
Pays |
Dates |
Villes |
Tarif TTC |
|---|---|---|---|
| Billet avion Islande | Départ le 21/07/12 Retour le 06/08/12 |
paris reykjavik |
627€ |
| Billet avion Islande | Départ le 14/06/12 Retour le 01/07/12 |
paris akureyri |
744€ |
| Billet avion Islande | Départ le 20/07/12 Retour le 04/08/12 |
paris reykjavik |
618€ |
| Billet avion Islande | Départ le 21/07/12 Retour le 06/08/12 |
paris reykjavik |
571€ |
| Billet avion Islande | Départ le 06/06/12 Retour le 20/06/12 |
paris reykjavik |
559€ |
| Billet avion Islande | Départ le 16/06/12 Retour le 05/07/12 |
paris akureyri |
751€ |
| Billet avion Islande | Départ le 16/06/12 Retour le 05/07/12 |
paris akureyri |
758€ |
| Billet avion Islande | Départ le 05/07/12 Retour le 19/07/12 |
paris akureyri |
810€ |
| Billet avion Islande | Départ le 05/07/12 Retour le 19/07/12 |
paris akureyri |
803€ |
| Billet avion Islande | Départ le 14/06/12 Retour le 01/07/12 |
paris akureyri |
792€ |




ISLANDE - en danois Island, en anglais Iceland (Terre de glace), 104 785 kilomètres carrés, 42 010 kilomètres carrés habitables, 78 500 habitants, île de l'océan Atlantique boréal, au sud du Groenland, au nord-ouest de la presqu'île Scandinave et au nord des îles Britanniques ; elle est touchée à sa pointe la plus septentrionale par le cercle polaire arctique et comprise entre 63° 24' et 66° 30' de latitude nord et entre 16° et 27° de longitude ouest Côtes. — L'Islande est de forme presque circulaire ; ses côtes sont découpées par de nombreux fiords ou golfes ; au nord-ouest et au nord, le Breidi-fiord et le Hunna-fiord y for ment une péninsule d'une certaine étendue sur les côtes de laquelle s'enfoncent l’Arnar-fiord et l'Isarfiardardiup. Les autres golfes sont, au nord : le Skaga-fiord, YEyia-fiord, le Skiaifandi et l'Axar-fiord ; au nord-est, Thistill-fiord, Mid-fiord, Vaina-fiord ; à l'Est, Rey-thar-fiord et Horna-fiord ; enfin, à l'Ouest, Faxa- fiord. Les principaux caps sont : le cap Nord ou Straumness, à la pointe nord-nord-ouest de File ; le cap Langaness, à la pointe nord-est ; le cap Stokkness, à l'Est, et le cap Reikianess, au sud-ouest Près du littoral méridional se trouve l'île Westmanna et au sud-sud-ouest sont les îles Fuglasker. Aspect. Orographie. — D'origine relative ment récente, l'Islande n'est devenue terre ferme que vers la fin de la période tertiaire. Elle est constituée dans son ensemble par un plateau très étendu dont l'altitude est souvent telle que l'homme n'y peut séjourner. Son aspect est celui qu'auraient les Alpes baignées par la mer jusqu'à 500 mètres au-dessus des neiges éternelles. Elle forme un plan incliné de l’Est à l’Ouest et sur tout au sud-ouest, traversé par une zone de trachyte coupée elle-même par une dépression centrale. Ce plateau s'appuie sur des massifs de montagnes qui se dressent sur tout le pourtour de l'île. Le sommet le plus élevé est le cratère d'Oerafa-Jökull, qui s'est formé en 1872, et qui appartient au puissant massif du Vatna-Jökull ou Klofa-Jökull, accumulation de volcans aux flancs couverts de glace et de neige, située près de la côte sud-est Dans cette région, les forces souterraines sont en pleine activité et elles ont causé depuis une trentaine d'années des ravages considérables, notamment en 1867, pendant les hivers de 1872 à 1873, de 1874 à 1875. Au nord du Vatna- Jökull se trouve le Dyngyn, cirque de montagnes dont le centre est occupé par l'Askja, vaste plateau Couvert de neige dans lequel un volcan nouveau, l'Oskja-dja, s'est ouvert en 1875 en vomissant de la pierre ponce au lieu de lave. Un autre foyer d'activité volcanique enserre le Myvatn (lac des Moustiques), au nord-est de l'Islande, borné par les Namafjöl, chaîne de montagnes de tuf où se trouvent des solfatares. C'est aussi sur le versant oriental que se rencontrent les maccalube, ou volcans de boue. On distingue encore diverses autres chaînes : le massif que forme la grande péninsule du nord-ouest avec le Dranga et le Glamm-Jökull ; le massif peu volcanique qui s'étend à travers la partie septentrionale de l'île ; la chaîne qui commence à l’Est de Reykiavik et remonte vers l’Ouest ; la chaîne toute volcanique qui part de l'extrémité sud du Vatna-Jökull, se réunit près de la côte avec d'autres cônes et joint ensuite le Vésuve de l'Islande, l'Hékla, amas