
Pays |
Dates |
Villes |
Tarif TTC |
|---|---|---|---|
| Billet avion Nord-Pas-de-Calais | Départ le 24/05/12 Retour le 30/05/12 |
nice lille |
174€ |
| Billet avion Nord-Pas-de-Calais | Départ le 08/06/12 Retour le 25/06/12 |
mulhouse lille |
310€ |
| Billet avion Nord-Pas-de-Calais | Départ le 09/06/12 Retour le 27/06/12 |
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219€ |
| Billet avion Nord-Pas-de-Calais | Départ le 21/05/12 Retour le 05/06/12 |
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248€ |
| Billet avion Nord-Pas-de-Calais | Départ le 30/06/12 Retour le 07/07/12 |
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361€ |
| Billet avion Nord-Pas-de-Calais | Départ le 08/06/12 Retour le 25/06/12 |
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280€ |
| Billet avion Nord-Pas-de-Calais | Départ le 23/06/12 Retour le 12/07/12 |
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225€ |
| Billet avion Nord-Pas-de-Calais | Départ le 21/07/12 Retour le 03/08/12 |
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186€ |
| Billet avion Nord-Pas-de-Calais | Départ le 13/07/12 Retour le 31/07/12 |
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197€ |
| Billet avion Nord-Pas-de-Calais | Départ le 28/07/12 Retour le 08/08/12 |
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221€ |




NORD (département, du) - 570 042 hectares 1 895861 habitants (Voir la carte, page 743). Départe ment qui doit son nom à la position qu'il a dans la partie la plus septentrionale de la France. Il a été formé en 1790 de la Flandre française, du Hainaut français, de quelques parties du Cambrésis, de l'Artois et du Vermandois. Le département du Nord occupe sur notre frontière une étendue d'environ 200 kilomètres ; sa configuration, fort irrégulière, a été comparée à celle d'une abeille. Il est, en effet, formé de deux parties très inégales : l'une, située au Nord-Ouest, plus petite, l'autre, au Sud-Est, beaucoup plus grande et reliée à la première par une courte et étroite bande de terrain. Il est compris entre 49°59'12" et 51°5'45" de latitude nord et entre 0°15'40" de longitude ouest et 1°53'40" de longitude Est Il n'a "de limites naturelles qu'au septentrion, où il est borné par la mer du Nord, et à l'Ouest par l'Aa, qui le sépare du Pas-de-Calais sur une longueur de 24 kilomètres. Ses autres limites sont conventionnelles, et souvent il n'est séparé des contrées qui l'avoisinent que par un fossé bordant deux héritages. Il est borné au nord-est par la Belgique (Flandre occidentale et Hainaut) ; au sud par le département de l'Aisne et celui de la Somme ; enfin à l'Ouest par le départe ment du Pas-de-Calais. Le département du Nord est formé de deux régions naturelles : les Ardennes et la Flandre. Les Ardennes s'étendent sur l'Est du département jusqu'à la rive droite de l'Escaut. C'est la partie la plus accidentée et qui renferme le point culminant du département du Nord, au bois de Saint-Hubert, par 266 mètres d'altitude. Cette hauteur se trouve au sud de Trélon, dans l'angle sud-est de l'arrondissement d'Avesnes. Le pays compris entre la frontière belge et la Sambre présente un assez grand nombre d'éminences dont l'élévation au-dessus des mers atteint près de 250 mètres. Telles sont les collines qui environnent Trélon (240 mètres), celles de Solre-le-Château (241 mètres), les collines qui sont au sud d'Avesnes (151 mètres), les collines de Fayril (187 mètres), de Boué (182 mètres), du Quesnoy (130 mètres), de Bavay (149 mètres), etc. ; mais dès que l'on a passé la Sambre, le sol s'abaisse rapidement, et il descend à 36 mètres à Bouchain, à 26 mètres à Valenciennes, à 19 mètres à Condé. En outre, cette portion du département est sillonnée par un assez grand nombre de petits vallons qui donnent au pays un aspect pittoresque. Le sol de cette partie montueuse est formé à l'Est par le terrain