
Pays |
Dates |
Villes |
Tarif TTC |
|---|---|---|---|
| Billet avion Île-de-France | Départ le 24/06/12 Retour le 29/06/12 |
paris lorient |
281€ |
| Billet avion Île-de-France | Départ le 19/06/12 Retour le 26/06/12 |
paris nancy |
283€ |
| Billet avion Île-de-France | Départ le 19/06/12 Retour le 26/06/12 |
paris nancy |
288€ |
| Billet avion Île-de-France | Départ le 28/07/12 Retour le 12/08/12 |
paris figari |
267€ |
| Billet avion Île-de-France | Départ le 21/06/12 Retour le 10/07/12 |
paris perpignan |
263€ |
| Billet avion Île-de-France | Départ le 29/05/12 Retour le 06/06/12 |
paris rennes |
243€ |
| Billet avion Île-de-France | Départ le 24/05/12 Retour le 06/06/12 |
paris biarritz |
257€ |
| Billet avion Île-de-France | Départ le 24/06/12 Retour le 29/06/12 |
paris lorient |
261€ |
| Billet avion Île-de-France | Départ le 19/06/12 Retour le 26/06/12 |
paris nancy |
288€ |
| Billet avion Île-de-France | Départ le 15/06/12 Retour le 17/06/12 |
paris calvi |
296€ |




SEINE-ET-OISE (département de) - 560 364 hectares, 707 325 habitants, (Voyez la carte, p. 305.) Département du centre de fa France, tirant son nom de la Seine, qui le traverse du Sud-Est au Nord-Ouest, en décrivant de grandes boucles, et de l'Oise, qui coule dans sa partie septentrionale et se jette dans la Seine, sur la rive droite de ce fleuve. Ce département enveloppe entièrement celui de la Seine. Il a été formé en 1790 d'une partie de l'Ile-de-France qui occupe la plus grande partie de son territoire, et d'une fraction de la Beauce, qui se trouve au Sud-Ouest La partie de l'Ile-de-France comprise dans Seine-et-Oise se compose d'un grand nombre de petits pays ou pagi, au nombre desquels sont : le Vexin français, au Nord de la Seine avec l'Arthies (canton de Magny) ; les Avernes (Gonesse) ; le Parisis avec le Josas et l'Aulnay ; la plaine d'Achères, le Laye, le val de Gallie (Marly-le-Roi) ; la plaine de Houille (Argenteuil) ; la Tête-de-Buis (Boissy-Saint-Léger) ; le Mantois ou Mantouan avec la Chevrie (Bonnières) ; le Pincerais, ou Poissiais (Poissy) ; le Hurepoix avec la plaine de Limours, celles du Ménil-Saint-Denis (Chevreuse), de Saclé ou Saclay ; la plaine de Cernay et celle A'Aigrefoin (canton de Chevreuse), au Sud du Mantois ; le pays de Madrie, s'étendant à l’Ouest de Montfort-l'Amaury ; le pays ou forêt d'Yvelines (Rambouillet) ; le Déserve, Desœuvre ou Serve (canton de Houdan) ; le Longjumeau ou plaine du Longboyau, au Nord-Est de Longjumeau, petit pays situé entre la Bièvre, l'Yvette, l'Orge et les bords de la Seine ; le Châtrais ou pays de Châtres (Arpajon), etc. Le Gâtinais occupe l'angle Sud-Est du département, et la Beauce son angle Sud-Ouest Les latitudes extrêmes du département de Seine-et-Oise sont 48° 17' 20" et 49°,17',20", au Nord de l'équateur, et il est compris entre 0°,35' de longitude E. et 0°,16'45" de longitude Ouest. Ses limites sont partout artificielles, excepté à son angle Nord-Ouest, où il est séparé du département de l'Eure par l'Epte. II est borné, au Nord, par le département de l'Oise ; à l’Est, par celui de Seine-et-Marne ; au Sud, par le Loiret, et à l’Ouest, par les deux départements d'Eure-et-Loir et de l'Eure. Le département de Seine-et-Oise est formé par un plateau peu élevé au-dessus de la mer et dont l'altitude n'atteint pas 200 mètres. Les hauteurs de 168,175 et 186 sont assez fréquentes, surtout dans la partie située au Nord delà Seine et dans l’Ouest, sur les confins d'Eure-et-Loir. Tous les nombreux cours d'eau qui l'arrosent sont tributaires de la Seine. Il présente donc deux pentes, l'une inclinée du Nord au Sud, et comprenant le pays situé sur la rive droite de la Seine, et où l'on relève des altitudes de 203 mètres et même de 210 (Vexin français) ; l'autre incliné du Sud au Nord, et placée sur la rive gauche du même fleuve. La Seine entre dans le département de Seine-et-Oise quelques kilomètres en