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Billet avion Japon : historique des transactions

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Billet avion Japon Départ le 12/07/12
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Billet avion Japon Départ le 15/06/12
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Billet avion Japon Départ le 12/06/12
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Billet avion Japon Départ le 28/06/12
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Découverte! Autrefois... le Japon

JAPON - en japonais NIPPON (Empire du Soleil levant), 417 412 kilomètres carrés, 46 400 000 habitants, empire insulaire situé à l'Est de l'Asie (Voyez carte page 149). Il est borné à l'Est par l'océan Pacifique, au sud par la mer de Chine, à l'Ouest. par le détroit de Corée et la mer du Japon, au nord par la mer d'Okhotsk, et il se trouve compris entre 24° et 51° de latitude nord et entre 119° 3' et 154° de longitude Est Il se compose de quatre grandes îles : 1° Nippon, que les Japonais appellent Rondo(le District ou la Contrée principale) et qui est au centre de l'archipel ; 2° Yéso (le Pays des sauvages), au nord ; 3° Sikok, et 4° Kiou-Siou, ces deux dernières au Sud de Nippon. En outre, le Japon possède encore : l'archipel des Lou-Tchou ou Riou-Kiou, annexé en 1876 ; les îles Bonin ou Ogasavara, à l'Est.-Sud.-Est. ; enfin les Kouriles, au nord , dont les plus septentrionales ont été échangées en 1875 avec la Russie contre l'île Sakhalin. Côtes. — Les côtes très découpées et déchiquetées de l'archipel japonais ont ensemble un développement de 11000 kilomètres environ ; elles présentent un grand nombre de promontoires et de caps dont les principaux sont, en allant du sud au nord : le cap Satano-misaki, au sud de Kiou-Siou ; le cap Asisourino-misaki, à la pointe SUD-SUD-EST de Sikok ; le cap Siryia-saki, à la pointe nord de Nippon ; le cap Erimo au SUD-SUD-EST d'Yéso ; le cap Siretoko au nord et le cap Okamoui à l'Ouest de la même île. Les principaux détroits qui séparent les diverses îles du Japon sont : le détroit de Van-Diémen, au sud, entre Kiou-Siou et la petite île de Tanéga ; le détroit de Simono-séki ou de Van der Capellen, entre Kiou-Siou et Nippon ; le canal de Boungo, entre Kiou-Siou et Sikok (il fait communiquer la mer Intérieure, Seto-Utchi, comprise entre Kiou-Siou, Sikok et la partie méridionale de Nippon, avec le Grand Océan) ; le canal de Kié, entre Sikok et Nippon ; le détroit de Tsougar, entre Nippon et Yéso ; le détroit de La Pérouse, entre Yéso et l'île Sakhalin ; le détroit de Yéso, entre Yéso et Kounasir ; le canal de Pico, entre Kounasir et Itoroup ; le canal de Vries, entre Itoroup et Ouroup ; enfin le détroit de Corée, entre la partie méridionale du Japon et la presqu'île de Corée. Parmi les nombreuses baies qui s'enfoncent dans le littoral, nous mentionnerons : la baie de Nagasaki, sur la côte occidentale de Kiou-Siou ; celle de Kagosima, qui divise en deux becs l'extrémité méridionale de Kiou-Siou, au sud de la précédente ; la grande baie d'Yédo (Tôkio) et la baie de Sendaï, sur la côte orientale de Nippon ; enfin la baie du Volcan, la baie Laxmann et le golfe Strogo-noff, sur les côtes d'Yéso. Outre les îles principales dont nous avons parlé, il en existe une infinité d'autres plus petites dans le voisinage de ces dernières. On en compte, dit-on, 3850, abstraction faite des innombrables roches qui émergent de l'océan dans ces parages. Parmi ces des, on distingue : Ama-kousa, à l'entrée de la baie de Nagasaki ; les îles Goto, à l'Ouest. de Ama-Kousa ; Tsou-sima, dans le golfe de Corée ; l’île de Sado, dans la mer du Japon, sur la côte occidentale de Nippon ; Ko-sima, O-sima, Okousiri, sur la côte ouest de la bizarre presqu'île qui forme l'extrémité méridionale d'Yéso ; Kounasir, Itoroup, Ouroup (Kouriles), au nord d'Yéso ; l’île Sikotan, à l'Est de Kounasir ; O-sima, à l'entrée de la baie d'Yédo (Tôkio), et, au SUD-SUD-EST de celle-ci, dans le Grand Océan : Tosisima, Mitaké, Mikoura, Fatsisio, Aoga-sima ; enfin, Tanéga, déjà nommée, au Sud de Kiou-Siou. Orographie. Hydrographie. Climat. — Les îles du Japon, montueuses et volcaniques, sont couvertes de hautes