dévonien, qui en voie au sud trois sortes de promontoires entre lesquels s'insinue le calcaire carbonifère. Ce massif de terres dévoniennes et carbonifères est enveloppé par l'étage éocène, qui s'étend jusqu'à l'Escaut. Au nord-ouest De Maubeuge se trouve un autre lambeau de terrain dévonien, qui passe la frontière belge. Le fond des vallées, où coulent de petits affluents de la rive droite de l'Escaut, est constitué par le terrain crétacé inférieur. Au delà de l'Escaut commence la Flandre, pays plat et monotone, où ne s'élèvent que quelques collines isolées d'où la vue s'étend dans toutes les directions sur la vaste plaine qui forme le nord de la France et la Belgique. La pente de cette partie du départe ment est tournée vers le nord-est et les rivières qui l'arrosent, grossies par les eaux que recueille le réseau de canaux que l'homme y a tracés en tous sens, coulent avec lenteur. Les plus remarquables de ces hauteurs, té moins des masses de terre qui ont été délayées et charriées par les eaux, sont : la colline de Mons-en-Pévèle (107 mètres), au sud de Lille ; le mont Noir (131 mètres), qui domine Bailleul au nord et est coupé par la frontière belge. Autour de ce mont Noir se groupent quelques hauteurs parmi lesquelles nous citerons le mont de Boeschèpe (137 mètres), et le mont des Cats ou Kattes (158 mètres). Un peu plus à l'Ouest surgit la montagne de Cassel (156 mètres) et le mont des Récollets (104 mètres). L'ensemble de ces éminences forme un petit massif montagneux qui se trouve à mi-chemin de Lille à la mer, et au nord du quel l'Yser décrit un arc de cercle. Au delà le sol s'abaisse encore, et lorsque l'on a dé passé Bourbourg et Bergues, on aborde un pays bas et marécageux, presque au niveau de la mer, et défendu des injures du flot par des digues qui doivent être constamment entretenues. Ce pays est ce que l'on nomme les Waleringues et les Moëres ; il occupe la place d'un ancien golfe qui a été comblé par les terres apportées du continent ; ces atterrissements ont été asséchés, et ils forment aujourd'hui une plaine riche et féconde. Le terrain éocène se continue au delà de l'Escaut pour s'arrêter en décrivant une ligne dont la concavité est tournée vers le nord-ouest et passant par Marque-en-Pevelle et non loin de Cysoing. Puis le terrain pliocène s'étend jusqu'à Watten et Bergues, se laissant pénétrer au sud de Lille par un lambeau de la craie supérieure flanquée à l’Ouest D’une étroite bande d'alluvions modernes où coule le canal de la Haute-Deule. Ces alluvions modernes forment encore un massif placé moitié dans le département du Pas-de-Calais et moitié dans le Nord, et que la Lys partage en deux parties. Ces alluvions modernes constituent également les Wateringues et les Moëres. Le terrain éocène apparaît de nouveau au nord d'Hazebrouck et forme le massif des petites collines qui s'étendent du mont Noir à la montagne de Cassel. A l'exception de quelques petits ruisseaux Portant leurs eaux dans la rivière d'Oise, qui coule au sud de l'arrondissement d'Avesnes et sert de limite pendant trois kilomètres entre le département du Nord et celui de l'Aisne, tous lés cours d'eau qui arrosent le département se jettent dans la mer du Nord. Ces fleuves sont: la.Meuse, l'Escaut, l'Yseret l'Aa. I. La Meuse ne touche pas le département du Nord, et les eaux qui ont coulé sur le sol de ce département lui sont amenées par la Sambre. La Sambre (192 kilomètres dont 87 en France) prend sa source dans le département de l'Aisne, dans les bois de Cartignies couronnant des collines qui ont 200 à 220 mètres d'altitude. La Sambre est canalisée dès son entrée dans le département du Nord et communique ainsi avec l'Oise pour former le canal de la Sambre à l'Oise. Elle arrose Landrecies, Berlaimont, Haumont, Maubeuge, quitte la France pour couler en Belgique, passe à Thuin, à Charles roi, traverse le bassin houiller de Charlse roi à Namur en formant plusieurs boucles et tombe (rive gauche) dans la Meuse, à Namur. La Sambre reçoit, dans le départe ment du Nord, sur la rive droite : 1° La Petite Helpe ou Helpe mineure (42 kilomètres), qui naît dans les bois d'Anor, alimente les usines de Fourmies, reçoit un petit ruisseau qui sert de déversoir à des étangs qui sont situés au sud de la forêt de Trélon, et se jette dans la Sambre en aval de Landrecies. 