amont de Corbeil, par 34 mètres d'altitude, arrose Corbeil, Soisy-sous-Étiolles, laisse un peu à droite Draveil, Montgeron, passe à Ablon, Villeneuve-Saint-Georges, pénètre dans le département de la Seine entre cette dernière localité et Choisy-le-Roi, rentre dans Seiner-et-Oise à Meudon, arrose (en Seine-et-Oise) Sèvres, Saint-Cloud, sert de limite entre les deux départements jusqu'en aval de Saint-Cloud, rentre de nouveau dans la Seine, forme la presqu'île de Gennevilliers. En aval d'Epinay, la Seine sépare de nouveau les deux départements, et arrose en Seine-et-Oise, sur sa rive droite, Argenteuil, Bezons, Carrières- Saint-Denis, quitte définitivement le dépar tement de la Seine, arrose Chatou, Croissy et Bougival, Marly-le-Roi, Port-Marly,passe au pied de la terrasse de Saint-Germain-en-Laye, contourne la forêt de même nom en arrosant le Yésinet, baigne Maisons-sur-Seine, Sartrouville, Confians-Sainte-Honorine, Andresy, Poissy, Triel, Meulan et les Mureaux, Mantes et Limay, Rosny, fait dans le département une dernière boucle qui enveloppe la forêt de Moisson, passe à La Roche-Guyon, Bonnières, et quitte le département de Seine-et-Oise par 12 mètres d'altitude. Dans l'étendue du département de Seine-et-Oise, la Seine reçoit, à droite : 1°l'Yerres, qui naît en Seine-et-Marne, arrose Brunoy, Yerres et Villeneuve-Saint-Georges, où elle tombe dans la Seine ; 2° la Marne, qui ne baigne dans le département que Neuilly-sur-Marne ; 3° le Croud, qui prend sa source au Nord de Gonesse, arrose Gonesse, Dugny, reçoit sur sa rive droite la Borne, qui naît au Nord d'Ecouen, passe à Sarcelles et au pied du fort de Stains ; à gauche, le Croud reçoit le Morin, grossi du Sausset, ainsi que la Molette, qui sépare le département de celui de la Seine et arrose le Bourget ; 4° l'Oise, qui entre dans le département de Seine-et-Oise à l'endroit où elle reçoit la Thève, près de Royaumont, par 20 mètres d'altitude, arrose Beaumont-sur-Oise, l'Isle-Adam, Auvers, Pontoise et Saint-Ouen-l'Aumône, et se jette dans la Seine à Conflans-Sainte-Honorine. L'Oise reçoit dans le département qui nous occupe : sur sa rive droite, le Sausseron et la Viosne ; ce dernier petit cours d'eau tombe dans l'Oise à Pontoise. 5° La Seine reçoit encore deux petits ruisseaux qui portent le même nom d'Aubette : le premier se perd dans la Seine à Meulan, et le second passe à Magny-en-Vexin. 6° Enfin l'Epte coule entre les départements de l'Eure et celui de Seine-et-Oise et passe à Saint-Clair-sur-Epte. Sur sa rive gauche, la Seine se grossit : 1° de l'École, petite rivière qui ne fait que traverser l'angle Sud-Est de Seine-et-Oise en arrosant Milly ; 2° l'Essonne, qui naît dans le département du Loiret, pénètre dans Seine-et-Oise à son angle Sud-Est, par 75 mètres d'altitude, arrose La Ferté-Alais, Ballancourt, Menecy, Essonnes, et joint la Seine à Corbeil. L'Essonne se grossit, à gauche, de la Juine, qui prend sa source dans le Loiret, arrose Méréville,Etampes et joint l'Essonne en aval du Bouchet. 3° L'Orge sort des collines situées à l’Est d'Ablis, baigne Dourdan, Saint-Chéron, Arpajon, Montlhéry, Épinay-sur-Orge, Savigny, et joint la Seine en face de Draveil. L'Orge se grossit, à gauche, de la Remarde, passant à Saint-Arnoult et finissant à Arpajon, et de l'Yvette, qui naît à l’Ouest de Dampierre, arrose cette localité, Chevreuse, laisse Palaiseau un peu à gauche, passe à Orsay, Longjumeau, et se termine à Savigny. 4° La Bièvre sort des étangs de Saint-Quentin, baigne Bue, Jouy-en-Josas, Bièvres, Igny, entre dans le département de la Seine près de Verrières-les-Buissons, arrose Antony, l'Hay, Arcueil et Gentilly, où ses eaux sont utilisées dans les tanneries et les corroiries, et tombe dans la Seine près le Jardin des Plantes. 5° Le ruisseau du Buzot, prenant sa source dans la forêt de Marly et joignant la Seine au pied de la terrasse de Saint-Germain. 