
Pays |
Dates |
Villes |
Tarif TTC |
|---|---|---|---|
| Billet avion Guyane | Départ le 05/07/12 Retour le 26/07/12 |
paris cayenne |
1.052€ |
| Billet avion Guyane | Départ le 12/06/12 Retour le 23/06/12 |
paris cayenne |
1.153€ |
| Billet avion Guyane | Départ le 30/05/12 Retour le 20/06/12 |
strasbourg cayenne |
976€ |
| Billet avion Guyane | Départ le 30/05/12 Retour le 20/06/12 |
strasbourg cayenne |
1.461€ |
| Billet avion Guyane | Départ le 12/06/12 Retour le 23/06/12 |
paris cayenne |
989€ |
| Billet avion Guyane | Départ le 10/06/12 Retour le 23/06/12 |
paris cayenne |
989€ |
| Billet avion Guyane | Départ le 25/05/12 Retour le 13/06/12 |
bordeaux cayenne |
1.977€ |
| Billet avion Guyane | Départ le 16/07/12 Retour le 02/08/12 |
lyon cayenne |
1.315€ |
| Billet avion Guyane | Départ le 18/06/12 Retour le 28/06/12 |
nice cayenne |
1.183€ |
| Billet avion Guyane | Départ le 10/06/12 Retour le 23/06/12 |
paris cayenne |
983€ |




GUYANE FRANÇAISE - la partie de la Guyane qui appartient à la France, dont la superficie est d'env. 79 000 kilomètre carrés et la population d'une trentaine de mille âmes. La Guyane française, comprise entre le 2e et le 6e degré de latitude boréale, est bornée au nord par l'océan Atlantique ; à l’ouest par le Maroni, l'Aoua et l'ltany qui la séparent de la Guyane hollandaise ; au sud par la chaîne des monts Tumuc-Humac appartenant à la ceinture du bassin de l'Amazone, et à l’ouest par l’Oyapok. Entre ce dernier fleuve et l'Océan jusqu'à l'île Maraca s'étend une vaste région que l'on nommait le Territoire contesté, à la possession de laquelle prétendaient à la fois la France et le Brésil. Ce territoire est aujourd'hui attribué au Brésil par suite d'une décision arbitrale rendue par le conseil fédéral suisse. Au sud de ce territoire, sur la droite du haut Oyapok, se trouve la Guyane brésilienne. La côte de la Guyane, orientée du nord-ouest au Sud-Est depuis l'embouchure du Maroni jusqu'à l'estuaire de l'Oyapok, ne présente aucun bon port. La ligne de démarcation entre la terre ferme et l'Océan n'y est accusée que par la végétation des palétuviers ; elle change fréquemment de place. Point de grandes îles, point même d'écueils sur cette côte incertaine, à l'exception de la petite île dite l'île Verte et de l'ilet Saracou non loin de l'embouchure du Sinnamarie, des trois îles du Salut (île du Diable, île Royale, île Saint-Joseph) où se trouve notre pénitencier et des rochers ou îlets qui sont à l'Est de Cayenne, savoir : le rocher de l'Enfant-Perdu, les îlets nommés le Père, la Mère et les Deux-Filles, l'île t de Malingre et les deux rochers du Grand et du Petit Connétable. Lorsque, d'un point quelconque du rivage atlantique, on pénètre dans l'intérieur de la Guyane en s'avançant vers le sud, on traverse d'abord la plaine basse, humide, souvent marécageuse, qui borde le littoral et dont la largeur varie de 50 à 100 kilomètre C'est la région habitée et quelque peu cultivée par les colons. Elle est bordée au sud par une ligne de dunes où commence ce que l'on nomme les Terres-Hautes. Celles-ci se composent de trois terrasses en gradins que l'on peut nommer la région des Cascades ou des Sauts, la région du Plateau central et la région des monts Tumuc-Humac. Ces trois régions forment dans leur ensemble un plan incliné dont la pente, dirigée vers le nord, est excessivement faible. En effet, les points les plus élevés de la région des Cascades n'atteignent guère l'altitude de 300 mètres, ceux du Plateau central ne vont pas à 400 mètres, et, dans les monts Tumuc-Humac qui sont plutôt des collines que de véritables montagnes, le plus haut sommet connu, le mont Lorquin, mesuré par Crevaux, n'a que 400 mètres. Dans toute cette étendue de terre ferme, le sol semble formé en majeure partie de granité, de gneiss, de trapps et de puissantes couches d'argile résultant de la décomposition de ces roches ignées. Une lisière de savanes règne le long de la plaine littorale et tout le reste du pays n'est qu'une immense forêt tropicale à peine interrompue par quelques clairières. De puissants cours d'eau la parcourent et la ravinent dans la direction générale du sud au nord ; et comme le sol est presque partout imperméable, ces eaux fouillent le sol et en entraînent le limon dans les terres basses. Une vingtaine de neuves sillonnent ainsi la Guyane. Ces fleuves peuvent être rangés en deux groupes dont le premier constitue un versant Nord-Ouest et le second un versantSud-Est Les principaux fleuves du versant nord-ouest sont : le Maroni, avec ses deux grands affluents, le Tapanahoni et l'Aoua ; la Mana, l'Iracoubo, le Sinnamarie, grossi du