brières. Le canton de Saint-Étienne-de-Monthie se livre à la fabrication du beurre, qui est expédié sur Nantes et Paris. Dans la Loire-Inférieure, ce sont les petits moutons de la race bretonne qui peuplent les landes. Ils ne fournissent qu'une laine grossière mais sur les côtes de l'Océan et dans les parties les plus sèches des Brières, on élève des prés-salés dont la chair est très estimée. Le département possède environ 40 000 ruches d'abeilles, et produit beaucoup de volailles. L'industrie métallurgique de la Loire-Inférieure est célèbre dans toute la France. Elle a des établissements de premier ordre tels que l'usine d'Indret, qui construit des machines à vapeur pour notre marine militaire les forges de la Basse-Indre, produisant des fers laminés ou martelés, des essieux pour l'artillerie les ateliers de Saint-Nazaire appartenant soit à la compagnie de la Loire, soit à la compagnie Transatlantique. Des fonderies, des forges, des hauts fourneaux existent à Nantes, à Chantenay, à Moisdon, à Saint-Philbert-de-Grandlieu, à la Hunaudière, à Sion, etc. Nantes a en outre une fonderie de cloches, une tréfilerie de laiton, des fabriques de chaudronnerie et de ferblanterie. Des chantiers de construction pour les navires sont établis à Nantes, à Chantenay, à Saint-Nazaire, au Croisic, à Méan, à Trentemoult, etc. L'usine très importante de Couëron traite la galène argentifère apportée de l'île de Sardaigne. Nantes est renommée dans le monde entier pour ses grandes manufactures de conserves alimentaires en viandes, poissons et légumes. La pêche et la préparation de la sardine occupent un grand nombre d'ouvriers au Croisic, à Guérande, à Piriac, au Pouliguen, à la Turballe, etc. Les raffineries de sucre de Nantes, autrefois florissantes, perdent chaque jour de leur importance. L'État possède dans cette dernière ville une manu facture de tabac de premier ordre, et on y trouve en outre une foule d'industries satisfaisant aux besoins les plus variés. La pêche, surtout celle de la sardine, est la principale occupation des habitants du littoral. La flotte des armateurs de Nantes est supérieure à celle du Havre et ne le cède qu'à celle des armateurs de Marseille. La population de la Loire-Inférieure est très dense, 95 habitants par kilomètre carré elle ne se distingue point de celle des autres parties de la Bretagne, mais elle a oublié la langue de la basse Armorique qui n'est plus parlée que dans un hameau du bourg de Batz. Les relations commerciales s'opèrent par le moyen des canaux, des chemins de fer et des routes. 1° Un grand canal, qui ne rend pas tous les services qu'on serait en droit d'en attendre, est celui de Nantes à Brest, long de 360 kilomètres. Partant de la Loire à Nantes, il emprunte d'abord le lit de l'Erdre, passe dans la vallée de l'Isac à Bout-du-Bois, se confond presque avec cette rivière jusqu'à la Vilaine, remonte ce fleuve, traverse les départements d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan, une portion des Côtes-du-Nord et joint l'Aulne à Châteaulin, empruntant dans cette dernière partie de son cours les bassins de la Vilaine, du Blavet et de l'Aulne. Il a trois faîtes de partage, au Bout-du-Bois, à Hilvern, à Glomel, et est alimenté par cinq réservoirs. 2° Le petit canal de Goulaine (canton de Vallet). 3° Les petits canaux qui aboutissent au Brivé, sa voir : le canal de la Boulaie celui du Brivé à la Loire, qui aboutit en face de Paimbœuf le canal de Nyon, qui va aussi du Brivé à la Loire. Il y a encore le petit canal de Buzay, sur l'Acheneau. Nantes, qui était autrefois le port d'embarquement pour l'Amérique, s'est vu substituer Saint-Nazaire dans ce rôle, mais trafique toujours directement avec l'Angleterre, la Belgique, la Hollande, les pays Scandinaves. Le port de Saint-Nazaire prend chaque année une plus grande importance. Les voies ferrées de la Loire-Inférieure sont : 1° le chemin de fer de Paris à Nantes et à Saint-Nazaire ; 2° celui de Nantes à Segré : 3° celui de Nantes à Châteaubriant ; 4° celui de Nantes à Cholet par Clisson 5° celui de Nantes à la Roche-sur-Yon, 6° celui de Savenay à Brest ; 7° celui de Nantes à Pornic, avec embranchement sur Paimbœuf ; 8° celui de Saint-Nazaire au Croisic, avec embranchement sur Guérande ; 9° celui de Segré à Redon ; 10° celui de Châteaubriant à Messac. 11° celui de Châteaubriant à Saint-Nazaire avec embranchement de Blain sur Nantes. Des lignes à voie étroite réunissent Nantes à Legé et à Vieillevigne. Le département comprend 5 arrondissements, 45 cantons et 217 communes. — Chef-lieu Nantes, évêché suffragant de Tours — Sous-préfecture. Ancenis, Châteaubriant, Paimbœuf et Saint-Nazaire.

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Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887

Avertissement : Ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. Cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.

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