
Pays |
Dates |
Villes |
Tarif TTC |
|---|---|---|---|
| Billet avion Inde | Départ le 16/06/12 Retour le 03/07/12 |
nantes calcutta |
1.063€ |
| Billet avion Inde | Départ le 29/05/12 Retour le 03/06/12 |
nantes patna |
1.098€ |
| Billet avion Inde | Départ le 08/06/12 Retour le 22/06/12 |
nantes kanpur |
1.368€ |
| Billet avion Inde | Départ le 12/06/12 Retour le 02/07/12 |
paris delhi |
510€ |
| Billet avion Inde | Départ le 20/05/12 Retour le 26/05/12 |
nantes bangalore |
1.021€ |
| Billet avion Inde | Départ le 20/05/12 Retour le 26/05/12 |
nantes bangalore |
1.014€ |
| Billet avion Inde | Départ le 27/06/12 Retour le 05/07/12 |
nantes kanpur |
937€ |
| Billet avion Inde | Départ le 27/05/12 Retour le 07/06/12 |
nantes chennai-madras |
959€ |
| Billet avion Inde | Départ le 27/05/12 Retour le 07/06/12 |
nantes chennai-madras |
963€ |
| Billet avion Inde | Départ le 20/05/12 Retour le 26/05/12 |
nantes bangalore |
980€ |




INDE CISGANGÉTIQUE ou HINDOUS-TAN - Vaste contrée comprise dans la péninsule triangulaire qui s'étend entre 8° 4' et environ 36° de latitude nord et entre 64° 18' et environ 95° de longitude Est Elle est bornée au nord par les monts Himalaya qui la séparent du Tibet ; à l' Est par la Birmanie et le golfe du Bengale ; au sud par l'océan Indien ; à l'ouest par la mer ou golfe d'Oman ; au Nord-ouest par les monts Hala qui la séparent du Béloutchistan et les monts Soleiman qui la séparent de l'Afghanistan. La superficie de l'Inde anglaise, en y comprenant la Birmanie, est de 4 765 000 kilomètres car, sa population de 295 000 000 d'habitants. CÔTES. Le développement des côtes do l'Inde sur l'océan Indien est de 5 000 kilomètres environ qui se partagent presque également entre le golfe du Bengale et la mer d'Oman. La côte du Bengale est presque entièrement formée par les îles basses et marécageuses du delta du Gange ; celle d'Orissa, qui succède à la précédente en allant de l'Est au Sud-ouest, présente une suite de plages étendues, tandis que la côte de Coromandel, qui descend presque en ligne droite du nord au sud , est formée de falaises blanches. Tout le long de cette côte, la mer est soumise à un violent ressac, surtout pendant la mousson du Nord-Est , et il n'existe guère que des rades ouvertes et peu de ports surtout ce littoral (Madras, Pondichéry) ; au sud delà pointe Calimère commence le détroit de Palk, encombré de bas-fonds et de bancs de corail et qui sépare l'Hindoustan de l'île de Ceylan ; celle-ci possède à l' ouest le port de Colombo, au sud-sud-ouest Le port de Pointe-de-Galles, et au Nord-Nord-Est celui de Trincomali. Le détroit de Palk, barré par une chaîne d'îlots qui a reçu le nom de Pont-d'Adam, communique par une étroite passe avec le golfe de Manaar. Au sud, la péninsule se termine par le cap Comorin, au delà duquel commence la mer d'Arabie ou d'Oman, qui baigne les côtes de Malabar et de Konkan, aux rivages élevés et découpés, et qui forme les golfes de Cambay et de Katch, entre lesquels est comprise la presqu'île de Kattiavar (Goudjerat) ; à l'ouest de celle-ci se trouvent les embouchures et le delta marécageux du Sind ou Indus. Contrairement au littoral oriental, le littoral occidental de l'Hindoustan possède un grand nombre de ports : Karatchi, à l'angle Nord-ouest du delta de l'Indus ; Diu, qui dépérit aux mains des Portugais ; Surate, sur le golfe de Cambay ; Bombay, avec une rade superbe ; Mangalore, sur la côte de Malabar, etc. Vis-à-vis de Calicut, au large de la côte de Malabar, on trouve les îles Laquedives et plus au sud les Maldives. OROGRAPHIE ET HYDROGRAPHIE. Le système montagneux de l'Inde est constitué par l'Himalaya, qui lui sert dé limites au nord, et par trois chaînes indépendantes qui en serrent la région centrale ou plateau du Deccan : les monts Vindhya, les Ghâts orientales et les Ghâts occidentales. Le