
Pays |
Dates |
Villes |
Tarif TTC |
|---|---|---|---|
| Billet avion Corse | Départ le 17/06/12 Retour le 08/07/12 |
nice ajaccio |
176€ |
| Billet avion Corse | Départ le 26/05/12 Retour le 04/06/12 |
nice calvi |
166€ |
| Billet avion Corse | Départ le 29/06/12 Retour le 16/07/12 |
nice ajaccio |
181€ |
| Billet avion Corse | Départ le 14/07/12 Retour le 04/08/12 |
nice bastia |
181€ |
| Billet avion Corse | Départ le 26/05/12 Retour le 04/06/12 |
nice calvi |
292€ |
| Billet avion Corse | Départ le 02/06/12 Retour le 20/06/12 |
mulhouse figari |
444€ |
| Billet avion Corse | Départ le 25/05/12 Retour le 09/06/12 |
marseille calvi |
480€ |
| Billet avion Corse | Départ le 02/06/12 Retour le 14/06/12 |
marseille figari |
328€ |
| Billet avion Corse | Départ le 24/05/12 Retour le 30/05/12 |
marseille figari |
334€ |
| Billet avion Corse | Départ le 02/07/12 Retour le 17/07/12 |
marseille bastia |
342€ |




CORSE - grande île de la Méditerranée occidentale (Voyez la carte, pages 341), la troisième en étendue, puisque sa surface n'est inférieure qu'à celles de la Sicile et de la Sardaigne. Elle est située directement au nord de cette dernière île, dont elle n'est séparée que par le détroit de Bonifacio, large au plus de 12 kilomètres. Elle n'est qu'à 90 kilomètres à l’ouest de la côte d'Italie, et elle est physiquement une dépendance de cette péninsule, à laquelle d'ailleurs la relie un plateau sous-marin qui forme le fond de la mer de Toscane et d'où émergent plusieurs îles, parmi lesquelles l’île d'Elbe est la plus importante. Néanmoins, depuis 1769,1a Corse appartient à la France dont elle forme un département (295589 habitants). Elle se trouve au sud-est des côtes de Provence, à une distance de 180 kilomètres, qu'il faut franchir à travers une mer d'une profondeur considérable. La Corse peut être comparée, quant à sa configuration, à une ellipse irrégulière dont le grand axe serait dirigé du nord au substantif De l’extrémité du cap Corse, pointe septentrionale de l’île, au détroit de Bonifacio qui la limite au substantif , la distance en ligne droite est de 183 kilomètres. La largeur moyenne de l’île est de 45 à 50 kilomètres et sa largeur maxima de 84 kilomètres. La Corse est un des plus grands départements français, et il n'y en a que 5 qui aient une plus forte contenance : sa superficie est de 874741 hectares. La Corse constitue comme un petit monde à part et pour ainsi dire tout à fait étranger à l’Europe. Les hautes montagnes dont son sol est couvert, les nombreux torrents qui le parcourent, les sites sauvages que l’on rencontre à chaque pas, l’étrangeté de la végétation qui fait songer aux hauts plateaux de la zone subtropicale, tout surprend le voyageur qui visite cette terre pour la première fois. Une chaîne principale de montagnes traverse l’île du nord au substantif ; à la seule inspection d'une carte, on peut se faire une idée exacte de son tracé en considérant la ligne de partage qui sépare les eaux tributaires de la mer de Toscane de celles qui coulent vers la partie occidentale de la Méditerranée. Cette chaîne principale commence dans la presqu'île du cap Corse qu'elle couvre presque entièrement de ses ramifications ; puis elle tourne à l’Ouest en se développant à peu près parallèlement au rivage occidental de l’île. Vers son centre, elle occupe sensible ment le milieu du territoire, puis elle incline vers l’Est pour aller se terminer vers le golfe de Porto-Vecchio. Ses plus hauts sommets sont : le mont Stello (1305 mètres), dans la péninsule du cap Corse ; le Monte Cinto (2707 mètres), qui est la cime la plus élevée de l’île ; le Paglia Orba ou Vagliorba (2525 mètres) ; le Monte Rotondo (2 625 mètres) ; le Monte Cardo (2454 mètres) ; le Monte d'Oro (2391 mètres) ; le Monte Renoso (2357mètres) ; et le Monte Incudine ou l’Enclume (2136 mètres). Tous ces points culminants et même quantité d'autres moins élevés demeurent revêtus d'un manteau de neige pendant 10 mois de l’année. De cette grande arête longitudinale se détachent de nombreux et puissants contreforts qui descendent vers la mer où ils vont se terminer en promontoires abrupts surmontés de vieilles tours autrefois