Couriège, le Kourou et la rivière de la Comté appelée encore la Cayenne, l'Oyak ou le Mahuri et qui a pour principal affluent l'Orapou. Les deux cours d'eau les plus importants du versant Nord-Est sont l'Approuague et l'Oyapok qui reçoit le Camopi. Tous ces fleuves ont leurs lits embarrassés de rochers et entrecoupés de cascades ou sauts ainsi que de rapides se succédant à de faibles intervalles. Aussi ne sont-ils point navigables, si ce n'est dans la petite partie de leur cours qui peut être considérée comme leur estuaire. Le profil de chacun d'eux figure plutôt un escalier qu'un plan incliné. Le climat de la Guyane est uniformément tropical, avec une température moyenne annuelle comprise entre + 28 et + 31°. Il n'y règne que deux saisons : celle des pluies pendant les mois de décembre, janvier, février et mars, et celle des chaleurs qui sont surtout très grandes depuis le commencement de juillet jusqu'à la fin de novembre. Le nombre des jours de pluie est de 160 à 180 par an, et ces pluies sont tellement diluviennes qu'elles fournissent une couche d'eau de plus de 3 mètres d'épaisseur en moyenne. C'est environ six fois la quantité d'eau qui tombe sous le climat de Paris. L'or est la grande richesse minérale de la Guyane française : il y a été découvert en 1853 par un Indien brésilien nommé Paoline. On le trouve dans les sables d'alluvion charriés par les fleuves, notamment par la Mana, la Comté et l'Approuague. C'est dans la vallée de ce dernier que l'on rencontre les gisements les plus abondants ; mais tout porte à croire que l'or existe en place dans les masses rocheuses des monts Tumuc-Humac et c'est sans doute là que tôt ou tard il sera exploité en grand. Le nombre des exploitations aurifères de la Guyane était déjà de 135 en 1877 et elles occupaient environ 2 000 ouvriers ; 172 concessions aurifères avaient déjà été accordées en 1874. Après l'or, les productions les plus précieuses de la Guyane consistent dans les bois de ses forêts. Ils sont d'essences si variées qu'ils peuvent satisfaire les multiples besoins de l'industrie moderne. Ils fournissent aux constructions navales : le courbaril, le balata, le wacapou, le cèdre noir, le bois d'angélique ; à l'ébénisterie, le palissandre, l'acajou, le bois de rose, l'ébène vert ; à la teinture, le bois violet, le sassafras, le cèdre jaune. Il existe en outre d'excellents bois pour la charpente, le charronnage et la menuiserie. Les cultures sont loin d'être en progrès à la Guyane et leur étendue s'est considérablement restreinte depuis la découverte de l'or. Les plus importantes sont celles du roucouyer, du caféier, du cacaoyer et de la canne à sucre ; mais toutes les plantes tropicales pourraient être cultivées dans le pays. Un végétal qui donne des produits très importants dans les autres Guyanes, et qui n'est pas assez multiplié dans la Guyane française, est le carapa, dont les graines fournissent une huile utilisée dans la savonnerie. Le pays produit spontanément une sorte d'arbre à pain et un arbre dit arbre à lait. Les espèces de palmiers sont innombrables. La faune de la Guyane n'est pas moins diversifiée que sa flore. Toutes les espèces de singes américains y pullulent : ouistitis, tamarins, sapajous, singes roux, singes hurleurs, peuplent l'immense forêt guyanaise. Les chauves-souris sont représentées par le vampire qui a la réputation de sucer le sang des bestiaux et même des hommes endormis. Le jaguar, quoique assez rare, se rencontre dans la colonie. Il y existe aussi des biches, des chevreuils, des porcs sauvages ; l'agouti est fort commun. Le pays nourrit également le tapir, le tatou, le paresseux. Les forêts sont peuplées d'oiseaux au plumage éclatant, connus sous les noms de papes, évêques, cardinaux, colibris, oiseaux-mouches ; l'ibis à aigrette poursuit les insectes et l'urubu ou vautour noir fait l'office de nettoyeur. Les reptiles comptent parmi leurs espèces les iguanes, les alligators, les caïmans, le boa constrictor, le serpent à sonnettes, le liane, le trage, des tortues de terre et d'eau ; le crapaud pipa est au nombre des batraciens. L'abondance des poissons est énorme dans les rivières et le gymnote électrique hante les ruisseaux et les marais. Peu de pays ont autant d'insectes lumineux que la Guyane qui possède les fulgores porte-croix, les fulgores porte-lanternes, les mouches à feu. Des insectes suceurs fort nombreux y tourmentent l'homme, depuis le petit maringoin jusqu'au gros maque. On y voit des guêpes sans raison, des fourmis dites de feu dont la piqûre est très douloureuse, des scorpions de la taille d'une écrevisse, la monstrueuse araignée crabe, des scolopendres