de cendres, de tufs, de ponces, de palagonites et d'obsidiennes. Hydrographie. — Lorsque l'été a fondu les glaces des lacs et les neiges des collines et des plaines, l'Islande est abondamment arrosée ; quelques-uns de ses cours d'eau sont de véritables fleuves par la masse liquide qu'ils portent à la mer ; ce sont : la Thorsa ou Thjorsa, qui reçoit toutes les eaux de l'Hékla au pied duquel elle forme une chute remarquable ; 1' 01 fusa, où s'écoulent les tièdes ruisseaux des geysers ; le Skjalfjandi-fliot, les deux Jokulsa et le Lagar-fliot, qui descendent du plateau de Vatna. La Jokulsa de l'Ouest est le fleuve le plus considérable de l'Islande et forme la fameuse chute de Dettifoss, qui se précipite de 60 mètres de hauteur. Les lacs sont nombreux ; nous nous contenterons de mentionner le Thingvalla, au sud-ouest, et le Myvatn, au nord, dont nous avons déjà parlé et qui a été en partie comblé, au siècle dernier, par l'éruption de volcans voisins. On ne peut s'étonner que de cette terre minée par les feux intérieurs naissent do nombreuses sources chaudes parmi les quelles de grandes sources jaillissantes appelées geysers. La plus célèbre est le grand Geyser, au nord-est, qui est en activité tous les six ou sept jours, de la plus haute cime de l'Hékla. Climat. — Grâce au Gulf-Stream dont une branche baigne la côte méridionale et la côte occidentale, l'Islande jouit d'un climat que l'on peut qualifier de tempéré, si l'on considère sa situation près du cercle polaire. Au nord, la température moyenne de l'année ne descend pas au-dessous de l’0uest ; au sud, elle est de + 5° ; les températures extrêmes observées ont été : en hiver, — 18°, 7 ; en été, à Reykiavik, + 22°. Dans cette dernière localité, les variations de température ne dé passent guère 1 degré en vingt-quatre heures ; toutefois le contraste des climats est considérable entre les deux moitiés de l'île, surtout quand les glaces de la banquise encombrent les fiords de la côte septentrionale. Les hivers sont longs et tièdes ; les étés, courts et frais. Les chevaux et les moutons passent l'hiver en plein air. Les aurores boréales illuminent souvent le ciel durant les longues nuits, dans la direction du Groenland. Le printemps est très désagréable, à cause des violentes tempêtes du nord-est, qui sévissent surtout pendant le mois de mai. Sol. Productions minérales et végétales. — Dans la région du nord, le fond des vallées est occupé par des prairies, les pentes par des pâturages ; sur la côte méridionale, le pays est plat ; l'intérieur de l'île est un plateau désert qui n'est jamais visité. La sur face- des plateaux, appelée heidi, est recouverte d'une couche de gazon épaisse à peine de quelques centimètres ; la hraun, ou champ de lave, alterne avec la heidi et forme des amoncellements étranges, des coulées à sur face ridée, des nappes unies ou glissantes, parfois crevassées ; ailleurs on rencontre des torrents, des marais et des glaciers. Les montagnes de l'Islande recèlent de l'argent, du cuivre, du fer et du plomb, de la pierre à chaux et de la pierre à plâtre, plusieurs espèces de marbre et d'argile, des meulières, et surtout le spath d'Islande, in dispensable aux physiciens, à cause de la double réfraction qu'il possède. On le trouve principalement vers le milieu de la côte orientale. Des milliers de solfatares produisent d'immenses quantités de soufre que l'on exploite depuis le milieu du XVIe siècle ; des bancs que l'on pourrait abattre en carrière constituent une réserve de ce métalloïde que l'on dit inépuisable. La végétation est très maigre et très chétive : il n'y a pas d'arbres ou du moins il n'y en a qu'un qui mérite réellement ce nom et que les habitants considèrent comme la principale curiosité de la contrée ; c'est un sorbus aucuparia, situé au nord de l'Islande et abrité par une montagne contre le vent glacial de la banquise ; non loin de là se trouve aussi le bois de Vile, bouquet de bouleaux à peu près hauts comme nos noisetiers. On s'est demandé s'il en a toujours été ainsi et si, dans les temps anciens, la végétation de cette île désolée était la même que de nos jours, les Sagas parlant de forêts qui recouvraient jadis la surface du pays ; mais les Sagas ont été mal interprétées, le mot mörk qu'elles emploient signifiant aussi