
Pays |
Dates |
Villes |
Tarif TTC |
|---|---|---|---|
| Billet avion Madagascar | Départ le 21/06/12 Retour le 03/07/12 |
paris tamatave |
1.480€ |
| Billet avion Madagascar | Départ le 21/06/12 Retour le 03/07/12 |
paris tamatave |
1.498€ |
| Billet avion Madagascar | Départ le 11/06/12 Retour le 29/06/12 |
paris tamatave |
3.833€ |
| Billet avion Madagascar | Départ le 09/06/12 Retour le 23/06/12 |
nantes tananarive |
3.145€ |
| Billet avion Madagascar | Départ le 09/06/12 Retour le 23/06/12 |
nantes tananarive |
2.921€ |
| Billet avion Madagascar | Départ le 25/06/12 Retour le 15/07/12 |
nantes majunga |
1.506€ |
| Billet avion Madagascar | Départ le 25/06/12 Retour le 15/07/12 |
nantes majunga |
1.507€ |
| Billet avion Madagascar | Départ le 25/06/12 Retour le 15/07/12 |
nantes majunga |
1.889€ |
| Billet avion Madagascar | Départ le 12/07/12 Retour le 28/07/12 |
paris majunga |
3.869€ |
| Billet avion Madagascar | Départ le 01/06/12 Retour le 08/06/12 |
paris tamatave |
3.910€ |




MADAGASCAR - très grande île de l'océan Indien (Voyez carte pages 439), située presque entièrement dans la zone intertropicale, et au voisinage de la côte orientale du continent africain auquel la rattachent les géographes. En réalité, l'île de Madagascar, par la nature de son sol, par sa flore et par sa faune, constitue un petit continent à part. C'est une des plus grandes terres insulaires du globe et, si l'on ne tient pas compte de l'Australie, elle est, en étendue, la troisième île après la Nouvelle-Guinée et Bornéo. Sa pointe septentrionale, le cap d'Ambre, est par 11° 57' 30" de latitude Sud, et son extrémité méridionale, le cap Sainte-Marie, par 25° 38' 55" de latitude Sud. En longitude, elle est comprise entre 40° 59' 30" et 48° 7' 20" à l’Est du méridien de Paris. Sa plus grande longueur, du Nord-Est au Sud-Ouest, est de 1515 kilomètres, et sa largeur moyenne de l'?st à l'?uest de 470 kilomètres. Sa superficie dépasse celle de la France d'environ 60 000 kilomètres carrés. L'île de Madagascar est séparée de l'Afrique par le canal de Mozambique dont la largeur moyenne est approximativement de 390 kilomètres. Comme elle est beaucoup plus étendue du Nord-Est au Sud-Ouest que de l’Ouest à l’Est, on a comparé sa forme à celle d'un poisson dont la tête serait tournée vers le Nord et qui aurait l'extrémité postérieure du corps arrondie. Sauf dans sa partie N. où elle présente une presqu'île très prononcée limitée au Sud par la baie d'Antongil, la côte orientale de Madagascar est presque rectiligne. Elle commence au Nord au cap d'Ambre et finit au Sud au Fort-Dauphin. Sa partie septentrionale, formant environ le tiers de sa longueur, offre aux navigateurs de belles rades, de nombreux mouillages et quantité de ports. On y trouve, en allant du Sud au Nord : le cap d'Ambre, la baie Diego-Suarez, le port Loky, le port Leven, Vohémar, le cap Ngontsy, le cap Masoala, la baie d'Antongil, Tintingue en face de l'île Sainte-Marie, Fénérive, Foulepointe, Tamatave. A partir de cette dernière localité, la côte orientale, jusqu'à son extrémité S., n'offre plus aucun abri sûr aux grands navires. La côte Sud de l'île n'a point d'autres accidents géographiques que le cap Sainte-Marie et le cap Barrow. La côte occidentale, beaucoup plus sinueuse que le littoral de l'?st, présente, en allant du Sud au Nord : la baie Saint-Augustin, le port de Touléar, le cap Saint-Vincent, une large baie peu profonde qui reçoit l'un des grands fleuves de l'île, le Tsijobonina, et beaucoup plus au Nord le cap Saint-André. Au-delà de ce dernier point, et jusqu'au cap d'Ambre, extrémité septentrionale de Madagascar, les baies se multiplient ; les principales d'entre elles sont : la baie Baly, la baie Cajembi, la baie Boïna, la baie Majamba, la baie Narinda et la baie de Passandava dont l'entrée est défendue par l'île de Nossi-Bé. Tout à fait au Nord de l'île, on rencontre le cap Saint-Sébastien, et la baie du Courrier entre ce dernier et le cap d'Ambre. L'île de Madagascar est très montagneuse dans son ensemble. Tout le long de la côte orientale, depuis Vohémar jusqu'au Fort- Dauphin, court une première chaîne de montagnes, haute de 800 à 900 