
Pays |
Dates |
Villes |
Tarif TTC |
|---|---|---|---|
| Billet avion France | Départ le 24/06/12 Retour le 29/06/12 |
paris lorient |
281€ |
| Billet avion France | Départ le 19/06/12 Retour le 26/06/12 |
paris nancy |
283€ |
| Billet avion France | Départ le 19/06/12 Retour le 26/06/12 |
paris nancy |
288€ |
| Billet avion France | Départ le 28/07/12 Retour le 12/08/12 |
paris figari |
267€ |
| Billet avion France | Départ le 21/06/12 Retour le 10/07/12 |
paris perpignan |
263€ |
| Billet avion France | Départ le 29/05/12 Retour le 06/06/12 |
paris rennes |
243€ |
| Billet avion France | Départ le 24/05/12 Retour le 06/06/12 |
paris biarritz |
257€ |
| Billet avion France | Départ le 24/06/12 Retour le 29/06/12 |
paris lorient |
261€ |
| Billet avion France | Départ le 19/06/12 Retour le 26/06/12 |
paris nancy |
288€ |
| Billet avion France | Départ le 15/06/12 Retour le 17/06/12 |
paris calvi |
296€ |




France - (bas latin Francia : de France, génitif Francorum, les Francs, peuple venu de la Germanie, mais probablement de race Scandinave), terme de géographie qui, suivant les temps, a servi à désigner des régions fort différentes les unes dés autres. Au IVe siècle de notre ère, on appelait France un pays situé sur la rive droite du Rhin, en aval de Mayence, entre le Rhin et l'Elbe. Du temps de Grégoire de Tours, c'est-à-dire deux siècles plus tard, on donnait le nom do France à l'Austrasie, qui se trouvait sur la rive gauche du Rhin. Cinquante ans après, la dénomination, de France s'appliquait non seulement à l'Austrasie, mais encore à la Neustrie et à tout le pays au nord de la Loire. Peu à peu l'on s'habitua à donner le nom de France à l'ensemble du territoire soumis à la domination des descendants de Clovis. Néanmoins l'ancienne appellation de Gaule ne fut pas oubliée et fut employée concurremment avec la nouvelle. Mais le mot Gaule avait surtout une signification géographique et le mot France, une signification politique. Même au VIIe siècle, la région qui s'étend depuis les Pyrénées jusqu'au Rhin était toujours la Gaule aux yeux des populations ; mais on y distinguait trois parties nettement différenciées : l'Aquitaine, au sud de la Loire, la Runjondie ou Bourgogne. Dans les vallées du Rhône et de la Saône, et la France, comprenant les pays au nord de la Loire. La France grand État de l'Europe moyenne et occidentale, est d'une étendue inférieure à celle que possédait la Gaule transalpine, puisqu'elle a en moins le territoire delà Belgique, la partie de l'Allemagne qui est sur la rive gauche du Rhin et toute la Suisse. Elle est comprise entre 5° 11' 15" de longitude orientale comptée à partir du méridien de Paris et 7° 7' 56" de longitude occidentale. Ses latitudes extrêmes sont: au nord 51° 5' 27" et au S., 42 29'. Depuis 1871, sa surface n'est plus que de 533 479 kilomètre carrés, y compris la Corse, le traité de Francfort lui ayant enlevé environ 14 500 kilomètre carrés. Sa superficie est environ la dix-neuvième partie de l'Europe entière ; elle est dix fois moins vaste que la Russie d'Europe, un peu plus petite que la Scandinavie, que l'empire austro-hongrois et que l'empire d'Allemagne. Par contre, elle est plus grande que tous les autres États d'Europe. Sa population est de près de 39 millions d'âmes, à peu près la dixième partie de toute la population européenne. Les frontières de la France sont en partie naturelles et en partie conventionnelles. Les frontières naturelles la bordent à l'Ouest à l'Est et au sud Elles sont constituées par la mer ou par des montagnes. Les frontières conventionnelles forment sa limite nord-est Les mers qui baignent la France sont : au Nord, la mer du Nord dont le littoral, bordé de dunes, s'étend depuis Zuydcoote, à 13 kilomètre au nord-est de Dunkerque, jusqu'à Calais ; 2° le Pas de Calais, détroit