bien bois que forêts. L'Islande, en effet, pour n'avoir pas de forêts ne manquait pourtant pas tout à fait de bois, ses habitants recueillaient sur les côtes les bois flottants arrachés par le Mississippi aux forêts de ses rives et apportés par les courants de l'océan ; actuellement, la tourbe et le sapin de Norvège remplacent le bois flotté. Il a d'ailleurs été établi par l'observation directe des incrustations recueillies sous les couches de silice que déposent les geysers, que la végétation n'a pas varié depuis la seconde moitié du IXe siècle de notre ère, c'est-à-dire depuis l'arrivée des premiers colons. Le seigle, l'orge, l'avoine, croissent en Islande, mais n'arrivent pas souvent à maturité ; les pois, les pommes de terre, les choux, les raves, les navets donnent de meilleurs résultats ; mais la culture la plus répandue est celle des prairies qui fournissent d'excellents foins aux paysans. Ce n'est pas la rigueur du climat qui empêche les diverses espèces de céréales de réussir en Islande. C'est l'air humide et la variabilité de la température à l'époque de la maturité ; la sécheresse ne dure pas assez longtemps pour que le grain puisse se durcir. Le sol produit, surtout dans la partie occidentale, quelques espèces de graines sauvages, notamment le meluv, sorte de chanvre dont on fait du pain qui ne manque pas de saveur ; l'angélique, l'oseille, le cochléaria, sont aussi employés comme aliments ; on trouve en outre d'utiles lichens, entre autres la mousse de rocher connue sous le nom de mousse d'Islande (cetraria Islandica), et diverses espèces de baies parmi lesquelles on compte les myrtilles. Faune. — En fait de quadrupèdes sauvages, on ne connaît que le renne, introduit en 1770, et le renard bleu. Parfois l'ours blanc, venu du Groenland sur un glaçon, fait une descente en Islande et exerce de grands ravages parmi le bétail. Heureuse ment ce dangereux visiteur ne reste pas dans le pays ; dès qu'il s'aperçoit que son radeau va se détacher de la côte, il s'empresse de le regagner. La souris et le mulot semblent indigènes. Les reptiles, serpents, lézards, grenouilles ont été vainement cherchés dans l'île où l'on ne trouve pas non plus un seul papillon ; mais les moustiques et les cousins pullulent dans certaines régions qu'ils rendent presque inhabitables. Parmi les espèces d'oiseaux indigènes, nous mentionnerons le pétrel des tempêtes, les pingouins, les goélands, les macareux, qui constituent, avec l'eider, la richesse de mainte partie du littoral ; ces oiseaux donnent leurs plumes, leur duvet, leurs œufs, leur chair, leur huile, et, desséchés, ils sont utilisés comme combustible au lieu de tourbe ou de bois flotté. Les eiders sont un des trésors les plus précieux de l'île, et l'on a pris les plus grandes précautions pour en assurer la conservation es mers islandaises sont très poissonneuses ; on y pêche la morue et l'opacle ou requin des mers arctiques ; on prend des saumons dans les rivières. Les espèces d'animaux domestiques sont peu nombreuses : les chevaux introduits dans la contrée sont devenus une race spéciale ; sobres, patients, vigoureux, quoique de petite taille, ils résistent aux plus grandes fatigues. Après les chevaux, les moutons sont pour l'Islande l'animal le plus précieux. Le porc a disparu ; les chats et les chèvres sont très rares ; les chiens, dont les Islandais sont grands amateurs, sont assez nombreux. Industrie et commerce. — Les principales industries sont l'élève des chevaux, l'élève des bêtes à cornes et des moutons, et dans les parties méridionales et occidentales, la pêche en pleine mer. Il existe une manufacture d'étoffes de laine à Reykiavik ; il n'y a pas d'artisans : chaque Islandais est son propre cordonnier, son tailleur, son forgeron, etc., et la plupart sont à la fois charpentiers, menuisiers, constructeurs de bateaux, orfèvres, etc. Le commerce d'exportation consiste en poisson séché et salé, en klipfish ou morue salée, en huile de pois son, en rogues, en laine, en viande salée et séché, en suif, en peaux de mouton, en duvet d'eider, en plumes, en soufre raffiné, en mousse d'Islande, en bas, et en chevaux qui sont très recherchés en Angleterre. On importe des grains, des gruaux et des farines, de la bière, de l'eau-de-vie, du sel, du sucre, des drogues, des