mètres, et qui a plus de 300 lieues d'étendue. Parallèlement à celle-ci, et séparée par des gorges profondes ou par des plateaux, on voit s'étager une seconde chaîne granitique de 400 à 500 mètres plus élevée que la chaîne côtière et qui forme l'arête culminante de l'île. Cette chaîne n'est point dans l'axe de Madagascar, comme le supposaient les anciens géographes : elle est beaucoup plus rapprochée de la côte orientale que de la côte occidentale. Après qu'on l'a franchie, on trouve sur son versant Ouest. un plateau large d'environ 30 lieues, tourmenté et déchiré par des gorges et des vallées profondes, et qui est le plateau central de l'île. Il s'abaisse brusquement et par une pente très rapide dans la direction de l'Ouest jusqu'à une plaine sablonneuse et coupée de ravins qui borde le littoral du canal de Mozambique. Cette plaine, dont le niveau est environ à l'altitude de 200 mètres, est bornée à. l’Est par une première série de hauteurs qui forment le premier gradin de la pente du plateau. Un peu plus haut, en avançant vers l'intérieur, il existe une seconde chaîne plus accentuée, mais très étroite et remarquablement rectiligne : c'est le Bemaraha qui s'étend du Nord au Sud depuis le cap Saint-André jusqu'au-delà du fleuve Onilahy ou Saint-Augustin. Vers son extrémité Sud, le Bemaraha se joint à deux chaînes secondaires et intérieures du plateau. C'est dans la grande chaîne granitique dominant la chaîne orientale de l'île, vers le centre de celle-ci, dans la région de l'Ankaratra, que l'on renconte les sommets les plus élevés de toute l'île, tels que l'Ambohymirandrana (2350 mètres), l'Ankavitra (2 530 mètres), le Tsiafacafo (2 540 mètres), le Tsiafajavona (2690 mètres), etc. De la disposition des montagnes dans le sens de la plus grande longueur de l'île, il résulte que l'arête principale partage tout le pays en deux versants : l'un oriental, beaucoup plus étroit, tributaire de l'océan Indien ; l'autre occidental, cinq ou six fois plus large, qui porte ses eaux au canal de Mozambique. Le versant oriental est sillonné transversalement de nombreuses rivières torrentueuses dont l'embouchure est généralement obstruée par deux causes météorologiques. En premier lieu, la mousson du Sud-Est, venant de l'océan Indien, amoncelle le long du littoral des cordons de sable ; en second lieu, les pluies diluviennes qui tombent dans le pays pendant l'hivernage grossissent considérablement les cours d'eau et, charriant des terres ainsi qu'une foule de débris organiques arrachés aux rives, déposent, sur le talus des sables, des alluvions qui se changent peu à peu en deltas marécageux et insalubres. Les miasmes qui s'en dégagent dans le saison sèche engendrent des fièvres intermittentes qui moissonnent surtout les Européens, quoiqu'elles n'épargnent point les indigènes. Aussi la côte orientale de Madagascar a-t-elle la réputation d'être l'une des plus malsaines des régions tropicales. Néanmoins les travaux entrepris par les Européens, notamment les drainages et les plantations d'eucalyptus effectués par les Français à Tamatave, ont déjà amélioré cet état de choses et prouvé que ce littoral pourrait être assaini par des travaux bien entendus. Le versant oriental de Madagascar n'a qu'un petit nombre de cours d'eau méritant d'être cités. Les plus importants sont : le Maningory, »qui débouche dans la mer au Sud de l'île Sainte-Marie ; le Mangoro, qui, après avoir coulé du Nord au Sud au pied de la grande chaîne, tourne brusquement vers l’Est savant de se jeter dans l'océan ; le Mananjara et le Mañanara, qui ont leur embouchure plus au Sud En raison de sa largeur, qui est de 3 à 4 degrés, le versant occidental de l'île possède des rivières plus importantes. Les principales d'entre elles sont, en allant du Sud au Nord : l'Onilahy qui tombe dans la baie de Saint-Augustin ; le Mangoka ; le Tsijobonina, formé par la réunion du Mahajilo et du Mania ; le Manambolo ;le Manambao ; le Marambitsy qui se jette dans la baie Cajembi ; l'Ikopa, le fleuve le plus considérable de l'île, qui sur sa rive droite se grossit d'une rivière importante, le Betsiboka, et finit dans la baie Bombétok ; enfin le Sofia, versant ses eaux dans