6° La Mauldre naît au Sud du petit village de Saint-Remy-l'Honoré, passe au pied de la butte de Neauphle-le-Château, où elle se grossit des eaux qui embellissent le parc du magnifique château de Pontchar-train, baigne Neauphle-le-Vieux (autrefois l'Eveux), Beynes, Montainville, Maule, Aulnay, Nezel, laisse Epône un peu sur la gauche et joint la Seine en aval de Meulan. 7° La Vaucouleurs naît au Sud de Septeuil, arrose Septeuil, Rosay, et se jette dans la Seine à Mantes-la-Ville. La Vaucouleurs est grossie par plusieurs petits ruisseaux, dont les plus importants sont : la rivière de Flexanville, le ravin de Petelance à droite ; la Rubage de Prunay, l'Epierre à gauche. Enfin l'angle Sud-Ouest du département est arrosé par quelques petits ruisseaux tributaires de l'Eure, et qui ont leurs sources dans Seine-et-Oise. Ce sont : la Brouette, grossie de la Droue, sortant toutes deux du massif forestier qui couronne les hauteurs environnant Rambouillet ; le Mouron, naissant aussi dans la forêt de Rambouillet ; la Vègre, qui prend sa source à Saint-Léger-en-Yvelines, dans une clairière delà forêt de Rambouillet, arrose Condé, Bourdonné, Gambais, Houdan, quitte Seine-et-Oise pour Eure-et-Loir, et joint la rivière d'Eure à Ivry-la-Bataille. Le département de Seine-et-Oise possède un grand nombre d'étangs, dont les principaux sont : le lac d'Enghien, les étangs de Saclay, du Trou-Salé, de Saint-Quentin, de Hollande, de la Malmaison, de Bourguent, de Porras, du Pont-Royal, l'Etang-Neuf, celui de la Pimardiere ; ceux de Sérisaye, du Moutiers, de Guiprieux, de la Tour, du Mesnil-Saint-Denis, de Noes, etc., etc. Le département est aussi traversé par les canaux de l'Ourcq et de Chelles et par les aqueducs de la Vanne, de la Dhuys, d'Arcueil, et celui qui mène les eaux de Marly à Versailles. Si l'on considère les grandes masses, le sol du département de Seine-et-Oise est constitué par deux sortes de terrains, le terrain éocène et le miocène. Le premier, l'éocène, occupe toute la partie du département qui se déroule sur la rive droite de la Seine. En outre, il recouvre toute la contrée comprise entre la rive gauche de la Seine et une ligne brisée passant par Houdan, Montfort-l'Amaury, Versailles, Palaiseau, Montlhéry, Saint-Maurice et La Ferté-Alais. La portion du département qui se trouve au Sud et à l’Ouest de cette ligne brisée appartient au miocène. Néanmoins la nature du sol est très variée dans tout le département. Dans le Vexin et le Mantais, le fond des vallées est formé par la craie supérieure : on retrouve alors, dans certains cantons, des terres qui ne valent pas mieux que celles de la Champagne Pouilleuse. Mais dans les zones où cette craie est recouverte par les argiles sableuses ou les argiles plastiques, le sol devient très propre à la culture ; cette partie est alors comme le seuil du Vexin normand, dont les plaines s'étendent à l’Ouest Ce sont les argiles plastiques qui, en arrêtant les eaux à leur surface, donnent naissance aux sources pérennes qui répandent la fraîcheur et la vie dans les vallons crayeux du Mantais. Ces argiles et ces sables sont recouverts par des couches de calcaire grossier : de là, les carrières d'où l'on extrait l'excellente pierre avec laquelle on bâtit Paris. Quand ces masses de calcaire grossier sont recouvertes par des couches argileuses et siliceuses de l'étage des grès de Beauchamp ou bien par les calcaires de Saint-Ouenet delà Meulière, le sol est aussi très fertile. Ce que nous venons de dire du pays Mantais s'applique aussi à la contrée au Sud de Mantes, limitée par une ligne allant de Houdan à Versailles. Lorsque le calcaire grossier est surmonté par les sables de Beauchamp ou de Fontainebleau, alors la campagne est stérile et on n'y peut faire croître que du bois. C'est ce qui a lieu pour le sol de la forêt de Rambouillet et les parties avoisinantes. Au Nord et au Nord-Est, le département est composé par les