massif de l'Himalaya présente du côté de l'Inde un front convexe de plus de 2 500 kilomètres de développement et élève entre cette péninsule et le reste de l'Asie une double barrière parallèle dont quelques sommets atteignent 8 800 mètres d'altitude ; à l'extrémité occidentale, au delà de la gorge du Sind, les ramifications méridionales de l'Hindou-Kouch forment les monts Soleiman et les monts Hala, qui achèvent d'encadrer de ce côté la plaine hindoue ; à l'Est, les monts Patkoï ou Naga descendent du massif himalayen, séparent l'Assam des pays birmans et projettent une première ramification jusqu'au coude du Brahmapoutre et une seconde jusqu'au cap Negrais. Au pied de l'Himalaya, entre le Sind et le Brahmapoutre, se développe une plaine immense, qui se prolonge à l'Est jusqu'au golfe du Bengale et suit à l'ouest le cours du Sind jusqu'à la mer d'Arabie. La ligne de faîte de cette plaine ne dépasse pas 350 mètres ; elle est située entre le Satledj et la Djemna et n'est marquée par aucun renflement sensible du sol ; mais elle n'en partage pas moins la contrée en deux régions bien distinctes : celle de l'Est, riche et féconde, arrosée par le Gange;celle de l'ouest , à demi envahie par les sables. Entièrement formé par le terrain tertiaire, généralement plat et monotone, cet immense territoire présente presque toujours des alluvions fertiles, souvent des jungles, sortes de taillis ou de fourrés, rarement des forêts et quelque fois des marais pestilentiels ; à l'Est du Sind, c'est un espace plat, sablonneux, salé, couvert d'arbrisseaux épineux, qui porte le nom de désert du Thar et s'étend jusqu'à la mer dont il est séparé par la lagune du Rann de Katch. Les monts Vindhya, partant du golfe de Cambay et se continuant par les monts Bander et par les Kaïmour, jusqu'au voisinage du Gange, traversent la péninsule de l'ouest à l'Est pour se joindre aux Ghâts orientales; celles-ci descendent en suivant une ligne parallèle à la côte jusqu'au cap Comorin, laissant entre elles et la mer une zone de plaines large de 80 à 100 kilomètres , tandis que les Ghâts occidentales descendent le long du rivage de la mer d'Arabie en le suivant très près jusqu'au même cap. L'espace triangulaire compris entre ces trois chaînes est le plateau du Deccan. La partie septentrionale de l'Hindoustan présente des roches de formation primitive où domine le gneiss, mêlé au granit, à l'ardoise, au schiste et à la pierre calcaire. Le gneiss compose, en grande partie, l'ossature des monts Vindhya, tandis que des roches granitiques forment la base des Ghâts occidentales ; les Ghâts orientales sont entièrement composées de syénite ; dans les massifs peu élevés qui bordent les plaines du Gange et dont le sol est formé de terres alluviales, le silex est assez abondant. De nombreux cours d'eau, tributaires du golfe du Bengale et de la mer d'Arabie, arrosent cette contrée; les principaux sont : le Brahmapoutre, qui vient du Tibet et se partage en plusieurs bras qui se mêlent à ceux du Gange avant d'atteindre le golfe du Bengale ; — le Gange, formé par la Baghirati et l'Alakananda qui prennent leur source dans l'Himalaya ; avant de verser ses eaux à la mer par les nombreuses branches de son vaste delta, ce grand fleuve que les Hindous regardent comme sacré et dont le bassin embrasse une superficie de 1 011 849 kilomètres carrés, reçoit de magnifiques affluents : la Cangro, la Gandah, la Koci, etc. , et au substantif la Djemna; l'Bougly, un des bras du Gange, passe à Chandernagor et à calcutta;— le Mahanadi, qui arrose l' Orissa et se jette dans le golfe du Bengale par plusieurs embouchures ; — le Godavéry,qui prend sa source dans les Ghâts occidentales et tombe dans la mer au sud de Yanaon ; — la Kristna dont les sources sont aussi dans les Ghâts occidentales et qui se déverse dans le golfe par plusieurs bouches