construites par les Génois pour empêcher les Sarrasins de débarquer sur les côtes. Ainsi que nous l’avons fait remarquer, la chaîne de montagnes principale d’écrit une courbe dont la concavité est tournée vers l’Est Il résulte de là qu'elle partage l’île en deux versants inégaux : le versant oriental, beaucoup plus grand, mais moins accidenté, présentant, à partir de la ligne de faîte, des gradins de plateaux au pied desquels sont des plaines, puis de larges plages qui bordent la mer de Toscane. Le versant occidental, au relief plus accusé, est formé d'un assemblage ininterrompu de hauts plateaux, de massifs et de chaînons montagneux creusés d'étroites et profondes vallées. Tout le versant occidental appartient à la formation géologique des terrains de cristallisation : les granités, les porphyres, les syénites, les serpentines, le jade, la diallage ou vert antique, le jaspe, les gneiss, les micaschistes constituent le sous-sol de ce versant et apparaissent à nu en bien des points. La partie supérieure des pentes du versant oriental a la même composition minéralogique ; puis à une distance de la ligne de faîte qui va en diminuant du nord au substantif, les couches cristallines sont recouvertes par la craie supérieure qui occupe tout le reste du versant, à l’exception des plaines et des plages qui sont des terrains d'alluvions. Une composition minéralogique de cette nature indique un sol imperméable et sillonné de nombreux cours d'eau. Il en est ainsi, en effet, pour la Corse. II n'est guère de pays plus richement arrosé : point de vallon, de vallécule ou de grande vallée qui n'ait son ruisseau, sa rivière ou son torrent. Du reste, la nature des roches encaissantes et la pente considérable du terrain donnent à tous les cours d'eau le caractère et l’allure de torrents. Aucun d'eux n'est navigable et la plupart ont leur lit embarrassé de rapides ou de cascades. Le nombre des cours d'eau qui se rendent à la mer est considérable ; mais bien peu d'entre eux méritent le nom de fleuves. Les plus remarquables de ces cours d'eau appartenant au versant oriental sont : le Golo (84 kilomètres), qui prend sa source au Paglia Orba, dans la belle forêt de Valdoniello, traverse la haute et sauvage vallée du Niello, tourne au nord-est et va se jeter dans la mer de Toscane au substantif de l’étang de Biguglia ; le Tavignano (80 kilomètres), qui sort du lac de Nino, se grossit sur sa r. dr. des eaux limpides de la Restonica, passe au pied du rocher que surmonte la ville de Corte et va se perdre dans la mer de Toscane, au substantif de l’étang de Diane, après avoir baigné les ruines de l’antique cité d Aleria ; le Fiumorbo (50 kilomètres), qui atteint la mer dans la partie substantif de la plaine d'Aleria ; la Solenzara, qui longe la forêt de Zonza ; la Santa-Lucia ; enfin le Stabaccio, grossi de l’Oso, qui finit dans le golfe de Porto-Vecchio. Les cours d'eau du versant occidental sont : le Nebbio, qui par court la région sauvage à laquelle il donne son nom et tombe dans la Méditerranée au fond du golfe de Saint-Florent ; l’Ostricone, qui sépare les arrondissements de Bastia et e Calvi ; le Figarello, qui a son embouchure au fond du golfe de Calvi ; le Fango, qui se jette dans le golfe de Galeria ; le Porto, qui descend de la forêt d'Aïtone et verse ses eaux dans le golfe de Porto ; le Liamone (40 kilomètres), qui a sa source dans le Monte Rotondo, baigne le pied de la montagne de Vico et finit d'ans le golfe de Sagone ; le Gravone et le Prunelli, qui descendent du Monte Renoso, traversent la magnifique plaine d'Ajaccio sur nommée la Plaine d'or, et viennent se mêler aux flots méditerranéens dans le golfe d'Ajaccio ; le Taravo (55 kilomètres), qui court du Nord-Est au sud-ouest en séparant les arrondissements d'Ajaccio et de Sartène et tombe dans le golfe de Valinco ; enfin le Tavaria (50 kilomètres), qui coule au nord de Sartène et est également tributaire du golfe de Valinco. Le plus étonnant contraste règne entre les côtes occidentales et les côtes orientales de la Corse. Les premières sont découpées de nombreuses et profondes échancrures que l’on prendrait volontiers pour des estuaires de grands