2° La Grande Helpe, qui prend sa source en Belgique, coule au nord de la forêt de Trélon, arrose Avesnes et se jette dans la Sambre après un cours sinueux de 54 kilomètres. 3° La Solre, petit ruisseau qui naît au sud de Solre-le-Château, passe dans cette localité et alimente les usines de Perrière, puis joint la Sambre en aval de Maubeuge. II. L'Escaut prend sa source dans le département de l'Aisne, entre dans le départe ment du Nord en même temps que le canal de Saint-Quentin, auquel il se substitue, serpente dans une plaine basse et marécageuse, laisse Marcoing un peu à gauche, arrose Cambrai, Bouchain, Denain, Valenciennes, Bruay, Fresnes, Condé, quitte la France après un cours de 107 kilomètres pour entrer en Belgique ; passe à Tournai, à Audenarde, à Gand, à Termonde, à Anvers, où il est devenu un grand fleuve et où les grands navires peuvent remonter ; puis il se transforme en un vaste estuaire entourant de ses bras les îles de Beveland et de Walcheren. L'Escaut reçoit dans le département du Nord, sur sa rive droite : 1° L'Erclain, petit ruisseau de 30 kilomètres de longueur, qui prend sa source à Trois-Villes, à l'Est de Bertry, passe à Quiévy, Avesnes-les-Aubert et tombe dans l'Escaut à Iwuy. Il est desséché pendant les chaleurs de l'été, et les pluies le grossissent quelquefois au point de lui faire franchir ses ponts. 2° La Selle (45 kilomètres), qui prend sa source au sud du Gâteau, roule ses eaux limpides et poisson neuses dans une étroite vallée, arrose le Cateau, Viesly, Solesmes, Houssy, Dquchy et tombe dans l'Escaut à Denain. 3° L’'Êcaillon, qui sort d'un étang situé sur la lisière de la forêt de Mormal, coule dans une vallée formée par le terrain crétacé inférieur, passe non loin du Quèsnoy, et joint l'Escaut entre Denain et Valenciennes après un cours de 30 kilomètres. 4° La Rhonelle ou Rouelle, qui sort aussi de la forêt de Mormal, coule également sur le crétacé inférieur, passe à l'Est du Quesnoy, traverse Valenciennes, où elle tombe dans l'Escaut après un cours d'environ 30 kilomètres. 5° La Hayne, rivière belge qui arrose Mons et se jette dans l'Escaut à Condé, reçoit, sur la rive gauche, deux ruisseaux : 1° la Trouille, qui coule dans la partie nord de l'arrondisse ment de Maubeuge, passe la frontière, et va mêler ses eaux, à celles de la Hayne, à Mons même, 2° Le Hogneau, qui naît dans la forêt de Mormal, a une vallée très encaissée creusée dans le crétacé inférieur. Cette petite rivière, remarquable par ses crues, arrose Quiévrain et joint la Hayne en amont de Condé. Le Hogneau reçoit à gauche un petit ruisseau, l'Aunelle, qui vient de la forêt de Mormal. Sur sa rive gauche l'Escaut reçoit : 1° L'Eauette, qui prend sa source à la fontaine des Pierres, dans le département du Pas-de-Calais, et joint l'Escaut à Marcoing. 2° La Sensée, qui naît dans le département .du Pas-de-Calais, au nord de Bapaume, entre dans le département du Nord au village de l'Écluse, prête sa vallée à un canal de navigation, le canal de la Sensée, reliant la Scarpe au canal de l'Escaut, qu'il joint au Bassin-Rond. La Sensée a environ 60 kilomètres de cours, et tombe dans le canal de l'Escaut sous les murs de Bouchain, après avoir reçu (rive droite) les eaux d'un petit ruisseau, la Gâche, qui naît dans un vallon appelé la Fosse de l'Hirondelle. 