montagnes escarpées, séparées par de fertiles vallées arrosées par de nombreux cours d'eau torrentiels. Yéso est parcourue par deux chaînes dont la formation géologique est différente : la chaîne méridienne est granitique et feldspathique, tandis que l'autre, plutonique ou volcanique, est formée de basaltes, de trapps et de diorites ; c'est sur cette seconde chaîne que s'alignent, du nord-ouest au Sud-est les volcans de l'île. Dans l'île de Nippon dont les plus hauts sommets sont également des cônes volcaniques, éteints pour la plupart, les chaînes forment du nord au sud des rangées parallèles. C'est là que se dresse le Fouzi-yama (3 845 mètres), la montagne sacrée des Japonais, volcan dont la dernière éruption date de 1707 ; l'Asama yama (2525 mètres), le plus important des volcans japonais, encore en activité. L'île Sikok a aussi des sommets assez élevés. Kiou-Siou, où dominent les roches éruptives, renferme de beaux volcans dont quelques-uns sont encore en activité ; à l'Ouest se trouve le Ounzen-san, volcan péninsulaire d'où s'échappent des sources thermales et des vapeurs sulfureuses. Les cours d'eau qui arrosent le Japon sont, pour la plupart, des torrents de montagnes, souvent larges et profonds, et dont le développement est plus grand qu'on pourrait s'y attendre. Ce sont : 1° dans l'île de Sikok, le Yosino-gawa (plus de 200 kilomètres de cours) ; 2° dans la grande île de Nippon : le Kitakami-gawa (250 kilomètres), qui coule du nord au Sud et débouche dans la baie de Sendaï ; le Sinano-gawa, le plus long et le plus abondant des neuves japonais (350 à 400 kilomètres), qui tombe dans la mer du Japon ; le Toné-gawa, qui débouche dans la baie d'Yédo (Tôkio) ; le Soumidagawa (180 kilomètres), qui passe à Yédo (Tôkio) ; 3° dans l'île d'Yéso : l’Isikari (250 à 300 kilomètres), qui coule vers le sud-ouest ; le Tésivo, qui se dirige au nord-ouest ; le Tokatsi (environ 200 kilomètres), dans le Sud de l'île. — Le Japon possède quelques lacs dont le plus grand est le lac Biva, dans l'île de Nippon, près de l'extrémité méridionale duquel s'est développée Kiôto, l'ancienne capitale du Japon. L'empire du Soleil levant possède un climat marin, considérablement modifié, il est vrai, par le voisinage du continent asiatique. De plus, l'étendue, en longueur, de cette région (plus de 25° de latitude), qui touche d'un côté au Kamtschatka tandis que de l'autre elle se rapproche du tropique du Cancer, fait que les différences de climat y sont très grandes. Les îles Lou- Tchou et Bonin jouissent d'un printemps perpétuel ; les Kouriles endurent des frimas polaires et la neige ne fond complètement qu'en juin sur les côtes Est et nord de Yéso. D'un autre côté, à latitude égale, la température moyenne est plus élevée sur la côte du Pacifique que sur le rivage de la mer du Japon. A Nagasaki, la température de l'hiver est + 6°, 5, celle de l'été + 25°, 1 : température moyenne, + 18° ; à Tôkio (Yédo), + 3°, 6 en hiver, -24°en été : moyenne, + 13°, 5. Toutes les chaînes de montagnes de Nippon sont complètement couvertes de neige pendant l'hiver. Les typhons sont, avec les tremblements de terre qui accompagnent souvent les éruptions volcaniques, un fléau pour cette contrée ; ils visitent surtout les côtes sud-est et étendent leurs ravages jusque sur la capitale. Richesses minérales. Flore. Faune. — Le Japon possède des gisements miniers en assez grand nombre ; on trouve en petite quantité l'or et l'argent dans les sables aurifères de quelques cours d'eau et principalement dans une mine de l'île Sado. Il existe du minerai de fer en abondance dans les montagnes de la région orientale de Nippon, ainsi que des minerais de cuivre estimés, surtout de la pyrite, dans la même contrée et aussi dans l'île de Sikok. Il y a du mercure, du plomb, de l'antimoine, de l'étain de belle qualité, du manganèse, du cobalt, enfin de la houille près de Nagasaki, de Yédo (Tôkio) et de Hakodaté en Yéso. Les pierres de construction consistent en granit, calcaires et marbres, ardoises, grès, trachytes, etc. Le Japon est riche en nombreuses sources minérales et thermales dont les habitants, grands amateurs de bains chauds, savent tirer parti. Nippon possède d'abondantes sources de