au sud de Mazulipatam ; — le Cavéry, qui descend des mêmes montagnes et traverse le Maissour méridional. C'est le dernier fleuve important que l'Inde envoie au golfe oriental. Du cap Comorin au golfe de Cambay, l'Inde ne verse à la mer d'Arabie que quelques petits fleuves côtiers; la Tapty et la Nerbada, dont le cours est presque parallèle, débouchent dans le golfe de Cambay. On peut citer encore la Mahi et la Sabarmati, qui arrosent le Goudjerat; enfin le Sind ou Indus, qui a sa source au nord de l'Himalaya, dans l'angle Sud-ouest du Tibet, et se partage, avant d'atteindre la mer d'Arabie, en un delta désert, couvert de buissons et inondé par les eaux de la mer ou par celles du fleuve. Ses principaux affluents sont le Satledj, l'Hyphasis des anciens, qui part d'un lac du Tibet, et le Kaboul, qui descend de l'Hindou-Kouch et arrose l'Afghanistan. L'Inde n'a pas, à proprement parler, de lacs, à part le lac Srinagar et le Oular, dans le Cachemire ; mais les étangs, dont plusieurs sont considérables, y sont innombrables. ASPECT. Voici, d'après sir Richard Temple, un des hommes qui connaissent le mieux l'Inde, une vive et brève description de cette contrée : « Les paysages de l'Inde ont de grandes beautés, et certaines régions favorisées sont admirables dans toute leur étendue ; d'autres, par contre, offrent une apparence de laideur et de pauvreté que n'égale aucune partie de l'Europe, si ce n'est peut-être la Russie. Il est probable qu'aucune partie du monde n'a des aspects si beaux, si variés et dépassant au même point toute description ; mais ces sites sont fort dispersés et les longs espaces qui les séparent sont souvent sans aucun charme et quelquefois d'une laideur repoussante... La plus grande partie du pays est en somme d'apparence assez banale ; quelques points même sont hideux. Rien, par exemple, ne put avoir un aspect plus misérable que les plaines sans arbres, sans buissons, sans abris, de la région septentrionale de la présidence de Madras, les plaines du Deccan ou du pays qui s'étend entre Delhi et le Satledj. Dans l'ouest de l'Inde et même sur les versants méridionaux de l'Himalaya occidental, on trouve de basses chaînes de collines, dénuées de végétation, qui ont toute la nudité des montagnes des déserts d'Arabie et d'Afrique. Les villages hindous sont dans quelques provinces, dans le Bengale, dans le Béhar et sur la côte occidentale, éminemment pittoresques ; dans d'autres, ils sont mal venus et sans le moindre attrait. Cependant les parties les plus unies du pays ne sont pas sans quelques beautés ; le contraste des ombres noires et de la vive lumière du soleil produit des effets curieux ; les couleurs variées des costumes égayent le paysage le plus sombre ; et, quand un vieil arbre répand son ombrage au milieu d'un village, tout le peuple s'y rassemble en groupes charmants. » CLIMAT. La péninsule hindoustanique offre une très grande variété de climats : une chaleur tropicale règne dans les basses vallées fluviales : la plaine du Gange, entre autres, est très malsaine, mais ses habitants échappent, en se réfugiant dans les montagnes, aux miasmes du delta. Dans les régions montagneuses, l'air est froid et sec ; sur le plateau du Deccan, on jouit d'un climat délicieux. L'année se divise dans l'Inde en deux saisons : la saison humide et la saison sèche qui correspondent aux moussons de Sud-ouest et de Nord-Est La mousson de Sud-ouest et les plaies commencent vers le milieu d'avril et finissent en septembre ; la mousson de Nord-Est et la sécheresse durent d'octobre à avril. La saison pluvieuse est à la fois chaude et malsaine : c'est le temps pendant lequel sévissent le choléra, la dysenterie et les fièvres de toutes sortes, qui, avec la lèpre, sont les maladies les plus redoutables. Le Bengale paraît être la région la plus insalubre de tout le pays ; la côte