3° La Scarpe prend sa source dans le département du Pas-de-Calais, à l'Est d'Aubigny, passe à Arras, entre dans le département du Nord, arrose Douai, Marchiennes, Saint-Amand-les-Eaux, en traversant une plaine marécageuse et tourbeuse que sillonnent des canaux de dessèchement. Elle est elle-même canalisée, et, par suite, navigable. Elle a un cours de 112 kilomètres et joint l'Escaut entre le fort de Maulde à l'Ouest et celui de Flines à l'Est 4° La Lys prend sa source dans le Pas-de-Calais, arrose Aire, aborde le département du Nord, qu'elle coupe à l'endroit où il est le plus étroit, arrose Mer- ville, Estaires, Armentières, Houplines, suit la frontière en passant à Deulémont, Warneton, Comines, Wervicq, quitte la France pour la Belgique près d'Halluin, arrose Courtrai, et joint l'Escaut à Gand, après un cours de 209 kilomètres. La Lys se grossit, sur sa rive droite, de la Grande Clarence et de la Lawe. Ces deux petites rivières naissent dans le département du Pas-de-Calais, où elles accomplissent presque entièrement leur cours. Elles n'ont, dans le Nord, que leurs embouchures : la Grande Clarence, se jetant dans la Lys, près de Merville, la Lawe, près d'Estaires. L'a Lys reçoit encore à droite, dans le département du Nord : la, Deule, qui prend sa source dans le département du Pas-de-Calais, au nord d'Arras. Elle porte alors le nom de Souchez, et ne prend celui de Deule qu'en aval de Lens, franchit la limite du département du Nord, un peu à l’Ouest D’Annœullin, arrose Haubourdin, Loos, Lille, Marquette, Quesnoy-sur-Deule, et joint la Lys à Deulémont. La Deule, déjà canalisée quand elle entre dans le département du Nord, a un cours de 85 kilomètres ; elle reçoit à Marquette (rive droite) la Marcq, qui prend sa source à Mons-en-Pévèle et passe à Pont-à-Marcq, à Bouvines et à Marcq-en-Barœul. La Lys reçoit, en outre, sur sa rive gauche, un très grand nombre de petits ruisseaux, des becques, qui sont généralement canalisés et amènent les eaux de dessèchement de l'arrondissement d'Haze-brouck. III. L'Yser, qui a un cours total de 82 kilomètres, dont 32 en France, naît dans le département du Nord, à l'Est de Watten, dans la commune de Buysscheure, contourne au nord le massif de collines dont fait partie la montagne de Cassel, entre en Belgique en amont de la commune de Rousbrugge (Belgique), passe à Dixmude, et tombe dans la mer du Nord à Nieuport. L'Yser se grossit sur sa rive droite d'un ruisseau, le Peene Beeke, qui prend sa source au sud-est de la montagne de Cassel, contourne à l’Ouest et au nord cette montagne, passe à Wormhoudt et joint l'Yser quelques kilomètres plus loin. IV. L'Aa est un fleuve côtier entièrement français ; il prend sa source dans le département du Pas-de-Calais, baigne Saint-Omer, à quelques kilomètres en aval du quel, à Saint-Momelin, il atteint la limite des deux départements du Pas-de-Calais et du Nord, forme cette limite jusqu'à son embouchure dans la mer du Nord, en arrosant Watten et Gravelines. L'Aa, dont la longueur est de 80 kilomètres, est canalisé comme tous les cours d'eau de cette région. Il émet, à Watten, une branche qui prend le nom de Colme, et qui, se dirigeant sur Bergues sous le nom de Haute-Colme, se joint au canal de Dunkerque, et forme ensuite le canal de Bergues à Furnes (Belgique). Le climat du département du Nord est essentiellement marin. Le peu d'élévation que présente le sol au-dessus de la mer, son voisinage des côtes de l'Océan, la nature marécageuse du terrain, ainsi que le nombre considérable des cours d'eau et des canaux qui le sillonnent en tous sens, engendrent des brouillards qui rendent le climat froid et humide. La température moyenne de l'hiver est de + 8°, celle de l'été étant de + 17». Les plus grands froids règnent en décembre et janvier ; les plus grandes chaleurs se font sentir du 15 juillet au 15 août. Néanmoins l'automne est la saison la plus agréable ; elle se termine malheureusement par des averses. Le nombre moyen des jours de pluie est de 163. La hauteur moyenne 'de la couche