qui sépare la France de l'Angleterre et n'a que 31 kilomètre de largeur dans sa partie la plus resserrée. Il est compris entre la ville de Calais et le cap Gris-Nez et fait communiquer la mer du Nord avec la Manche ; 3° la Manche, subdivision de l'Atlantique, sépare aussi la France de l'Angleterre et baigne la côte française depuis le cap Gris Nez jusqu'à la pointe de Corsent ; 4° l'océan Atlantique, qui limite notre littoral du nord au sud depuis la pointe de Corsent jusqu'à l'embouchure de la Bidassoa en s'enfonçant plus ou moins profondément dans les terres, et dont l'angle méridional est désigné sous le nom de golfe de Gascogne ; 5° la mer Méditerranée dont les flots bleus ceignent le sud-est de notre pays, depuis le cap Cerbère à l'Ouest Jusqu’à l'Est De Menton, en creusant le golfe du Lion qui reçoit le Rhône. En traitant de l'hydrographie de la France, nous décrirons ces frontières maritimes qui comprennent en totalité une longueur d'environ 3120 kilomètres. Les frontières terrestres sont moins développées, n'ayant à peu près dans leur ensemble que 2170 kilomètres de longueur. Depuis Zuydcoote sur la mer du Nord jusqu'au sommet du Donon dans les Vosges, c'est-à-dire dans toute l'étendue de la limite nord-est Du territoire, la frontière est purement conventionnelle ; elle n'a été imposée par aucun accident géographique, ni par les cours d'eau, ni par des montagnes absentes dans ce pays de plaines, ni même par quelque cause morale comme par exemple par la différence des langues ou des religions. Son tracé n'a dépendu que des hasards de la conquête. La ligne de démarcation entre la France et la Belgique, en partant de Zuydcoote, a une direction générale du nord-ouest au sud-est jusqu'au point où elle coupe la Lys, à l'Est De Bailleul ; elle sépare l'un de l'autre un territoire français et un territoire belge dont le flamand est l'idiome commun. Elle passe ensuite au nord et tout près de Tourcoing et de Roubaix, franchit l'Escaut en aval de son confluent avec la Scarpe, s'infléchit ensuite vers le S., puis remonte vers le nord pour aller traverser la Sambre à Erquelines. De là, elle descend brusquement vers le sud pour contourner les sources de l'Oise qu'elle laisse à la Belgique. Ensuite elle se dirige exactement de l'Ouest à l'Est Jusqu’au nord de Rocroi. De ce point, elle s'enfonce vers le Nord: longeant la rive gauche de la Meuse jusqu'au delà de Givet. Là, elle traverse le fleuve, rebrousse vers le sud à peu près parallèlement à la rive droite de la Meuse, coupe la Semoy et chemine entre cette rivière et la Chiers qu'elle atteint à l'Est de Montmédy et qu'elle suit pendant quelques kilomètres. Elle s'en éloigne ensuite vers le Nord, laissant Longwy en France. Bien tôt, sur une étendue de 14 kilomètre elle sépare la France du grand-duché de Luxembourg, et, changeant brusquement de direction vers le sud elle marque la limite du territoire qui nous fut enlevé par l'Allemagne après la funeste guerre de 1870-1871, coupant l'Orne de Woëvre, franchissant la Moselle en amont de Metz, traversant, puis longeant la Seille, coupant le canal de la Marne au Rhin et venant atteindre la crête des Vosges au mont Donon. Elle suit dès lors l'arête de cette chaîne de montagnes jusqu'à son extrémité Sud, laissant à l'Allemagne cette Alsace au cœur toujours français. Au delà, la limite orientale du territoire" de Belfort nous sert actuelle ment de frontière jusqu'à la Suisse. Plus au Sud, sur une étendue de 396 kilomètre nous touchons à la République helvétique par une limite dirigée du nord-est au sud-ouest Dans la majeure partie de son étendue, limite qui tantôt longe les crêtes du Jura, tantôt les coupe transversalement et suit quelque temps l'étroite et profonde vallée du Doubs. Puis cette limite passe sur la rive droite de cette rivière, longe le