une lagune qui débouche dans la baie Majamba. La plupart de ces cours d'eau de Madagascar, coupés de rapides, ou ayant leur lit obstrué de roches transportées par les grandes eaux, ne sont point navigables. Il existe dans l'étendue de Madagascar un certain nombre de lacs, mais ils sont tous de faible dimension. Les seuls qui méritent d'être mentionnés sont : le lac Alaotra à l'Ouest de Fénérive ; le lac Itasy, dans le plateau et à peu près au centre de l'île ; le lac Kinkony au Nord-Est du cap Saint-André. Sur la côte Sud-Ouest de Madagascar sont les deux lagunes salées d'Otry et de Tsimanampetsotsy, cette dernière très longue, mais fort étroite. Ces lagunes, découvertes par M. Grandidier, sont les restes d'anciens estuaires. En outre, la côte orientale de l'île, dans toute sa partie S. et sur une étendue de plus de 500 kilomètres, est bordée d'un nombre immenses de longues et étroites lagunes séparées de la mer par des bourrelets de sable. En ouvrant des chenaux dans ces cordons, on pourrait transformer certaines lagunes de ce littoral inhospitalier en abris pour les navires. Un contraste saisissant dans la nature des côtes frappe tous les navigateurs qui abordent à Madagascar : tandis que tout le littoral de l'île qui se trouve au Nord d'une ligne droite qui serait tirée du cap Saint-André à Tamatave abonde en baies et en rades qui peuvent fournir aux vaisseaux de bons mouillages et servir à l'établissement d'excellents ports, tout le reste de l'île est à peu près complètement dépourvu de ces avantages, à tel point que les navires ne peuvent y stationner dans le voisinage de la terre. Les bonnes baies sont sur tout multipliées sur la côte Nord-Ouest ; celles qui s'y succèdent du Sud au Nord sont les baies Baly, Boïna, Bombétok, Majamba, Narinda, Baminifok. Rafala, et la baie de Passandava, occupée un certain temps par notre flotte. Sur le même littoral, tout près du cap d'Ambre, on signale encore la baie du Courrier. A partir de ce même cap, et en descendant vers le Sud, on rencontre d'abord sur la côte Nord-Est la magnifique baie de Diego-Suarez que l'on a comparée à celle de Rio-Janeiro et qui se subdivise en quatre baies secondaires appelées la baie du Tonnerre, la baie des Cailloux-Blancs, le port de la Nièvre et la baie des Français. Puis Viennent plus au Sud le port Loky, la baie de Vohémar, la vaste baie d'Antongil où stationnèrent souvent nos vaisseaux, la baie de Tintingue, en face de l'île Sainte-Marie ; la médiocre baie de Fénérive, celle de Foule- pointe, beaucoup meilleure ; et enfin le port de Tamatave, Dans toute la partie S. du littoral de l’Est, dès qu'on a dépassé Tamatave, c'est à peine si l'on peut signaler quelques points de relâche pour les vaisseaux, tels que Mananjara et Matitanana. Il faut s'avancer jusqu'à la baie Sainte-Luce et au Fort-Dauphin pour trouver des mouillages sûrs, de véritables ports Au Sud-Ouest de l'île, il n'y a guère à mentionner que le port de Touléar. Comme tous les autres pays situés dans la zone tropicale, Madagascar ne possède que deux saisons : la saison sèche, qui règne depuis le mois de mai jusque vers le milieu d'octobre, et la saison pluvieuse ou hivernage, qui commence en novembre pour finir à la fin d'avril. La première de ces saisons, coïncidant avec notre été, est naturellement la plus froide ; mais néanmoins, sur les côtes, la température ne s'abaisse jamais pendant cette période au-dessous de 10°. Elle est naturellement moindre dans les parties montagneuses et est, par exemple, d'environ 6° à Antananarivo. La saison des pluies est en même temps celle des plus grandes chaleurs, et, au voisinage de la mer, on voit souvent le thermomètre monter à + 34° ou + 35°. C'est à cette époque que les miasmes se dégagent surtout des lagunes du littoral de l’Est et que celui-ci est le plus malsain. Madagascar est entièrement sous l'influence des vents alizés : la mousson du Nord-Est y règne de novembre à avril, et celle du Sud-Est le reste de l'année. On compte, parmi les fléaux les plus redoutables du pays, les brises de terre qui exercent de grands ravages sur la côte Nord-Ouest de l'île pendant la saison sèche. La géologie de la grande île