pétrole. On conçoit que le sol si éminemment volcanique de l'archipel japonais soit couvert d'une riche végétation et que sa flore soit étonnamment variée ; elle comprend, en effet, 2743 espèces, sans compter les plantes importées de chine et d'Europe depuis les temps historiques ; elle abonde surtout en bois de toutes sortes. Dans le nord de Nippon, on trouve un grand nombre de conifères, parmi lesquels on distingue : le kinoki (arbre du soleil) et le soughi (le cèdre du Japon des voyageurs), arbres sacrés des Japonais ; le karamats, qui croît dans les hautes altitudes. Les autres essences sont : le châtaignier, le chêne, le hêtre, l'orme, le kousoumoki ou camphrier, l’ioussou ou bois de fer du Japon, le frêne ; le hô, d'un bel effet ornemental ; le mûrier, l'aune, l'érable, l'arbre à cire ; le kiri, dont on confectionne des coffres laqués, le bambou, etc. Au nombre des arbres à fruits, on remarque le cerisier, le prunier et le pêcher dont la floraison est l'occasion de grandes fêtes. Le Japon produit une grande quantité de riz ; la graine de cette céréale forme la base de l'alimentation et sert à fabriquer une sorte d'eau-de-vie désignée sous le nom de saki. L'orge et le blé sont récoltés en moindres quantités. Les autres productions agricoles du pays sont : l'igname, les dolics, le sagou ; le soja, pois employé comme condiment ; le navet, aliment d'un usage général ; les champignons, que les Japonais cultivent en grand et vendent en Chine ; une espèce de thé exportée aux États-Unis ; la canne à sucre, le chanvre, l'indigo, les citrons, les oranges, le poivre noir, le tabac, la laque, les vernis et le camphre. Dans toutes les îles, diverses algues comestibles servent à la nourriture des habitants. Les fleurs sont innombrables : elles ont, en général, plus d'éclat que nos fleurs d'Europe, mais moins de parfum. Comme la flore, la faune japonaise est d'une singulière richesse. Certaines espèces, telles que l'éléphant, en ont disparu ; maison rencontre encore l'ours dans les montagnes de Nippon et surtout dans les épaisses forêts d'Yeso. Les autres espèces de mammifères les plus remarquables sont de petits loups et de petits renards ; le sarou, singe à courte queue ; le cerf, le sanglier, plusieurs chauves-souris, une antilope à face de mouton, une espèce particulière de chien, la taupe, etc. Le Japon est en outre peuplé de serpents, pour la plupart inoffensifs, de nombreuses espèces d'oiseaux et d'insectes. Parmi ces derniers le bombyx du chêne et surtout le ver à soie contribuent à la fortune du pays. Le phoque et le lamantin fréquentent les côtes de l'archipel et les poissons foisonnent dans les eaux japonaises, notamment dans la partie septentrionale Yéso possède d'importantes pêcheries fournissant des saumons, des harengs, des crabes, des mollusques avec ou sans coquilles. L'holothurie est commune sur presque toute les côtes et on a trouvé des coraux dans les roches qui forment la ceinture de la baie d'Yédo (Tôkio). Les principaux animaux domestiques de l'archipel sont : les chevaux, plus grands et plus vigoureux que ceux de la Chine ; le bœuf, la vache et le buffle, qui ne servent pas à l'alimentation, mais sont employés aux travaux agricoles ; des porcs en petit nombre. Le Japon ne nourrit ni ânes, ni moutons, ni chèvres ; mais le lapin d'Europe s'y est parfaitement acclimaté. La volaille est très abondante et constitue, avec le riz et le poisson, un des principaux éléments de l'alimentation des Japonais. Population. Langue. Religion. — A quelle race appartient le peuple qui habite actuellement le groupe d'îles auquel on a donné le nom de Japon? On croit que c'est un peuple de race métisse, résultant du croisement de Jaunes et de Malais, descendu d'émigrants étrangers qui, longtemps avant notre ère, auraient envahi les îles méridionales et se seraient ensuite avancés vers le nord où vivait une population autochtone. (Voyez l'article Homme, page 987 du tome 1er de ce Dictionnaire.) D'après les annales japonaises, ces habitants primitifs étaient les Emichi ou les Eso (nom qui rappelle celui de l'île d'Yéso) de race mongole ; ils vivaient de la chasse et de la pêche et laissaient croître leurs cheveux et leur barbe. Tels sont