épices, du tabac, de la poudre et du plomb, des étoffes, du savon, du papier, de la verrerie, du fer et du cuivre ouvrés, etc. Population. Divisions administratives. — Les Islandais sont les descendants directs des anciens émigrants norvégiens dont ils ont la stature et les traits : ils sont élancés, plutôt petits que grands, ont le teint clair et les cheveux généralement blonds ; ils sont vigoureux, calmes, flegmatiques et mélancoliques ; ils n'ont ni l'amour du travail, ni le sentiment de l'ordre, ni celui de la propreté ; mais on vante leur honnêteté, leur franchise, leur probité, leur bonté et leur intelligence naturelle. La prison qu'on a bâtie à Reykiavik est toujours vide. Les paysans islandais sont plus instruits que ceux de la plupart des pays du continent européen ; l'éducation du peuple est d'ail leurs presque partout assez développée, et, comme l'enseignement est donné dans la maison des parents, les filles apprennent tout ce que l'on enseigne aux garçons ; néanmoins la superstition est très répandue. La langue est celle que parlaient les premiers colons, un dialecte norvégien-danois. Les habitations sont misérables ; le shyr, fromage aigre fait avec du lait de brebis, le beurre et la célèbre mousse d'Islande constitue la base de l'alimentation. Les hommes et les femmes font un usage immodéré du tabac à priser. Les Islandais appartiennent à la religion luthérienne : l'île forme un évêché avec 19 cures ou pastorats. Le chiffre de la population paraît avoir subi de grandes variations dans le cours des temps, et l'on admet qu'avant le XIVe siècle il était le double de ce qu'il est aujourd'hui. Au point de vue administratif, l'Islande se divise en trois préfectures subdivisées en 22 districts dont chacun comprend un certain nombre de communes. Possession du Danemark, l'île fut longtemps gouvernée despotiquement par la métropole ; elle a été dotée en 1843 d'une assemblée consultative nommée Althing comme aux temps de l'indépendance ; enfin, en 1874, elle a acquis sa quasi autonomie politique. — capitale Reykiavik, au sud-ouest, sur la côte Sud.-Sud-Est du Faxa-fiord. A l'exception d'Akreyri, agglomération d'une cinquantaine de maisons, les autres lieux habités ne sont, en réalité, que des fermes distantes les unes des autres de 10 à 12 kilomètres et séparées souvent par des cours d'eau. Histoire. — L'Islande fut découverte par les Normands vers 795 ; le pirate norvégien Naddod y fut jeté par un ouragan en 861 et la nomma Snäland (Terre de neige) ; le Suédois Gardar Svavarson y fut aussi poussé par une tempête, y passa l'hiver et l'appela Gardarsholm (rocher de Gardar) ; enfin, le pirate norvégien Floki Vilgervarson y aborda à son tour et lui donna le nom d'Island (Terre de glace), sous lequel elle est connue aujourd'hui. Quelques années après l'expédition de ce navigateur, deux frères, les Norvégiens Ingolfr et Leif, y conduisirent les premiers colons, de 874 à 877. Ils furent suivis par des compatriotes fuyant le joug d'Harold aux beaux cheveux, de sorte que moins d'un siècle après ce pauvre pays avaient reçu toute la population qu'il pouvait nourrir. On organisa alors une sorte de république oligarchique à laquelle le sage Ulfliot donna des lois (930). Une assemblée nommée Althing réglait les affaires. Après plusieurs tentatives infructueuses, les missionnaires convertirent l'Islande au christianisme, en l'an 1000. A la suite de sanglantes luttes de familles, qui se prolongèrent pendant un grand nombre d'années, les Islandais se déterminèrent, en 1262, à reconnaître pour roi Hakon IV, roi de Norvège ; en 1397, l'île passa, avec la Norvège, sous le gouvernement des rois de Danemark. La réformation y fut introduite en 1536 ; elle éprouva beaucoup de difficultés à s'y établir et il fallut une flotte chargée de troupes pour vaincre la répugnance que les habitants éprouvaient pour le nouveau culte. En 1808, une petite révolution eut lieu à Reykiavik et l'indépendance politique fut pro clamée ; mais l'autorité du Danemark ne tarda pas à être rétablie. En 1814, lorsque la Norvège fut réunie à la Suède, l'Islande resta au Danemark auquel elle n'a pas cessé d'appartenir. (Voyez la carte au mot Jutland.)
Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887
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