plaines si riches connues sous le nom de France et qui sont formées par les calcaires siliceux de Saint-Ouen ; un peu plus au Sud, aux environs de Montmorency,d'Ecouen,de Montfermeil, ces sols sont additionnés de marnes gypsifères, c'est-à-dire contenant du plâtre, qui, bien que d'une culture moins facile, sont aussi très fertiles. Le Hurepoix peut être compris dans un quadrilatère dont les sommets sont Neauphle-le-Château, Palaiseau, Êtampes et Rambouillet : cette partie du département se distingue par la meulière qui se trouve mêlée à l'argile ; les terres en sont fraîches, froides même, et demandent à être drainées. Les coteaux qui bordent la Seine de Meudon à Marly-le-Roi ont une composition analogue à celle du Hurepoix. Enfin, les angles Sud-Est et Sud-Ouest du département sont occupés par le Gâtinais, dont le sol appartient à l'argile de la meulière, et par la Beauce, aux terres chaudes et sèches, et dont le sol est constitué par des sables argileux très propres à la culture des céréales. Enfin le fond des vallées est occupé par des alluvions modernes et des tourbières. Le département de Seine-et-Oise appartient au climat séquanien. La température est à peu près la même qu'à Paris, excepté sur les plateaux, où elle est plus froide. Néanmoins les températures extrêmes ne sont pas excessives. La température moyenne de l'été est d'environ 18°, tandis que cette même température moyenne de l'hiver est de 10°. Le département est compris dans la zone qui s'étend du Sud-Ouest au Nord-Ouest et où il tombe le moins d'eau en France. La couche d'eau annuelle s'élève en moyenne à 580 millimètres ; le nombre moyen des jours de pluie est de 120 environ. La limite de la culture de la vigne fait un angle dans ce département, en sorte qu'il y existe une sorte de langue de terre où cette culture est possible. Les vents dominants sont ceux du Sud-Est et du Nord-Est Cependant c'est celui de l’Ouest qui souffle presque constamment dans la partie O. du département, notamment dans le canton de Montfort-l'Amaury, où le vent d'E., très rare, est en même temps sec et froid. Le sol du département de Seine-et-Oise est riche en carrières de toutes sortes, telles que carrières de pierre à bâtir, de plâtre (Argenteuil, de pavés (Marcoussis), de sable, de grès, de pierres meulières et lithographiques. Il y a aussi des gisements de fer et de kaolin. L'argile et la craie se trouvent en maints endroits. Le terrain houiller fait complètement défaut dans le département ; mais la tourbe se trouve au fond de beaucoup de vallées et de vallons. Les vastes tourbières du Bouchet sont célèbres. Les sources minérales les plus connues sont : 1° Celles d'Enghien-les-Bains, dont les eaux sulfurées calciques sont à la température de 14° et sourdent par huit sources. Elles sont employées dans les affections du larynx et des bronches, les engorgements articulaires, etc. 2° Celles de Forges-les-Bains, dont les trois sources froides amènent à la surface des eaux carbonatées sodiques usitées dans le traitement des scrofules, de la chlorose et de l'anémie. Seine-et-Oise est un département agricole : on y cultive le froment, l'avoine, l'orge, le seigle ; mais ce sont surtout les blés et les céréales de printemps qui réussissent le mieux. On sème aussi les plantes industrielles, le colza, la betterave, le lin, la pomme de terre. La cardère est cultivée aux environs de Mantes, de Maule, etc. Les prairies naturelles et les prairies artificielles donnent d'excellents fourrages dont la première coupe est dirigée sur les villes, tandis que les qualités inférieures sont utilisées sur les lieux mêmes de production et servent à la nourriture des animaux de la ferme. La culture maraîchère est aussi très développée et les asperges d'Argenteuil sont très renommées. La vigne, cultivée naguère en un grand nombre de localités, donne un vin de qualité médiocre, qui, néanmoins, a une certaine