Larmont, le Noir mont franchit l'Orbe et se rapproche continuellement du lac de Genève jusqu'au sud-est de Ferney. Alors tournant à l'Ouest, la limite des deux pays vient franchir le Rhône en amont du fort de l'Écluse pour former la frontière méridionale et orientale du canton de Genève et atteindre la rive sud du lac Léman, rive qui est nôtre jusqu'à Saint-Gingolph. De Saint-Gingolph au mont Blanc nous confinons encore à la Suisse et sommes séparés du Valais par une ligne qui est sensiblement le faîte de partage des eaux entre la haute vallée du Rhône et les rivières torrentielles de la haute Savoie. Au mont Blanc commence la frontière de 410 kilomètre qui, jalonnée par la cime des Alpes occidentales, nous sépare de l'Italie septentrionale. Cette frontière semble avoir été tracée par la nature jusque vers les souri ces de la Tinée, affluent du Var. Mais à partir de ce point, nous laissons à l'antique Cisalpine la crête des Alpes maritimes, la source de la Vésubie, celle de la Roya que franchit notre frontière pour venir se terminer à l'O. De sa vallée, entre Menton, qui nous appartient, et Ventimiglia, la première ville italienne du littoral méditerranéen. A l'angle sud-ouest de notre territoire, du cap Cerbère sur la Méditerranée à l'embouchure de la Bidassoa sur l'Atlantique, nous sommes séparés de l'Espagne sur une étendue de 510 kilomètre par la chaîne des Pyrénées, obstacle considérable que l'on ne peut franchir aisément que par un petit nombre de pas sages. Mais, au lieu d'être toujours indiquée par les plus hauts pics et par les chaînons les plus élevés, la ligne de démarcation a été tracée capricieusement tantôt en deçà et tantôt au delà de la crête dominante. Ainsi, dans la partie orientale, nous avons la Cerdagne française qui appartient au versant espagnol, puisqu'elle donne naissance à la Sègre, affluent de l'Èbre. Au centre, le val d'Aran, où la Garonne prend sa source, est une terre espagnole, quoique physiquement elle se trouve sur le versant français et soit séparée de l'Espagne par des hauteurs considérables. Semblablement, vers l'extrémité occidentale des Pyrénées, nous possédons sur le versant méridional les sources de l'Irati, sous affluent de l'Èbre, et par contre nous laissons à l'Espagne sur le versant nord le cours supérieur de la Nivelle et les sources de différents cours d'eau qui portent leurs eaux à la Nive, tributaire de l'Adour. Les départements français limitrophes de la Belgique sont ceux du Nord, de l'Aisne, des Ardennes, de la Meuse et de Meurthe-et-Moselle. Ce dernier confine en outre au grand-duché de Luxembourg. Les départements qui touchent à l'Alsace-Lorraine sont : Meurthe-et-Moselle, les Vosges et le Territoire de Belfort. La France est en contact avec la Suisse par les départements du Doubs, du Jura, de l'Ain et de la Haute- Savoie. Les quatre départements de la Sa voie, des Hautes-Alpes, des Basses-Alpes et des Alpes-Maritimes bordent l'Italie. Les cinq départements contigus à l'Espagne sont, en allant de l'est à l'Ouest, les Pyrénées-Orientales, l'Ariège, la Haute-Garonne, les Hautes-Pyrénées et les Basses-Pyrénées. CONFIGURATION GÉOLOGIQUE. En France, le caractère le plus saillant du relief du territoire consiste dans l'opposition que présentent la partie méridionale et la partie septentrionale. Au centre de la première existe un énorme bombement, un massif proéminent désigné sous le nom de Plateau central et comprenant l'Auvergne, le Limousin, la Marche, le Velay, le Vivarais, les Cévennes proprement dites, le Forez et le Morvan. C'est une sorte de piédestal de granit d'une altitude moyenne de 750 mètres, mais qui supporte des chaînes et des sommets isolés, souvent d'origine volcanique, dont la hauteur est parfois de plus du double, puisque le puy de Sancy s'élève à 1 886 mètres. Ce Plateau central, de