d'eau atteint 771 millimètres à Dunkerque, 670 à Lille et 857 à Avesnes, qui se trouve placé dans la partie la plus montagneuse et la plus boisée du départe ment. Les vents dominants sont ceux du nord et du nord-ouest Qui amènent des temps variables. Quand le vent souffle du nord-est l'air est sec et froid ; quand il vient de l’Ouest, il amène les tempêtes. Enfin, le vent du sud apporte la pluie ; mais lorsqu'il règne dans la deuxième quinzaine de novembre, il produit une belle arrière-saison désignée sous le nom d'été de la Saint-Martin. La richesse minérale la plus importante du département du Nord est constituée par le charbon de terre. Ce précieux combustible est contenu dans une zone souterraine simulant une sorte de ruban qui vient de Liège et traverse le département de l'Est À l’Ouest en formant le bassin du Nord. La limite septentrionale de ce ruban commence au nord de Liège et forme une ligne droite qui passe par Fleurus, Rœulx, et l'embouchure de la Hayne dans l'Escaut. Là, elle s'infléchit vers le sud jusqu'à Saint-Amand, reprend sa direction vers le sud-ouest En passant au nord de Marchiennes, contourne cette ville en formant un angle rentrant, se relève et court vers le nord-ouest En dessinant une courbe dont la légère convexité est tournée vers Mons-en-Pévèle, et va passer au sud de la Bassée, quittant le département du Nord pour se terminer à l’Ouest Dans celui du Pas-de-Calais. La limite méridionale de cette zone houillère se dirige à l’Ouest en suivant une ligne droite qui vient de Charleroi, passe à Binche, franchit la frontière française à Marchipont, se continue sur Valenciennes, qu'elle laisse un peu au Nord, suit la rive droite de l'Escaut, arrive au sud d'Aniche et va jusqu'à Corbehem, au sud de Douai. Là, cette limite remonte vers le nord en décrivant un quart de cercle dont la convexité est tournée vers le nord-est Reprend la direction de l’Ouest En passant au sud de Lens, Houdain, etc. Cette zone carbonifère est souterraine et recouverte par le terrain crétacé inférieur, par l'éocène et par des alluvions modernes. On extrait des houilles maigres anthraciteuses sur sa limite septentrionale (Vieux-Condé, Hergnies, Fresnes, Vicoigne, etc.) ; du char bon demi-gras ou houille dure sur son axe central (Anzin, etc.), et des charbons gras sur sa lisière méridionale (Denain, Lourches, au sud d'Aniche, etc.). Les autres produits minéraux que l'on trouve dans le département du Nord sont : de la pierre qui sert à la fabrication de la chaux, de la pierre blanche dure, de la pierre bleue et du marbre (arrondissement d'Avesnes), employés dans les constructions, et que l'on extrait de nombreuses carrières ; du silex utilisé pour l'empierrement des chemins ; de la craie et du sable que l'on tire surtout des arrondissements de Lille et d'Hazebrouck ; de la marne qu'utilise l'agriculture, ainsi que des phosphates de chaux, dont on trouve des gisements à Quiévy et à Rriastre, dans le terrain crétacé, et dont le minerai est mis en brique pour être exporté dans les départements voisins et dans la Seine. Le sol fournit en outre de l'argile qui sert à fabriquer de la poterie, des tuiles, des briques, etc. Les arrondissements de Douai, Cambrai et Valenciennes possèdent des carrières de grès, et l'arrondissement d'Avesnes fournit des lignites gisant au milieu de terres argileuses plastiques. L'arrondissement de Dunkerque est riche en tourbe, que l'on extrait à Uxem, Ghyvelde, Teteghem, Cap pellebrouck, etc. Les bords de la Sensée et l'arrondissement de Lille possèdent aussi des tourbières. Enfin, on trouve du fer oligiste rouge dans l'arrondissement d'Avesues, notamment à Trélon et à Ohain. Les sources minérales les plus importantes du département du Nord sont celles de Saint-Amand. Elles sont au nombre de quatre : la source Bouillon, la plus ancienne ; la source du Pavillon ruiné, la Petite-Fontaine et la