réputation dans le pays même. Tel est celui que l'on récolte à Argenteuil, Meudon, Auteuil, Garancières, etc. Les arbres fruitiers sont aussi très nombreux ; les cerises de Montmorency sont connues du monde entier. L'horticulture est aussi en honneur : il y a d'importantes pépinières à Versailles, Brunoy qui récolte la rose de Provins, Limours, Neauphle-le-Château, Pontchartrain, etc., etc. Les forêts sont très nombreuses dans le département et s'étendent sur plus du cinquième de sa surface. Les principales d'entre elles sont celles de Rambouillet, de Saint-Léger, des Yvelines, de Saint-Arnoult, de l'Ouie, de Dourdan, de Saint-Germain, de Marly, de la Malmaison, des Fausses-Reposes, de l'Isle-Adam, de Gamelle, de Senart, de Meudon, de Verrières, de Versailles, de Rosny, de Montmorency, de Coye et d'Orry, des Alluets, etc. Les essences dominantes sont le chêne, le châtaignier, le charme, le pin, le bouleau. Le département de Seine-et-Oise ne produit guère de chevaux : ceux que l'agriculture emploie pour les travaux des champs sont des chevaux entiers de race percheronne que l'on achète à trois ou quatre ans dans Eure-et-Loir. Cependant quelques cultivateurs vont acheter de jeunes poulains dans le Perche et les élèvent pour leurs besoins. Les bœufs de travail sont tirés du Nivernais, du Limousin, du Berry et de la Vendée. Les vaches que l'on tirait naguère de la Normandie ne s'acclimatent que difficilement dans le département de Seine-et-Oise, où elles ne retrouvent ni la température ni la nourriture des herbages normands. Aussi l'école de Grignon-a-t-elle introduit des vaches de la race de Schwytz, habituée à un climat dur et à une nourriture grossière. Dans la partie Ouest du département on voit çà et là quelques vaches bretonnes. Ces différentes races ont amené des croisements assez nombreux. Les veaux qui naissent de cette population sont généralement vendus jeunes et engraissés dans Eure-et-Loir. Il existe un grand nombre de vacheries dont le lait est vendu pour l'alimentation de Paris. C'est à Rambouillet que fut formé le premier troupeau de moutons mérinos. Ce troupeau, qui existe encore, a contribué à' améliorer la race ovine de la contrée. Un autre troupeau avait aussi été installé à la fin du XVIIIe siècle à Videville et a fourni aussi un grand nombre de sujets à l'agriculture tant française qu'étrangère. Le Hurepoix et la Beauce possèdent aussi des troupeaux mérinos à la Douairière, à Saint-Escobelle et à Angerville. Mais aujourd'hui l'élevage des bêtes à laine a presque totalement disparu du département et a fait place à l'engraissement et à l'éducation des métis-mérinos importés de la Champagne, du Soissonnais, de la Beauce. On a aussi introduit, vers 1827, à Grignon, à Jouy-en-Josas et à la Faisanderie des Moulineaux des sujets de races anglaises, notamment des dishleys, des southdowns ; ces essais ont eu peu de conséquences sur l'industrie rurale de Seine-et-Oise. Les porcs étaient tirés autrefois de la vallée d'Auge et du Maine pour être engraissés dans les exploitations rurales ; mais, depuis, l'école de Grignon a importé les grandes races anglaises qui, aujourd'hui, sont élevées clans plusieurs porcheries importantes que dirigent des porchers suisses. La volaille est assez nombreuse ; et parmi les races qui peuplent les basses-cours, on distingue la race de poules de Houdan, au plumage noir et blanc, dont la tête, portant une triple crête, est ornée d'une huppe rejetée en arrière, d'une cravate très marquée et dont les joues sont empruntées. Cette race a cinq doigts à chaque patte ; le coq a la poitrine large, des jambes fortes et des os très petits. Sa chair est très délicate et ses œufs sont très volumineux. Le centre de la production de cette race se trouve à Houdan et dans un village voisin, à Gambais, où est installé un couvoir artificiel. Les poules de cette race sont bonnes pondeuses, mais elles laissent