forme quadrilatérale ou irrégulièrement circulaire, est la partie la plus élevée de l'intérieur de la France. Au nord et au bas du Plateau s'étale la région que l'on nomme le bassin de Paris et qui forme un contraste saisissant avec la portion montagneuse du sud C'est une vaste dépression, une sorte de cuvette dont Paris occupe approximativement le centre : cuvette incomplète et fortement ébréchée par la Manche, mais dont le contour s'achève en Angleterre. Sa configuration, comme celle du Plateau central, est irrégulièrement circulaire. Elle est limitée à l'O. par un plateau bas, uniforme, composé du Cotentin, de la Bretagne et do la Vendée. La surface générale de ce dernier plateau ne domine que de 100 à 200 mètres le niveau des flots de l'Océan, et les accidents de terrain qui la sur montent ne dépassent guère 300 ou 400 mètres d'altitude absolue. Cette région a une grande analogie de composition minéralogique avec le massif central. Seulement il faut noter cette différence que tandis que le Plateau central est presque exclusivement granitique, la presqu'île bretonne, également granitique sur le littoral, est creusée en son milieu d'une dépression comblée par des dépôts schisteux, siluriens et dévoniens. Ces deux parties, le Plateau central et la Bretagne avec ses annexes (Voyez la carte géologique, où elles sont teintées en rose), constituent la portion la plus ancienne, la portion primordiale du sol français. Alors que tout le reste de notre territoire était encore un fond de mer et que dans les limites de la France aucune autre terre n'était sortie du sein des flots, seuls le dôme de l'Auvergne et du Limousin, la masse de la Bretagne étaient déjà émergés et formaient deux îles aux bords escarpés, séparées par un bras de mer occupant l'emplacement du Poitou actuel. Ces deux îles ont été le noyau primitif de la terre française. Elles se sont agrandies peu à peu et successivement par des dépôts littoraux qui ont comblé à la fin les mers qui les séparaient. Ces dépôts pour l'île de la Bretagne n'ont eu lieu que sur le bord oriental ; mais ils se sont effectués sur tout le pourtour du Plateau central. Vers la fin de l'époque primaire ou paléozoïque et à l'aurore de l'époque secondaire, deux nouvelles terres s'étaient soulevées au-dessus de l'Océan ; mais elles n'avaient aucune connexion avec leurs deux aînées. La première comprenait le plateau des Ardennes, formé de terrains sédimentaires siluriens et dévoniens de nature schisteuse, et la région des Vosges, principalement triasique. (voyez la carte géologique.) La seconde se composait d'étroites bandes schisteuses dirigées dans le sens de l'axe des Pyrénées, mais probablement peu élevée au-dessus du niveau des mers. Dès lors, l'ossature de la France était en quelque sorte constituée et n'attendait plus que les apports qui devaient relier le Plateau central, la Bretagne et les terres du nord-est en une niasse continentale. Les nouveaux dépôts s'effectuèrent le long des anciens paris qu'à mesure que l'on s'avance de la circonférence vers le centre, on rencontre des terrains de plus en plus modernes et de plus en plus fertiles. Les couches concentriques, jurassiques et crétacées, qui forment la bordure du bassin, se continuent dans l'intérieur en s'enfonçant de plus en plus profondément pour se rapprocher ensuite de la surface du sol vers le nord-est A Paris, il faut creuser démesurément pour les atteindre, puisque le puits artésien de Grenelle qui pénètre jusque dans les assises de la craie inférieure, a une profondeur de 548 mètres. Au nord-ouest de Paris, par suite de soulèvements des couches profondes du sol, ces mêmes assises inférieures de la craie et, qui plus est, certaines couches jurassiques ont été ramenées à la surface du sol dans le pays de Bray et dans le Boulonnais. Ainsi que Dufrénoy