de Malabar est la région où les pluies sont le plus abondantes, tandis que le désert du Thar et la côte de Coromandel est les contrées les plus chaudes. A Pondichéry, on a observé + 44°,7. Pendant la saison froide (d'octobre à avril), les nuits et les matinées sont fraîches (+ 5° et + 6° seulement) et accompagnées de rosées abondantes. En décembre, par les vents froids et secs du nord et du Nord-ouest, les nuits deviennent froides et la température s'abaisse presque jusqu'à 0°. D'un autre côté, l'atmosphère est exposée à des perturbations électriques si fréquentes et si intenses que la télégraphie n'a été possible dans ce pays qu'à la condition d'employer des fils d'un diamètre très considérable. PRODUCTIONS. Les richesses minérales de l'Inde consistent principalement en houille, fer et sel et encore les mines de fer ne sont-elles pas exploitées sur une grande échelle. La houille se trouve dans une région bornée au nord par le Gange, s’étendant le long du Goda véry au sud, et, de l'Est àl’0, des environs de Calcutta jusqu'au-dessous de la Nerbada ; il existe aussi de gisements de charbon dans l' Assam. Les mines de fer sont éparses dans toute l'Inde : quelques-uns des plus beaux gisements de fer magnétique sont situés dans un district de la présidence de Madras. Dans le Pendjab occidental existe un dépôt de sel que l'on dit inépuisable. Il y a de l'or dans les alluvions de plusieurs rivières du Pendjab et du Deccan, de l'argent dans le Karnatic ; du plomb, du zinc, de l’étain, du cuivre, de l'antimoine, dans les montagnes de l'Himalaya, du cobalt dans le Radjpoutana, du cristal de roche dans la vallée de la Nerbada. Des mines de diamant auxquelles Golconde donnait son nom, et qui cependant sont situées loin de cette ville, ne fournissent plus que quelques pierres sans valeur. On rencontre encore en abondance le grenat dans le Mewar (Radjpoutana) ; l'améthyste dans les Aravalis, entre le Sind et le Gange, d'importantes exploitations d'onyx, agathes et cornalines existent dans le Goudjerat ; on pêche des perles fines dans le golfe de Cambay, sur la côte de Travancore et dans les eaux de Ceylan ; les marbres blancs et rosés du Radjpoutana jouissent d'un grand renom. Les productions végétales de l'Hindoustan sont nombreuses et importantes, et les forêts couvrent plus du tiers de la surface totale ;parmi les essences précieuses, le teck, sans rival pour les constructions maritimes, occupe le premier rang ; il peuple principalement les pentes des Ghâts occidentales ;l'Himalaya possède le déodar, le pin, le cèdre et le châtaignier ; les palétuviers croissent sur les côtes ; les cocotiers, à Ceylan et au Malabar ; enfin le santal, l'ébénier,les bambous, le platane, le marronnier et les conifères fournissent à l'industrie des bois recherchés, du caoutchouc (Ceylan), des gommes, des résines, etc. Nous citerons, parmi les produits des cultures hindoues : le riz, qui constitue la principale nourriture do la population indigène ; le blé, dont le domaine est la région septentrionale , les vallées himalayennes et quelques parties du plateau du Deccan ; l'orge, le millet, le sorgho, diverses espèces de sarrasin, l'arrow-root et le sagou, l'igname et la patate, le pois congo ; parmi les fruits :les bananes, les dattes, les cocos (Malabar),l'ananas, les mangues (celles de Goa et du Moultan sont renommées), la grenade, l'orange1, le citron, le cédrat, la pamplemousse,les figues, l'amande, la pêche, les pommes,les poires, le raisin (au sud, surtout le Maissour), la prune de Malabar et les baies du pilou, arbuste très commun sur les bords de l'Indus, des rivières du Pendjab et dans le Sind ; la canne à sucre et le palmier à sucre, dans les plaines du Gange inférieur ;le café, à Ceylan, dans le Malabar et le Maïssour ; le thé, au pied de l'Himalaya ; le lin et le chanvre ; le jute, le