à désirer comme couveuses. Elles s'engraissent, du reste, très vite et très facilement. Malgré toutes ces qualités, la vogue tend à s'éloigner de cette race que l'on rencontre dans les basses-cours de toutes les petites exploitations agricoles ; mâtinées avec les cochinchinois, elles donnent des animaux de forte taille et qui ont les qualités de la poule de Houdan. Bien que le département soit surtout agricole, l'industrie y est aussi très développée, C'est ainsi qu'un assez grand nombre d'ouvriers sont employés dans les carrières à l'extraction de la pierre à bâtir, des pavés, de la pierre meulière, de la craie, de la marne, du sable, etc. Le calcaire est cuit dans des fours et transformé en chaux ; Argenteuil livre à la construction le plâtre de ses carrières ; de nombreuses briqueteries et tuileries mettent en œuvre les argiles ; des faïenceries et des fabriques de porcelaine sont établies dans plusieurs villes du département : à Corbeil, l'Isle-Adam, etc. Sèvres ; possède la plus belle et la plus riche manufacture de porcelaine du monde ; ses produits sont recherchés par tous les amateurs. Son musée céramique est d'une richesse incomparable. Sèvres possède aussi une cristallerie importante. On fabrique de la poterie à Gagny, Limours.Montigny-lès-Cormeilles. Les métaux sont travaillés dans un grand nombre de localités : Essonnes, Étampes, le Pecq ont des fonderies de fer ; Persan fabrique des essieux pour la carrosserie et des ressorts pour l'horlogerie ; Rambouillet, des ressorts pour les horloges : Poissy, des poteaux télégraphiques en fer ; Villeneuve-Saint-Georges, des aiguilles à tricoter ; Vienne-en-Arthies, des épingles ; Bruyères-le-Châtel, des armes. Il y a des capsuleries à Triel et à Sèvres ; des clouteries à Saint-Germain et à Villiers-sur-Marne qui fournit à la tapisserie des clous dorés. L'acier est poli dans les usines d'Omerville, de Chaussy et Vienne-en-Arthies ; des ateliers pour la construction des machines sont établis à Essonnes, Corbeil, Herblay, Juvisy, Pontoise, Versailles, Magny-en-Vexin, etc. En outre, Argenteuil confectionne des bateaux en fer destinés à la navigation sur nos fleuves, rivières et canaux. Etampes a des ateliers où l'on fait des lampes. Une tréfilerie existe à Bezons. Il y a des forges à Persan, à Athis-Mons, etc. Des fonderies de cuivre sont installées à Essonnes et à Moiselles. Mantes-la-Ville et Versailles livrent aux artistes des instruments de, musique, Saint-Germain des compas et Poissy des crayons. Le Petit-Poigny lamine l'étain en feuilles. D'importantes usines à zinc fonctionnent à Bray-et-Lu, et à Gommecourt. Il y a des scieries mécaniques à Limours, Livry, Mantes, Magny-en-Vexin, Saint-Germain, Dourdan, le Vésinet ; des ateliers pour la construction des machines agricoles existent à Crespière, Dourdan, Arnouville, Juvisy, etc. On trouve des taillanderies dans un grand nombre de communes et dans presque toutes les villes un peu importantes comme Versailles, Rambouillet, Samt-Germain, Pontoise, Mantes, Arpajon, Sèvres, Beaumont-sur-Oise, Magny-en-Vexin, Poissy, Rueil, Saint-Cloud, etc. On confectionne des bijoux en doublé à Oinville. Il y a des filatures de lin à Corbeil, Guisseray, auBreuillet ; de coton, à Essonnes, à Omerville ; de laine, à Guillerval, Ormoy, Saclay, Bierville, Yerres, Villabé ; de soie, à la Fer-Alais, Persan, Bray-et-Lû. Lardy fabrique des lacets ; Belloy, de la passementerie. On confectionne de la bonneterie à Corbreuse, Etampes, Freneuse, Milly, Gonesse, Rueil, etc. ; de la broderie, à Argenteuil, Asnières-sur-Oise, Sarcelles, Viarmes ; de la sparterie, à Dammartin. Des boutons de nacre sont taillés à Beaumont-sur-Oise, Noisy-sur-Oise. Mours ; des boutons de soie sont faits à Luzarches, Gonesse et des perles artificielles à Chaumontel, Herblay, Cormeilles-en-Parisis, Luzarches, Méricourt. Les produits chimiques, les couleurs, les vernis, sont fabriqués