encore aujourd'hui les traits distinctifs des Aïnos, confinés dans l'île d'Yéso, au nord de l'archipel, chez lesquels on reconnaît le type mongol, mais qui diffèrent des Chinois et des Japonais par l'abondance de leur chevelure et parleur barbe inculte. Quant à la population japonaise proprement dite, elle présente deux types tout à fait dissemblables : l'un, le type aristocratique, qui se rencontre dans le sud, se distingue par la forme du nez qui est droit, par des yeux ouverts et bien fendus, par un front élevé et par la coupe ovale du visage : l'autre, le type plébéien, présente les caractères de la race mongole : yeux bridés, front bas, nez écrasé, pommettes saillantes. En général, les Japonais sont de petite taille (1m, 50 en moyenne) ; les femmes sont plus petites encore. C'est un peuple intelligent, laborieux, tempérant ; il a le caractère gai, enjoué, affable ; il est doué d'un grand talent d'imitation, mais il n'a pas par lui-même l'esprit inventeur. Aujourd'hui, il tourne les yeux vers l'Occident et s'efforce de s'assimiler la civilisation européenne. Mais, d'après M Georges Bousquet, si 1esprit des Japonais est vif, il va par saccades et par bonds ; ses élans spontanés sont trop souvent suivis d'affaissements complets. La langue japonaise primitive ou yamato n'a aucun rapport avec le chinois ; c'est un idiome polysyllabique agglutinant auquel le japonais moderne doit sa sonorité et son harmonie. La langue japonaise actuelle est une mosaïque de mots chinois et de termes indigènes qui ne sont jamais complètement amalgamés. C'est surtout dans l'écriture que la fusion de ces deux éléments ne s'est pas réalisée. Quoi qu'il en soit, telle qu'elle est, la langue japonaise, essentiellement réaliste, et par conséquent pauvre en expressions abstraites, constitue un instrument autrement perfectionné et autrement maniable que le chinois, mais insuffisant toutefois pour exprimer les idées métaphysiques. On pratique au Japon deux religions principales : le sintoïsme et le bouddhisme. Le sintoïsme est la religion nationale : c'est l'apothéose des princes qui ont gouverné le pays, des héros célèbres, des savants, des ancêtres illustres devenus des esprits ou kami. Cette croyance n'a ni dogmes ni code moral ; elle possède seulement un rituel qui recommande des sacrifices ou simplement des offrandes consistant en gâteaux, huile, oiseaux vivants, etc., accompagnées de la récitation d'une prière à l'esprit. Les prêtres sintoistes n'ont pas de couvents et ne sont pas astreints au célibat. C'est au VIe siècle après Jésus Christ que le bouddhisme pénétra au Japon par la Chine ; il s'y divise en nombreuses sectes. Le christianisme a été introduit au XVIe siècle par les missionnaires espagnols et portugais ; ses adeptes sont, à plusieurs reprises, subi de cruelles persécutions. Art, industrie, commerce. — L'art japonais est essentiellement décoratif et se fait remarquer par un sentiment exquis de la nature ; mais les artistes indigènes manquent d'idéal et ne cherchent, pas à réaliser dans leurs œuvres des aspirations élevées ; ils montrent toutefois dans certaines branches une véritable supériorité ; car ils possèdent, en même temps que la science du décor, une connaissance profonde des lois de la couleur : les faïences, les porcelaines, les laques, les fontes et les bronzes japonais sont extrêmement remarquables. On travaille au Japon les métaux à la perfection ; les ciseleurs incrustent la nacre, l'ivoire et tous les métaux, auxquels ils trouvent moyen de marier habilement la laque, vernis composé avec la sève d'un arbre de la famille des Anacardiacées et qui est aujourd'hui l'objet d'un grand commerce ; les tisseurs fabriquent d'admirables étoffes de soie, des brocarts mêlés de fils d'or et d'argent ; la sériciculture est extrêmement répandue et le Japon exporte beaucoup de soies grèges. L'industrie du papier, tiré du kozou et d'autres arbrisseaux de la famille du mûrier, est aussi très importante et donne des produits tout à fait remarquables par leur finesse et leur ténacité. Au Japon, on utilise le papier de mille façons : on en fait des vitrages pour les maisons, des mouchoirs de poche, des cordes, des couvertures de parapluies et de