ou mille-pattes ; la chique se glisse sous les ongles et y dépose ses œufs ; mais la mouche hominivore, beaucoup plus redoutable, pond les siens dans les narines de l'homme et ses larves le rongent ensuite et le font mourir par inflammation des méninges. L'insalubrité de la Guyane est proverbiale : elle nuit beaucoup et nuira longtemps encore au développement de cette colonie. Les fièvres paludéennes y causent d'affreux ravages dès que l'on entreprend des défrichements d'une certaine étendue. La dysenterie est due à l'usage des eaux impures dont il serait facile de s'affranchir en recueillant l'eau de pluie. L'anémie, si commune sous les tropiques, fait aussi beaucoup de victimes et pourrait être combattue par une alimentation plus substantielle. La fièvre jaune ne semble pas être endémique à la Guyane, et l'on croit que quand elle y éclate, elle a toujours été apportée du dehors. Dans nos établissements pénitentiaires, la mortalité s'est élevée quelquefois jusqu'à 63 p. 100 ; mais des soins hygiéniques bien entendus la réduiraient considérablement. C'est à Vincent Pinçon, l'un des compagnons de Christophe Colomb, qu'est due la découverte des côtes de la Guyane. Dès le commencement du XVIIe siècle, les Français tentèrent de s'y établir : il y vint des Gascons en 1604, des Rouennais en 1626 et en 1643, des Parisiens en 1652 et 1664. Les écarts de régime, les dissensions intestines et la juste vengeance des Indiens eurent raison de ces premiers débarqués. Colbert, en 1664, créa la Compagnie des Indes occidentales, à la quelle il concéda la possession de la Guyane comme celle de toutes les autres terres américaines qui appartenaient à la France ; mais dès 1674 il retira à cette compagnie ses privilèges et administra directement la colonie. Sous son impulsion, elle devint très prospère. Il introduisit à Cayenne la culture de la canne, du coton et de l'indigo. Comme la colonie manquait de bras, il lui en procura par le moyen détestable de la traite des nègres et en y transportant des galériens. En 1716, on commença à cultiver le café à la Guyane, et en 1730 on tenta la culture du cacao. Après la perte du Canada en 1763, Choiseul, cherchant une compensation, confia le gouvernement de la Guyane à Champvallon, qui emmena sur la plage du Kourou 15 000 Alsaciens-Lorrains. Il en mourut 12 000 en quelques mois de la dysenterie et de la faim. En 1776, l'intelligent Malouet fut nommé gouverneur de la Guyane, et il entreprit de transformer le pays par la canalisation. Malheureusement il ne resta en charge que deux ans et ne put réaliser ses projets. Au début de la Révolution, l'émancipation soudaine des noirs fut très fatale à la prospérité de la colonie. Un peu plus tard on fit de celle-ci un lieu d'exil pour les victimes de nos discordes civiles : les prêtres insermentés et les exilés de fructidor y furent déportés. Beaucoup y moururent et les survivants ne contribuèrent pas peu à décrier la Guyane. En 1809,elle fut conquise par les Anglais et les Portugais et ne fut rendue à la France que par les traités de 1814 et de 1815. En 1848, l'abolition subite de l'esclavage, quelque légitime qu'elle fût, fit éclater une crise violente à la Guyane et ruina la plupart des établissements sucriers. Le second Empire y relégua les condamnés politiques et plus tard les forçats. Aujourd'hui on n'y envoie plus que les condamnés arabes, nègres ou asiatiques. Il y en a un dépôt aux îles du Salut, un autre à Cayenne et un troisième à Saint-Laurent-du-Maroni où l'on accorde des concessions aux condamnés libérés. Il existe aussi un petit établissement pénitentiaire à Kourou. En somme, la situation de la Guyane n'est pas florissante, et c'est peut-être celle de nos colonies sur l'avenir de laquelle il y ait le moins à espérer. La population de la Guyane se compose d'environ 1 500 Français, de 2 000 Indiens aborigènes, de nègres et d'Annamites. Parmi les Indiens on cite : les Émerillons, les Oyacoulets, les Roucouyennes et les Oyampys ; et parmi les nègres, les Paramacas, les Bonis et les Youcas. La Guyane, dont le chef-lieu est Cayenne, est divisée en 14 quartiers ou communes, parmi lesquelles Cayenne, qui compte 8 000 habitants environ, est de beaucoup la plus importante. Les autres établissements, tous situés dans les terres basses, ont au plus un millier d'âmes et quelquefois beaucoup moins. Ce sont : Saint-Laurent-du-Maroni, Mana, Iracoubo, Sinnamarie, Kourou, Macouria, Montsinéry, Tonnegrande, Roura, Kaw, Approuague, Oyapok, l'Ile-de-Cayenne, le Tour-de-l'Ile.
Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887
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