et Élie de Beaumont, les premiers, l'ont fait remarquer, Paris a dû sa glorieuse destinée à sa position au centre et dans la partie la plus basse de son bassin. Rien d'étonnant dans la fertilité de la région qui l'entoure et qui constitue l'Ile-de-France, car cette région est un sol relativement moderne, et l'on sait que plus un sol est nouveau, plus il est apte à fournir par la culture des produits abondants. Les qualités des terres de l'Ile-de-France ont d'autant plus frappé l'esprit des populations que ces terres sont comme une oasis entourée de contrées infertiles, les Ardennes, la Champagne pouilleuse, la Sologne, la Brenne, le Perche. La régularité du bassin de Paris est un objet d'admiration pour les géologues qui ont sou vent comparé la succession des zones concentriques dont il est formé aux bords «d'une série de vases semblables entre eux, qu'on fait entrer l'un dans l'autre pour occuper moins d'espace». Cette régularité éclate sur tout dans la partie orientale du bassin où une série de six crêtes saillantes tournent parallèlement les unes aux autres autour de Paris, marquant chacune la limite d'une formation géologique. «Ces crêtes, selon Dufrénoy et Elie de Beaumont qu'on ne peut se lasser de citer à ce sujet, forment les lignes naturelles de défense de notre territoire, et les opérations stratégiques de toutes les armées qui l'ont attaqué ou défendu s'y sont toujours coordonnées par la force même des choses. Jamais cette vérité n'a été mise plus vive ment en lumière que dans la mémorable campagne de 1814. Sur la crête la plus intérieure formée par le terrain tertiaire (la Brie), ou tout près d'elle, se trouvent les champs de bataille de Montereau, de Nogent, de Sézanne, de Vau champs, de Montmirail, de Champaubert, d'Épernay, de Craonne, de Laon. Sur la deuxième, formée par la craie, se trouvent Troves, Brienne, Vitry-le-François, Sainte-Menehould. Là aussi se trouve Valmy. La troisième crête, beaucoup moins prononcée et plus inégale, présente cependant les défilés de l'Argonne (craie inférieure). Près de la quatrième ligne saillante,, qui déjà appartient au terrain jurassique, se trou vent Bar-sur-Seine, Bar-sur-Aube, Bar-le- Duc, Ligny. Près de la cinquième, qui est également jurassique, sont : Châtillon-sur-Seine, Chaumont, Toul, Verdun. La sixième, déjà un peu excentrique, est formée par les coteaux élevés qui dominent Nancy et Metz, et qui s'étendent sans interruption depuis Langres jusqu'à Longwy, Montmédy, et jusqu'aux environs de Mézières. Paris est placé au milieu de cette sextuple circónlallation opposée aux incursions de l'Europe et traversée par les vallées convergentes des rivières principales. Vers le Nord-Est, la branche orientale du grand 8 jurassique ne se recourbe que souterrainement et cesse de saillir à la surface ; aussi ne trouve-t-on plus dans cette direction les mêmes lignes naturelles de défense. Mais depuis longtemps on a senti la nécessité d'y suppléer par des moyens artificiels, et on a renforcé, par une triple ligne de places fortes, cette partie faible de nos frontières. Du côté du nord-ouest la ceinture jurassique s'interrompt ; elle est couverte par les rivages de la Manche, qui empiètent sur le bassin septentrional. Des accidents locaux, auxquels L’autre, fier et sauvage, au milieu de son âpre cortège, est resté le centre des vertus simples et antiques, et, fécond malgré sa pauvreté, il renouvelle sans cesse la population des plaines par des essaims vigoureux et fortement empreints de notre ancien caractère national.» Après avoir contourné le Morvan, la branche Est de la boucle septentrionale du terrain jurassique forme la Côte d'Or, le plateau de Langres, l'Argonne, et une région que la Meuse traverse du sud au nord En outre, à la hauteur du plateau de Langres, un épanouissement du terrain