voitures, des manteaux de voyage, etc. L'art de la teinture, jadis florissant, est en décadence. La tannerie n'était pas en honneur sous l'ancien régime ; mais, depuis la révolution e 1868, qui affranchit les tanneurs regardés jusqu'alors comme des êtres impurs l'industrie des cuirs s'est développée. Aujourd'hui les Japonais fabriquent des draps et du verre avec lequel ils ont remplacé le cristal de roche anciennement mis en œuvre. Comme menuisiers et ébénistes, leurs ouvriers sont les premiers du monde et ils savent approprier le bambou a un nombre infini d'usages. La fabrication des éventails, qui joue un si grand rôle dans la vie de ce peuple, constitue une industrie de premier ordre et l'éventail brisé est une invention japonaise. Enfin il existe dans le pays des arsenaux et des manufactures d'armes, et l'on y construit maintenant des machines à vapeur et des locomotives, on y fond des rails de chemin de fer. Depuis que le Japon a été ouvert aux Américains et aux Occidentaux, le commerce extérieur a acquis une véritable importance ; les principaux articles exportés sont : la soie grège, les graines de ver à soie, les thés, les algues marines, le poisson salé ou séché, du cuivre, du camphre, de la cire végétale, des champignons, des laques, des porcelaines, de la houille, du tabac, etc. , et, parmi les objets manufacturés, des éventails. Les principaux objets d'importation sont : les étoffes de coton et le coton filé, le fer de provenance anglaise ou belge, des sucres de l'île de Formose, des mousselines de laine tissées en France, etc. Les ports ouverts au commerce européen, en vertu des traités de 1858 et années suivantes, sont : Tôkio, sur la baie d'Yédo ; Osaka et Hiôgo (Kôbe), sur la mer Intérieure ; Niigata, sur la côte nord-ouest de Nippon ; Nagasaki, dont la baie, sur le littoral occidental de Kiou-Siou, est pittoresque et des plus sûres ; Hakodaté, admirable rade à l'extrémité de Yéso. En 1885, le Japon avait 1132 kilomètres de chemins de fer ; la première ligne ouverte (1872) est celle de Tôkio (Yédo) à Yokohama ; elle n'a que 29 kilomètres. L'empire du Soleil levant est relié à l'Europe par le fil télégraphique danois qui va de Nagasaki à Shangaï et de Nagasaki à Vladivostok (Sibérie). Les grandes villes du Nord du pays sont reliées entre elles et avec Nagasaki par des lignes télégraphiques terrestres ou sous-marines. Divisions administratives. — Avant la révolution de 1868, le Japon était partagé en régions, et celles-ci en provinces qui correspondaient à des contrées naturelles délimitées par des chaînes de montagnes. Cette division avait pour résultat de développer outre mesure le sentiment particulariste ; aussi les anciennes provinces furent-elles remplacées, à la suite de la révolution de 1868, par des ken ou départements, subdivisés en kôri ou gôri (districts). En 1880, le Japon était divisé administrativement en 3 fou. (Tôkio, Kiôto et Osaka) et 36 ken. Depuis lors, on a opéré quelques remaniements de territoires : le gouvernement des colonies, qui administrait Yéso et les Kouriles, a été supprimé, et on a constitué les ken de Hakodaté, Sapporo et Némoro ; en sorte que le nombre des ken était de 41 en 1883. — Capitale Tôkio (Yédo) ; villes du Nord principales : Osaka, Kiôto, Nagoya, Kanazawa, llirosima, Yokohama, Tokousima, Vakayama, Sendaï, Kagosima, Yonezava, Toyama, Koumamoto, Sakai, Hagi, Kochi, Foukoui, Nagasaki, Sizouoka, Niigata, Matsouye, Hiôgo, Tot-tori, Okayama, Hakodaté. Histoire. — Marco Polo, célèbre navigateur vénitien, est le premier qui ait fait mention de l'archipel japonais, qu'il appelle Zipangu (fin du XIIIe siècle). Un naufrage y poussa le Portugais Ferd. Mendez Pinto en 1542 ; mais les chroniques de ce pays font remonter son histoire à une époque beaucoup plus reculée. En 660 avant Jésus-Christ parut Zin-mou, qui est regardé comme le fondateur de la monarchie japonaise et dont prétend descendre la dynastie régnante. Depuis l'époque Zin-mou jusqu'en 270 de notre ère, on compte seulement quatorze empereurs, chiffre qui paraît trop faible. Au VIIIe siècle, la capitale fut établie à Kiôto. Yoritomo, qui vivait au XIIe siècle, parvint à la plus haute dignité militaire, celle de siogoun (généralissime), et l'hérédité de cette fonction amena dans l'Etat un dualisme qui a subsisté jusqu'à nos jours. Il y eut dès lors deux souverains : l'un nominal, qui était l'empereur ou mikado ; l'autre effectif, le siogoun, qui se disait le premier vassal du mikado, mais qui était en réalité le véritable maître. A partir de ce moment, l'histoire du Japon est celle des rébellions et des guerres civiles qui l'ensanglantèrent pendant plusieurs siècles. Vers 1603, Yéyas, qu'un historien français du Japon a comparé à Richelieu, fut élevé au siogounat, gouverna le pays avec sagesse et fermeté, promulgua un code de lois, et fit assurer à ses descendants jusqu'en 1868 la dignité qu'il avait occupée. Ce grand homme mourut en 1616 après avoir établi le système féodal japonais dans sa forme définitive. Au sommet trônait le mikado, fils des dieux et leur représentant sur la terre. Le mikado avait à la fois le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel ; mais c'était le siogoun ou taïkoun, comme le nomment les Européens, qui exerçait ce dernier. Au-dessous du siogoun étaient les daïmios, grands vassaux possédant de vastes domaines répartis en fiefs entre des vassaux inférieurs désignés sous le nom de samuraï. Ces derniers formaient la classe militaire. La classe inférieure de la population était composée des heimin, c'est-à-dire des paysans, des artisans et des marchands. Telle était l'organisation politique du Japon lorsque les portes de ce pays furent ouvertes aux étrangers. A la suite d'une fermentation et de troubles qui durèrent plus de dix années, le siogoun ou taïkoun, combattu par les daïmios les plus puissants, dut se démettre et laisser le mikado seul maître du pouvoir. La révolution de 1868 abolit le pouvoir féodal et une 1ère nouvelle allait naître pour le Japon. Sentant que leur règne était fini, les daïmios abdiquèrent à l'exemple du siogoun et, en échange de leur pouvoir, reçurent des charges et des pensions. Aujourd'hui, l'administration japonaise est partagée en autant de ministères qu'il en existe dans les Etats occidentaux ; l'ancienne et immuable étiquette est brisée et cet empire paraît définitivement conquis à la civilisation, et il a, en 1894 et1895, profité de tous les avantages de celle-ci dans la guerre qu'il a entreprise contre la Chine. Car voulant dominer seul en Corée et en expulser complètement les Chinois, le gouvernement du Mikado, approuvé par le Parlement de la nation, déclara la guerre au Céleste Empire (1er août 1894). Les Japonais débarquèrent en Corée, sous le commandement du maréchal Yamagata, une armée qui livra un grand nombre de combats heureux, et s'empara de Ping-Yang (15 septembre 1894) où le général chinois Tso-Pao-Kuei trouva la mort, les armes à la main. Deux jours après (17 septembre), l'amiral Ito, commandant des forces navales japonaises, détruisit la flotte chinoise dans un combat à l'embouchure du Yu-lu, près de l'estuaire de Ping-Yang. Puis les Japonais, différant leur marche sur la ville a sainte de Moukden, se dirigèrent vers le golfe du Pet- chili, clef de Pékin. Ils s'emparèrent des deux arsenaux de Port-Arthur (21 novembre 1894) et de Weï-Hai-Weï (1er février 1895) qui leur ouvraient la route de Pékin. La Chine envoya alors Li-Hung-Chang près le gouvernement mikadonal pour demander la paix qui lui fut accordée le 17 avril 1895. Le Japon imposa à la Chine un traité onéreux, par lequel elle devait céder la Corée. Mais la Russie, la Brance, l'Allemagne, l'Espagne et la Hollande, voyant leurs intérêts menacés dans l'extrême- Orient, s'interposèrent et les Japonais durent se contenter d'une grosse contribution de guerre, de la cession de Formose et des îles Pescadores et d'un traité de commerce leur ouvrant des ports chinois. En 1904, le Japon a déclaré la guerre à la Russie à cause de son extension en Mandchourie et de sa possession de Port-Arthur. — Dérivés ; Japon 2 japonais, japonique.

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Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887

Avertissement : Ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. Cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.

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