source de l'Évéque d'Arras. Ces sources, exploitées dans un établissement, sont sulfatées calcaires et sulfureuses ; elles ont une température de 30° centigrades. L'établissement de Saint-Amand possède aussi un vaste bassin de boues noires, qui répandent une très forte odeur sulfureuse et laissent échapper du gaz acide suif hydrique. Ces boues sont formées de trois couches : la plus pro fonde, d'où sort l'eau sulfureuse, a environ 2mètres,50 d'épaisseur ; elle consiste en un mélange de carbonate de chaux, de silice et d'oxyde de fer ; la seconde est composée d'argile et supporte la troisième couche, qui est constituée par une tourbe argileuse. Ce sont ces deux dernières assises qui sont délayées par les eaux de la couche profonde et transformées en une boue noire. Le département du Nord occupe le premier rang au point de vue agricole. Le sol, gras, profond et très fertile, est soumis aux meilleures méthodes de culture. Aussi donne-t-il les produits les plus variés : les céréales, froment, seigle, méteil, orge, avoine, épeautre, sarrasin, sont cultivées dans tout le département, mais principalement dans les arrondissements de Douai, Dunkerque, Hazebrouck et Lille. Ceux d'Avesnes.de Cambrai et de Valenciennes donnent surtout de la betterave d'où l'on extrait le sucre. Les autres produits de la terre sont les pommes de terre, les graines oléagineuses, qui sont four nies par la navette, le colza, la cameline, le pavot, d'où l'on tire de l'huile. Le chanvre et le lin, indépendamment de la filasse employée. À la fabrication des toiles, donnent aussi des graines d'où l'on extrait de l'huile de chènevis et de lin. La culture du tabac est autorisée dans le département, qui, surtout dans l'arrondissement d'Hazebrouck, possède des houblonnières dont les récoltes sont utilisées dans la fabrication de la bière. On cultive aussi la chicorée, dont les racines, torréfiées, sont transformées en chicorée café. Le département du Nord n'est pas très boisé, et c'est dans la région ardennaise que se trouvent les plus grandes forêts, puisque l'arrondissement d'Avesnes renferme 28 442 hectares de bois, celui de Valenciennes 8 556 hectares et celui de Dunkerque 900 seulement. Les plus importantes de ces forêts sont celles de Four- mies, de Trélon, de Mormal, de l'Évêque, de l'Abbé, de Saint-Amand, qui est formée des bois de Vicoigne et de ceux de Raismes ; enfin les forêts de Marchiennes, celles de Phalempin et de Nieppe. Les essences forestières qui composent ces bois sont surtout le chêne, le charme et le hêtre. Le département du Nord possède aussi de belles prairies naturelles où paissent des bêtes bovines et des moutons. Les animaux de la race bovine que l'on élève dans la contrée appartiennent à la race flamande, belle race laitière dont le type se rencontre du côté d'Hazebrouck, de Cassel, de Bailleul, de Bergues et de Dunkerque, et dont l'aire s'étend, eu se modifiant un peu, dans toutes les autres parties du département et gagne même le Pas-de-Calais et la Somme. La vache flamande est de taille élevée ; ses saillies osseuses sont fortement accusées, ses cornes sont courtes, recourbées en arc et dirigées en avant ; sa tête est fine et petite. Sa robe est rouge, rouge-brun, quelquefois tachetée de blanc sur le ventre. La vache flamande est élevée pour son lait, dont on fait un excellent beurre et du fromage estimé, dont le plus renommé est celui de Maroilles. Les moutons élevés dans le département du Nord dérivent de la race à longues jambes du Texel ; ils ont les membres longs et gros, la tète forte et sans cornes. Leur laine est disposée en mèches longues, souvent pendantes, et n'est plus guère utilisée pour la fabrication du drap. Aussi délaisse-t-on de plus en plus cette race. La vieille race chevaline tend à disparaître en se transformant. Grâce aux travaux de dessèchement et aux progrès réalise par la culture, elle est