à Argenteuil, Mantes, Rueil, Juvisy. Saint-Ouen-1'Aumône, Sèvres, Versailles ; il y a des savonneries à Rambouillet et à Orcemont. De nombreuses blanchisseries sont établies aux environs de Paris et Versailles. Des poudreries existent à Sevran et au Bouchet. Il y a des féculeries à Poissy, Trappes, Achères, Bailly, Auvers-sur-Oise, Conflans, Raizeux, Survilliers, Villépreux, Sartrouville ; des distilleries sont installées dans beaucoup d'exploitations agricoles, et des sucreries à Melun, aux Mureaux, Magny-en-Vexin, Gonesse, Paray-Douaville, Blamecourt, etc., etc. On fabrique des pains à cacheter à Bazemont et à Flins-sur-Seine ; de la parfumerie, à Noisy-le-Grand et du vinaigre dans un grand nombre de localités. Beaumont-sur-Oise, Brunoy, Aincourt, Asnières-sur-Oise, Bezons ont des manufactures où l'on fait des objets en caoutchouc. Le département de Seine-et-Oise est un de ceux où l'on fabrique le plus de papier : les usines sont établies à Aulnay, Ballancourt, Echarcon, Genainville, Maule, Port-Marly ; au Raincy, on fait du papier à dessin et à Savigny-sur-Orge des papiers peints ; mais c'est à Essonnes que sont installées les plus importantes papeteries du département. Argenteuil, Chaville, Linas, Ronquerolles ont des fabriques de carton. Beaucoup de communes possèdent des tanneries et des corroiries ; il y a des chamoiseries à Meulan, Boissy-l'Aillerie ; on fabrique des chaussures à Arpajon ; des chaussons, à Versailles, l'Isle-Adam et Pussay. On fabrique des chandelles et des bougies à Mantes, Houdan, Longjumeau, Viroflay, etc., et des chaises à Magny-en-Vexin, Saint-Gervais. Enfin, les arrondissements de Pontoise, Etampes et Corbeil possèdent un très grand nombre de moulins à farine. Le territoire de Seine-et-Oise fut habité dès l'époque paléolithique ; celle de la pierre polie a laissé des monuments : on peut citer parmi eux une allée couverte située sur le territoire d'Argenteuil ; celle de Conflans-Sainte-Honorine transportée dans les fossés du château de Saint-Germain ; le dolmen de Saint-Léger-en-Yvelines appelé la pierre Ar-déru, la Pierre Turquoise dans la forêt de Carnelle, et d'autres monuments mégalithiques trouvés à Villeneuve-le-Roi, Epône, Chars, Bruyères-le-Châtel. La liste des villes qui ont conservé des monuments du moyen âge serait trop longue. Il nous suffira de mentionner la cathédrale de Mantes, l'église de Poissy, de Montmorency, celle de Maule avec sa crypte du xi° siècle ; l'église de Dourdan ; les châteaux de Saint-Germain, d'Ecouen, de Versailles, de Rambouillet, de Dampierre ; l'hôtel de ville d'Étampes, l'ossuaire du cimetière de Montfort-l'Amaury, les magnifiques vitraux de l'église de cette dernière ville, etc., etc. Le département de Seine-et-Oise est traversé par de nombreux chemins de fer qui le sillonnent en tous sens. Aujourd'hui le chiffre de la population moyenne du département .s'élève à 126 habitants par kilomètre carré, tandis que celui de la France entière n'est que de 72. Le département de Seine-et-Oise comprend 6 arrondissements, 37 cantons et 688 communes. — Chef-lieu Versailles, évêché suffragant de celui de Paris. — S.-préfecture Corbeil, Etampes, Mantes, Pontoise, Rambouillet.
Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887
Avertissement : Ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. Cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.
Billet avion Île-de-France / Billet avion France / Billet avion Pays-Bas Continental / Billet avion Autriche / Billet avion Bretagne / Billet avion Écosse / Billet avion Île-de-France / Vol Paris / Billet Avion Paris / Billet avion Île-de-France / Billet avion Île-de-France
Top Départ, guide pratique pour voyager en Île-de-France: carnets de voyages, blogs, forums, albums photos, une multitude d'infos et de points de vues pour préparer au mieux un voyage en Île-de-France.
Voir la suite de l'article sur Top-depart.com