principal produit du Bengale avec le riz ; la soie, aussi dans le Bengale ; le coton, auquel la guerre de Sécession américaine avait donné une très grande importance et que l'on cultive dans la présidence de Bombay, dans le Bengale, dans le Pendjab et dans la présidence de Madras ; le tabac, à peu près partout : l'indigo, dont la culture s'accroît dans le Behar,tandis qu'elle diminue dans le Bengale ; la garance, dans le Sind, vallée de la Djemna et l'Inde méridionale ; le carthame ; le safran, employé dans le Cachemire pour teindre en jaune ; l'opium, produit dans le Malva, près de Patna et de Bénarès, dans le Radjpoutana, le Pendjab et les Provinces centrales ; les roses qui servent à la fabrication de l'essence de roses, dans la vallée de Cachemire, les provinces d'Adjmir et de Bénarès ; le sésame, la moutarde, le ricin et le colza, le poivre (Malabar et Ceylani, le bétel, le cardamome, le gingembre, la cannelle (Malabar et Ceylan) ; le quinquina,importé d'Amérique en 1860 ; l'ipécacuana,introduit en 1870 ; la cochenille, importée de Ténériffe dans le Maïssour. FAUNE. éléphant sauvage ne se rencontre plus guère que dans les forêts du Kourgh (présidence de Madras), du Maïssour et du Travancore, sur les plateaux de l'Orissa et dans les montagnes qui séparent l'Assam de la Birmanie ; les Anglais ont pris des mesures pour empêcher la disparition de cet utile animal,domestiqué dans l'Inde depuis un temps immémorial et qui y rend d'inappréciables services ; deux espèces de rhinocéros un cornes se trouvent dans la vallée du Brahmapoutre ;le lion a complètement disparu du nord ; ce qui reste de l'espèce s'est réfugié dans la presqu'île de Kattiavar (Goudjerat) ; le tigre, qui se rencontre dans toutes les parties de la péninsule et règne en maître dans la région montagneuse, est regardé par les indigènes comme le protecteur de leurs récoltes, qu'il préserve de la dent des nombreux animaux dont il fait sa nourriture ; toutefois ce protecteur devient le fléau des cantons qu'il habite, quand il a une fois goûté la chair humaine. L'ours noir ou à longues lèvres est commun ; l'ours tibétain occupe les forêts basses de l'Himalaya, et l'ours malaisien les montagnes de l' E.; le loup indien abonde dans le nord ; le renard est assez rare, tandis que le chacal pullule ; le chien sauvage chasse en meutes dans les forêts et l'âne sauvage erre en troupes dans les déserts qui entourent le Rann de Katch ; les singes sont nombreux, le rat infeste les villes et la roussette couvre les arbres de ses innombrables rassemblements. Des moutons et des chèvres sauvages, une espèce de chamois et une variété de bouquetin habitent l'Himalaya ; les antilopes, le bœuf bleu ou nilgaut, le cerf sambar, le daim aboyeur sont répandus dans les différentes provinces. Il faut ajouter encore : le bison, qui habite les plateaux de l'Inde centrale ; le zébu ou bœuf à bosse ; le buffle sauvage, de grande taille et dont les cornes ont une dimension prodigieuse. Parmi les oiseaux,on distingue : les aigles, les faucons, les vautours, la nombreuse tribu des perroquets, les corbeaux, les hiboux, les paons, les ibis et les hérons, le coq de jungle, le faisan, les canards, les oies, les sarcelles, plusieurs variétés de perdrix. Parmi les reptiles, nous nous contenterons de mentionner la naja et le serpent de Russell, qui distillent un venin foudroyant; le crocodile, l'alligator et le gavial infestent les fleuves. Il y a beaucoup d'insectes : sauterelles, fourmis, araignées, scorpions, abeilles sauvages. Les poissons abondent partout ; les espèces les plus communes sont le saumon, la sardine, l'anguille, la carpe, le thon, le mango, le dauphin du Gange, grand cétacé qui mesure de 2 à 4 mètres de longueur ; les requins infestent la mer qui baigne le Malabar, et on pêche les huîtres perlières dans le golfe de Manaar. Les