chaque jour remplacée par un type qui se rapproche du cheval boulonnais. C'est un animal étoffé, à hanches larges, à flanc court, et trottant bien. Le nombre de ces chevaux est de 86 000 environ ; on compte en moyenne 94 juments et 31 poulains pour 100 chevaux. La race porcine, indigène a disparu de la contrée ; on y a substitué, par importation et métissage, les races perfectionnées, blanches du Leicester. On rencontre aussi dans le département du Nord plus de 30 000 chèvres, et un très grand nombre de ruches fournissant du miel et de la cire. Le département du Nord est le plus industriel de la France entière, et tous les genres d'industrie y sont représentés. Des fonderies de fer, des forges, des aciéries, des tréflleries, des laminoirs existent à Denain, à Anzin, à Lille, à Fives-les-Lille, à Crespin (usine Blanc-Misseron), à Maubeuge, à Trélon, Aulnoye, Fourmies, Ferrière-la-Grande, Dunkerque ; Douai possède des fabriques de limes et d'instruments aratoires ; Crespin a une fonderie de plomb argentifère (usine Blanc-Misseron) ; Auby, une usine où l'on fond et lamine le zinc ; Fives renferme les ateliers de construction de machines de la compagnie Parent, Schakenet Cie, ainsi que des fonderies et de la chaudronnerie (fer et cuivre) ; Anzin et Denain ont des usines semblables ; Raismes a des usines métallurgiques. Les ateliers de filature et de tissage sont aussi très nombreux dans le départe ment du Nord. Ils sont établis à Lille, qui fabrique des toiles, des coutils, des rubans, du linge damassé, de la toile à matelas et des toiles d'emballage. Armentières confectionne des toiles de lin ; Cambrai et Valenciennes tissent de la batiste, des linons, de la toile fine, des tulles et des dentelles, ainsi que du fil à coudre. Lille, Roubaix, le Cateau-Cambrésis, Dunkerque possèdent aussi des filatures de lin, de jute et d'étoupes. Halluin, mais surtout Roubaix, fabriquent des tissus de tout genre ; Tourcoing, des étoffes pour ameublement, des tapis moquettes, etc. De tous côtés s'élèvent des sucreries, des distilleries, des brasseries, des huileries, des teintureries, des savonneries, des verreries. Lille a des fabriques de produits chimiques. C'est en outre le centre du commerce du nord de la France ; sa bourse et son marché du mercredi de chaque semaine sont très fréquentés. Dunkerque et Gravelines, les deux ports de mer du département du Nord, arment pour la pèche de la morue et envoient leurs navires sur les côtes d'Islande. Outre les produits manufacturés de ses innombrables usines, le département du Nord exporte des céréales, des légumes, des fruits, des graines oléagineuses, des tourteaux, du lin teillé, des bois de construction, etc., etc. Il importe du vin, des fruits, du sel. Il tire du plomb d'Espagne et de Portugal, du soufre de la Sicile et des bois de construction de Suède et de Norvège. Il importe aussi du jute et du lin. Il reçoit de Ptussie des suifs et de la potasse. Les mincs de houille de son territoire ne suffisant pas à ses besoins, il en fait venir du Pas-de-Calais, de l'Angleterre et de la Belgique. Le département du Nord est amplement pourvu de voies de communication qui facilitent les .transports des marchandises et des voyageurs. Il est couvert de canaux dont les principaux sont : 1° Le canal de la Sambre, qui s'abouche à Landrecies au canal de la Sambre à l'Oise. 2° Le canal de l'Escaut, se reliant au canal de Saint-Quentin, et qui, à Condé, envoie une branche sur Mons, et est par là en communication avec le canal de Blaton et celui de la Dendre (Belgique). 3° Le canal de la Scarpe, qui n'est que cette rivière canalisée, commence à Arras et finit dans l'Escaut. 4° Le canal de la Sensée, joignant l'Escaut à la Scarpe, d'Etrun à Courchelettes. 5° Le canal de la Deule, qui va de Douai à Lille (Haute-Deule), de Lille à la Lys (Basse-Deule). Ce canal envoie un embranchement sur Lens. 6° Le canal de Boubaix, commençant à Marquette et reliant le canal de la Basse-Deule à l'Escaut. 