malgache n'est point connue dans ses détails ; toutefois la nature plutonique de la plus haute chaîne de montagnes et du plateau induit à admettre a priori l'existence de nombreux minerais. On sait, en outre, que la partie Sud de l'île est recouverte de grandes plaines secondaires qui doivent renfermer les gisements qu'on rencontre habituellement dans les formations de cette nature. Quant aux côtes, elles sont d'origine alluviale. Il parait qu'il existe des mines d'or et d'argent dans le territoire hova ; mais les lois de ce pays en interdisent non seulement l'exploitation, mais encore la simple recherche. On a signalé, en outre, dans l'ile, des filons de minerais d'argent, de cuivre et de plomb dont jusqu'à présent on n'a tiré aucun parti. Les minerais de fer sont abondants dans une foule de localités, et ils sont d'une qualité exceptionnelle, étant surtout constitués par l'hématite et l'oligiste. Ils sont exploités par les indigènes, mais par des procédés tout à fait primitifs. La houille se trouve, semble-t-il, en abondance dans plusieurs districts de Madagascar, et un ingénieur français, M. Guillemin, en a découvert autour de la baie de Passandava un gisement qui n'occupe pas moins de 3 000 kilomètres carrés de superficie, et dont l'étendue est par conséquent supérieure à l'ensemble des terrains houillers de la France. Le petit continent de Madagascar possède une flore si variée qu'on l'a surnommé le paradis des botanistes. Il ne faut cependant point s'imaginer qu'il soit universellement paré d'une végétation luxuriante. Celle-ci ne se développe guère que sur les côtes, bordées d'une zone de forêts qui fait le tour entier de l'île ; mais, dans l'intérieur, il y a de vastes espaces tels que les massifs montagneux et les plaines secondaires qui sont à peu près dénudés et stériles. Ce n'est que dans les gorges, dans les vallées et dans les endroits marécageux que la terre se revêt d'un splendide manteau de verdure. Les Cryptogames sont représentées à Madagascar par de belles et nombreuses espèces de fougères, et les Orchidées intertropicales y pullulent. Parmi les grands arbres que l'homme peut ' utiliser, nous citerons : le baobab elle ravenal ou arbre des voyageurs, avec le tronc duquel les indigènes construisent la charpente de leurs cases, et dont les feuilles servent à en faire les cloisons et le toit. Ces feuilles présentent cette particularité que l'eau de pluie ou la rosée s'amasse dans leur creux et fournissent aux voyageurs une boisson rafraîchissante. Les bois de construction abondent à Madagascar : on y trouve le bois de matte, sorte d'acajou rouge et très dur ; le bois de teck, le chrysopia, dans le tronc élancé duquel les Malgaches se creusent des pirogues. Les essences propres à l'ébénisterie sont aussi très communes à Madagascar qui produit l'ébène, le palissandre, le bois de rose, le bois d'andromène, le bois rubane. L'ile renferme une grande variété de conifères dont une espèce donne l'élémi. On recueille aussi dans l'île plusieurs gommes, notamment la gomme du takamaka, avec laquelle on fabrique un vernis jaune paille, et celle de l'aronga, qui sert à faire un beau vernis rose. Le riz, dont il existe une douzaine de variétés, est la culture principale des habitants et la base de leur alimentation. On l'ensemence dans toutes les parties inondées ou suffisamment arrosées du territoire. Les autres végétaux alimentaires sont les bananes, la patate, plusieurs espèces d'ignames, le maïs, le manioc, la pomme de terre introduite par les Européens et fort prisée des indigènes ; le millet, les haricots, les différentes cucurbitacées de l'Europe ou de l'Afrique, et nos légumes communs, tels que choux, oignons, etc. Les pêchers, les orangers, les citronniers réussissent très bien à Madagascar. L'indigotier croît spontanément dans l'île ; le cotonnier ainsi que le chanvre y sont assez répandus. On y récolte les fruits de l'arachide et un grand nombre de graines oléagineuses. Toutes les épiées de la Malaisie prospèrent sur le continent malgache, qui est naturellement riche en plantes tinctoriales. La canne à sucre pousse si vite dans les terrains humides qu'elle ne se charge, point assez