jurassique, en se prolongeant vers le sud-est va donner naissance aux monts du Jura, assemblage de chaînes parallèles et de terrasses dirigées du nord-est au sud-ouest Depuis la trouée de Belfort jusqu'au Rhône et même au delà de ce fleuve. Le versant Ouest. Du Jura, qui regarde la France, descend vers la Saône, tandis que le versant opposé s'abaisse vers la plaine suisse par un escarpement considérable. C'est à bon droit que le Jura a fait donner la qualification de terrains jurassiques à toutes les couches sédimentaires émergées des mers secondaires, en quelques lieux de la terre qu'elles fussent situées. Le terrain jurassique et même le Jura proprement dit apparaît à la surface du sol bien au sud du coude que forme le Rhône entre Genève et Lyon : une grande partie du massif des Alpes occidentales et une portion des Alpes du Dauphiné sont constituées par des assises jurassiques soulevées, dérangées de leur position horizontale primitive, et entremêlées à des roches cristallines ou crétacées. Pour compléter le tableau d'ensemble du sol de la France, il nous suffira d'ajouter qu'au Plateau central, au massif breton, à la région de l'Ardenne et des Vosges, au vaste bassin de Paris, il faut joindre le bassin du Rhône, longue dé pression resserrée entre le Plateau central d'une part, le Jura et les Alpes de l'autre, ainsi que le bassin de la Garonne, sorte de vaste gouttière en forme de coin comprise au sud-ouest De notre territoire, entre le Plateau central, les Pyrénées et l'océan Atlantique. FRONTIERES, A la fin des temps jurassiques et au commencement de l'époque crétacée, la mer recouvrait encore en France tout le bassin de Paris, celui de la Garonne et la partie du bassin du Rhône s'étendant de Dijon à la Méditerranée. Le golfe parisien et le golfe aquitain étaient séparés l'un de l'autre, dans leurs parties les plus voisines, par l'isthme jurassique du Poitou. D'autre part, un détroit faisait communiquer le golfe aquitain avec la mer rhodanienne. Ces trois portions de mer, successivement comblées dans la suite des âges géologiques postérieurs, transformèrent la France en une masse continentale dont la configuration est restée depuis sensiblement la même. Voici comment s'est opéré le remplissage du bassin parisien. D'abord une lisière de terrain crétacé inférieur émergea des eaux de la mer tout le long du bord intérieur de la boucle jurassique et commença à rétrécir le golfe de Paris. Cette lisière a sa plus grande largeur, à l'Est. dans le pays que l'on appelle la Champagne humide, et à l'Ooest., dans les vallées de la Vienne, de la Loire, du Loir et de la Sarthe. Plus tard, en dedans de la craie inférieure, vint affleurer la zone de la craie blanche, figurée en jaune sur la carte, zone apparente sur tout le contour du bassin, même dans sa partie nord-ouest où elle forme les falaises de la Manche et où l'on peut l'a percevoir dans les vallées de cette région, quoique sur les plateaux elle soit générale ment recouverte par les terrains tertiaires. La formation la plus remarquable due à l'affleurement de la craie blanche est la plaine stérile de la Champagne pouilleuse, à l'Est. Du bassin. Pendant les deux premières périodes de l'époque tertiaire, c'est-à-dire pendant les périodes éocène et miocène, le golfe de Paris acheva de se remplir, et ainsi furent définitivement constitués les sols du Sois- sonnais, de la Brie, de l'Hurepoix, du Gâtinais, de la Beauce, de la Sologne, du Vexin, de la Normandie séquanaise, du plateau de Caux, des plateaux de la Picardie et de l'Artois. C'est une loi générale pour le bassin de
Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887
Avertissement : Ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. Cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.
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