7° A Bauvin le canal de la Haute-Deule se continue par une suite de canaux, qui sont : le canal d'Aire, de Bauvin à Aire ; le canal de Neuffossé d'Aire à Saint-Omer. De cette dernière localité à Gravelines le canal est constitué par l'Aa. 8° Le canal de la Lawe, reliant le canal d'Aire à la Lys, entre Béthune et la Gorgue. 9° Le canal de la Lys, qui n'est pas autre chose que cette rivière canalisée. 10° Le canal de la Colme, commençant à Watten, passant à Bergues et joignant le canal de Nieuport à Furnes (Bclgique).11° Au Guindal, sur l'Aa, naît le canal de Bourbourg, continué par le canal de Furnes et celui de Nieuport. Ce canal est parallèle au rivage de la mer et au canal de la Colme. L'Aa se relie (au West) au canal de Calais, qui va se terminer dans cette dernière ville. Indépendamment de ces canaux principaux, il en existe un grand nombre de peu d'étendue, qui ne sont que des tronçons de ceux que nous venons d'énumérer, et mettent certaines localités en relations avec les grands canaux. En outre le pays est sillonné, en tous sens, par des canaux de dessèchement. Le département du Nord compte un grand nombre de chemins de fer dont tout un ré seau d'intérêt local. Les principales voies ferrées sont : Io le chemin de fer de Paris à la frontière, par Valenciennes ; 2° la ligne de Soissons à la frontière ; 3° !s chemin de fer de Creil à Erquelines ; 4° la ligne de Busigny à Somain ; 5° celle de Cambrai à Douai: 6° le chemin de fer d'Aubigny-au-Bar à Somain ; .7° celui de Cambrai à la frontière belge, vers Douai ; 8° le chemin de fer d'Anor à Aulnoye ; 9° celui d'Haumont à la frontière ; 10° l'embranchement de Saint-Just à Cambrai ; 11° la petite ligne de Marcoing à Masnières ; 12° le chemin de fer de Lens à Don et Armentières ; 13° la ligne ferrée d'Armentières à la frontière belge ; 14° celle de Don à Hénin-Liétard ; 15° la ligne des houillères du Pas-de-Ca lais ; 16° le chemin de fer de Douai à Orchies ; 17° celui d'Orchies à la frontière belge ; 18° la ligne de Béthune à Lille ; 19° celle de Lille sur Tournai ; 20° le chemin de fer de Lille à Valenciennes ; 21° ce lui de Saint-Ainand à la frontière belge ; 22° la ligne de Saint-Amand à Blanc-Misseron ; 23° le chemin de fer du Cateau à Valenciennes ; 24° celui de Valenciennes à Douzy ; 25° la ligne de Valenciennes à Aulnoye ; 26° le chemin de fer de Lille à Calais et Dunkerque ; 27° le chemin de fer de ceinture de Lille ; 28° la ligne de Lille à Comines ; 29° celle de Dunkerque à la frontière belge ; 30° le chemin de fer de Somain à Menin ; 31° celui de Dunkerque à Calais ; 32° la ligne de Gravelines à Watten ; 33° celle de Saint-Omer à Armentières ; 34° le chemin de fer de Busigny à Hirson ; 35° celui de Maubeuge à Fourmies ; 36° le petit embranchement de Cousolre. Le territoire du département du Nord fut d'abord habité parles Celtes auxquels succédèrent les Gallo-Romains. Vers la fin de l'empire romain, les Francs et les Saxons s'y établirent : la population se trouva alors mêlée à ces tribus germaniques. Aussi le peuple de Flandre parla-t-il longtemps le flamand, dialecte du bas allemand, qui, du reste, est encore usité dans les arrondissements de Dunkerque et d'Hazebrouck. (Voir l'article France, tome I, page 749.) Le département du Nord est le plus peuplé des départements français après celui de la Seine. Le chiffre de sa population moyenne est de 327 individus par kilomètres carré, tandis qu'il n'est que de 73 pour la France entière. Le département du Nord comprend 7 arrondissements, 61 cantons et665 communes. — Chef-lieu : Lille. Sous-préfecture : Avenues ; Cambrai, archevêché illustré par Fénelon ; Douai ; Dunkerque ; Hazebrouck ; Valenciennes.
Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887
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