du principe saccharifère, et ce n'est que dans les lieux plus élevés et plus secs qu'elle fournit un jus suffisamment sucré. Le tabac de Madagascar est d'excellente qualité. On a introduit le froment, l'avoine et l'orge dans le territoire des Hovas ; mais les indigènes n'estiment point beaucoup ces céréales. Depuis environ deux siècles, le cocotier s'est propagé spontanément dans l'ile, mais il n'y est point encore très fréquent. L'introduction de l'arbre à pain, qui y réussit, est l'œuvre de l'homme et est de date plus récente. Si l'absence de routes dans l'île n'y mettait obstacle, les Européens pourraient exploiter avec profit les bois précieux des forêts de Madagascar dont on ne tire jusqu'à présent aucun parti. Quoique très voisine de l'Afrique et malgré sa faible étendue relative, l'île de Madagascar doit être considérée, au point de vue de sa population animale, comme un monde à part, un véritable continent. Une foule d'espèces ne se rencontrent que là ; d'autres, mais en petit nombre, appartiennent à la fois à cette île et à l'Afrique australe ; d'autres enfin, assez nombreuses, sont communes à Madagascar, à l'archipel Malais et à l'Asie méridionale. Un fait qui a lieu de surprendre, c'est le petit nombre d'espèces de poissons qui peuplent les eaux douces de l'île ; d'après les récits des voyageurs, il n'y en aurait pas plus d'une dizaine. La classe des reptiles est assez richement représentée à Madagascar : les tortues marines pullulent sur les côtes ; plusieurs sortes d'émydes habitent les eaux douces et certaines d'entre elles sont particulières au pays ; deux espèces de crocodiles infestent les rivières, les lagunes et les lacs ; plusieurs genres de caméléons sont communs partout ; enfin, deux genres de batraciens, le polypédate et le pyxicéphale, sont propres à Madagascar. Ce petit continent est habité par environ 250 espèces d'oiseaux dont plus de la moitié sont inconnues dans le reste de la terre. Les autres espèces sont identiques à celles de l'Afrique ou de la Malaisie ; mais le nombre des oiseaux répandus à la fois à Madagascar et dans la Malaisie est plus considérable que celui des espèces africaines. Parmi les oiseaux uniquement cantonnés à Madagascar, nous nous bornerons à mentionner deux phaétons, la foulque crêtée, le jacana à nuque blanche, le mésite, oiseau de l'ordre des Gallinacés, deux pigeons dont l'un est appelé maïtsou et l'autre founingo par les indigènes ; la tourterelle peinte, commune à l'île et à la Malaisie ; deux espèces de martins-pêcheurs, cinq perroquets, etc. Le petit continent malgache ne possède ni pachydermes, ni ruminants de grande taille, à l'exception de ceux que la civilisation y a introduits. Mais ce qui donne à sa faune mammalogique un caractère spécial, ce qui la différencie de celles de tous les autres continents, c'est la multitude de lémuriens ou prosimiens dont elle est composée. Parmi ces animaux, quantité d'espèces ne vivent qu'à Madagascar ; un petit nombre seulement sont communes à ce pays et à l'archipel Malais. Les plus remarquables appartiennent au genre maki et au genre indri. Les premiers sont de jolis petits animaux nocturnes et grimpeurs atteignant tout au plus la taille d'un chat. Les espèces les plus abondantes : sont le maki commun (lemur vapius) ; le catta (lemur catta) ; le maki nain (microcebus myoxinus), qui ressemble à notre muscardin ; le maki gris (hapalemur griseus), qui est le bokombal des indigènes. Il existe aussi à Madagascar plusieurs espèces de makis à tête de chat ou chirogales, parmi lesquels on remarque le maki à fourche (çhirogaleus furcifer) ou walou verbe intransitif. La famille des Indris ne le cède point en importance à celle des Makis ; c'est même elle qui renferme les géants de l'ordre des Prosimiens : elle est principalement représentée dans l'île par l'indri commun (lichanotus indri), qui atteint 1 mètre de haut lorsqu'il se dresse sur ses pattes de derrière, et que les habitants du pays appellent babacoto. Un autre genre qui se trouve également à Madagascar est l'aye-aye (chiromys Mada
Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887
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