animaux domestiques de l'Hindoustan sont : l'éléphant, le buffle, le bœuf, le chameau, le cheval, l'âne, le mouton et la chèvre. Les chevaux indigènes sont généralement de petite taille et de chétive apparence ; des races métisses sont issues du croisement des races indiennes avec le cheval arabe et le cheval persan. POPULATIONS, CASTES, LANGUES, RELIGIONS. L'Inde a été peuplée successivement par des races venues de divers points de l'Asie et qui se sont superposées à des races plus anciennes, appartenant au groupe nègre appelé négrito. Les peuplades jaunes du haut Tibet, émigrant vers le sud, durent pénétrer dans la péninsule par la vallée du Brahmapoutre et furent arrêtées par le massif des Vindhya qui devint le refuge des negritos. C'est le mélange de ces deux races et de leurs descendants qui a donné naissance au groupe tamoul ou dravidien. D'un autre côté, les tribus touraniennes se répandirent par la vallée du Kaboul, dans l'ouest de l'Inde septentrionale, le Pendjab, le Radjpoutana, jusqu’aux Vindhya. L'arrivée des Aryens, qui descendirent des hauts plateaux de l'Iran, est postérieure de plusieurs siècles à celle des Touraniens, et ces nouveaux venus ne s'avancèrent que lentement dans l'Inde. Vers126 avant Jésus-Christ, le Nors-ouest de la péninsule fut de nouveau envahi par des Touraniens auxquels les Grecs donnaient le nom de Scythes ; au IV e siècle de notre ère, des peuplades se rapprochant des Aryens par leur type, les Radjpouts, passèrent l'Indus, envahirent le Radjepoutana, les pays arrosés par le Gange supérieur, et, bien accueillis par les brahmanes, se répandirent dans l'Inde entière où ils s'emparèrent partout du pouvoir ; enfin, au IX e siècle, les hordes musulmanes vinrent renverser la puissance des Radjpouts, amenant au milieu de ces populations déjà si diverses de nouveaux éléments : Arabes, Iraniens, Turcs touraniens, Mongols. Aujourd'hui les populations indigènes qui se pressent de l'Himalaya au cap Comorin et de la Birmanie à l’Indus, peuvent se diviser en trois grands groupes ethniques : celui du nord, celui du centre et celui du sud. Le premier, que l'on pourrait appeler groupe aryen et qui occupe la plaine indo-gangétique et les parties basses des montagnes qui l'encadrent, se compose des Hindous, des Radjpouts et des Djâts touraniens. Le second groupe qui s'étend entre les plaines indo-gangétiques et le plateau du Deccan,comprend, outre une minorité aryenne, les Bhils, produits du croisement des Touraniens avec une race primitive, et les Gonds,les Khonds, les Sou tais, les Mâlers, résultant du mélange de l'élément jaune avec l'élément négrito primitif. Quant aux Bhou-mias, aux Korkous et aux Kôles, de même tronc que les Bhils, ce sont des groupes isolés, entraînés par des circonstances particulières en dehors de leur région propre. Le troisième groupe, qui peuple toute la partie méridionale de la presqu'île cisgangétique, à part le coin nord oriental occupé par les Mahrattes, à part les villes du littoral habitées par les Parsis, les Arabes, les Hindous et les descendants métissés de Portugais, de nègres et d'Abyssins, est composé des peuples dits dravidiens, à peau foncée, variant du brun clair ou chocolat au noir. Mentionnons, en outre, deux petits groupes ethniques qui se sont implantés dans le pays de telle façon qu'on peut les assimiler aux populations indigènes : le premier est celui des Parsis originaires de Perse et de race purement aryenne ; le second est celui des Juifs de Cochin, établis sur la côte de Malabar à une époque reculée et qui se divisent en Juifs noirs et Juifs blancs. — Il nous reste à nommer les Anglais, qui sont les maîtres de l'Inde ; quelques Français et quelques Portugais dans leurs établissements respectifs. La distinction des populations de la péninsule cisgangétique en castes a assurément pour origine la conquête, la différence de races entre les vainqueurs et les vaincus ; depuis des siècles, elle a été consacrée par la religion et par les moeurs, et, bien qu'elle tende à disparaître sur les côtes au contact des Européens, elle persiste dans l'intérieur du pays, modifiée et amoindrie toutefois par d'innombrables subdivisions. D'après les lois de Manou, Brahma et son fils Krichna divisèrent le peuple en quatre castes principales. Brahma fit sortir successivement de sa tête, de ses bras, de son ventre et de ses pieds le brahmane, le kchatriya, le vaïchyaet le soudra ; aux brahmanes appartiennent le sacerdoce et la science ; aux kchatriyas, l’état militaire ; la caste vaïchya est celle des marchands, et les soudras constituent la caste agricole. Une cinquième caste, celle des parias, se compose de ceux qui ont été rejetés de leur caste et des descendants de ceux-ci ; les parias sont regardés comme impurs. D’après les travaux de Robert Cust, les habitants de l'Inde parlent 97 langues et 234 dialectes, non compris les langues et dialectes parlés par les étrangers établis dans le pays. Ces 97 langues dérivent de trois sources principales : 1° Les langues dravidiennes ou autochtones, qui sont encore parlées dans plusieurs parties de la presqu'île, principalement dans le Deccan. Elles appartiennent aux langues agglutinantes et forment une famille distincte qui n'a aucun représentant en dehors de la famille hindoue. 2° Les langues hindoues, dont l’introduction est attribuée aux Aryens. Les idiomes de cette branche ont tous pour base le sanscrit, qui fut la langue sacrée, la langue juridique, la langue littéraire de l'Inde, ou plus exactement le prâkrit, qui est un dérivé du sanscrit-Du prâkrit sont nés les idiomes néohindous, parmi lesquels on distingue l'hindiou hindoui auquel se rattache l'hindoustani ou ordou, parlé et compris à l'heure actuelle dans toutes les parties de l'Inde. Parmi les idiomes prâkrits, il en est un qui eut une destinée particulièrement remarquable : c'est le pâli, qui fut la langue spéciale du bouddhisme. 3° Les langues qui se sont formée à la suite des invasions musulmanes par le mélange d'éléments parsis et arabes. Signalons enfin la langue khassi, langue purement monosyllabique, parlée par les peuples qui habitent les montagnes du sud de l'Assam. Parmi les langues introduites par les étrangers établis dans la péninsule, on remarque le persan dont l'influence a été considérable pour la formation de l'hindoustani ; l'arabe, le syriaque, l' hébreu,l'arménien ; l'anglais, qui fait partout de rapides progrès ; le portugais,qui a donné naissance à une lingua franca en usage parmi les populations maritimes de la côte occidental ; le français, répandu parmi les indigènes de nos petites possessions ; le chinois, parlé par les nombreux coolies employés dans les ports. La littérature de l'Inde est une des plus anciennes et des plus considérables du monde. Ce pays est célèbre à juste titre pour le nombre et la magnificence des monuments,palais, temples ou mosquées, que les peuples qui l'habitent y ont tour à tour édifiés. Les religions de l'Hindoustan sont : le brahmanisme, auquel se rattache le culte des divinités aborigènes et dravidiennes du Deccan avec 207 000 000 d'adhérents ; le boudhisme, 10 810 000 ; l'islamisme, 62 458 000 ; la religion des Sikhs ou doctrine de Nanek (monothéisme musulman mêlé aux idées panthéistes du bouddhisme), avec 2195 000 sectateurs ; le judaïsme, à Cochin et à Travancore ; lemazdéisme, à Bombay et à Surate ; enfin le christianisme, 2923 000 adhérents. Il existe, en outre, 8 711 000 fétichistes.
Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887
Avertissement : Ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. Cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.
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