fleuves, ou mieux encore pour d'anciens fjords, si la latitude déjà méridionale de l’île permettait de supposer qu'elle a eu autrefois des glaciers ; ce qui d'ailleurs n'est pas absolument impossible. Chaque golfe a son entrée dessinée à droite et à gauche par des promontoires d'un haut relief qui s'avancent pittoresquement dans la mer et char ment les yeux des navigateurs qui voguent vers la Corse. Les tours ruinées qui les sur montent, anciennes sentinelles à l’affût du Sarrasin, complètent ce tableau enchanteur. On rencontre d'abord, à la base de la près qu'île du cap Corse, le golfe de Saint-Florent au fond duquel est situé le port de même nom, l’un des plus importants de l’île, mais qu'entoure malheureusement une ceinture de marais qui donnent la fièvre. Puis vient la côte sauvage des Agriates, s'étendant jusqu'à l’Ostricone. Depuis ce torrent jusqu'au Figarello, la mer est bordée par la fertile Balagne, plaine accidentée de collines qui, plus avant dans les terres, se transforment en montagnes : cette région est un véritable jardin où prospèrent les oliviers, les cédratiers, les citronniers, les amandiers, les figuiers, enfin tous les arbres fruitiers du climat méditerranéen. A la limite de la Balagne est le golfe de Calvi, au fond duquel se dresse sur un rocher la ville de Calvi, bien déchue de son importance d'autrefois, quoique demeurée chef-lieu d'arrondissement. L’abandon dont elle a été l’objet a été causé par l’insalubrité des marais qui l’entourent. Au sud de Calvi et jusqu'au golfe de Porto s'étend la Balagne déserte, côte presque inhabitants, soumise en maints endroits à l’influence funeste de la malaria, mais où se creusent pourtant les golfes de Galeria et de Girolata. On franchit ensuite, en se dirigeant vers le substantif, les grands golfes de Porto et de Sagone, et après avoir doublé de nombreux et magnifiques promontoires, on entre dans le délicieux golfe d'Ajaccio, l’une des merveilles de la Méditerranée. Grâce à la douceur de son climat, à la beauté du paysage, à la fertilité de sa plaine, la ville d'Ajaccio est devenue, avec Olmeto, l’une des stations d'hiver que fréquentent les étrangers. Plus au substantif, on trouve le grand golfe de Valinco, puis une série de baies et de criques qui se succèdent sans interruption jusqu'au roc de Bonifacio, pointe méridionale de la Corse, et qu'ont rendu célèbre ses grottes tapissées de stalactites et où pénètrent les flots de la mer. Au sud-est de l’île, le rivage, jusqu'au golfe de Porto-Vecchio, conserve le même caractère que celui de la côte occidentale. Mais ensuite la scène change : les indentations disparaissent ; le profil du rivage devient uniforme ; il est bordé de vastes plages limitées vers l’intérieur de plaines fertiles, mais d'une désolante insalubrité. Sur la côte s'échelonnent des étangs, anciennes baies converties en lagunes, et d'où s'exhalent, pendant la saison sèche, des substantif masculines qui engendrent la fièvre et obligent les habitants de ces parages à se réfugier à la hâte dans les hautes terres. Les principaux de ces étangs sont : l’étang d'Urbino, l’étang de Casabianda, où existe un pénitencier, l’étang de Diane et, beaucoup plus au nord, au substantif de Bastia, l’étang de Biguglia. Autour des étangs méridionaux, entre la mer et les montagnes, s'allonge la plaine d'Aleria, région empoisonnée par les effluves de la fièvre. A l’époque de la domination romaine, c'était la partie la plus riche et la plus peuplée de l’île. Un bon système d'écoulement des eaux en assurait alors la salubrité. Il serait facile d'y exécuter des travaux qui en chasseraient le mauvais air. Sur les côtes, dans les localités que ne visite point la malaria, le climat de la Corse est véritablement délicieux : à un tiède printemps succède un été sec et chaud, constamment ensoleillé : la température moyenne de l’année est de 17 à 18 degrés dans la zone maritime. La zone immédiatement supérieure à celle-là, comprise entre les altitudes de 600 à 1800 mètres, connaît, comme le midi de la France, les alternatives des quatre saisons. Au-dessus de ce niveau, on entre dans la région du froid et des neiges : c'est un climat presque aussi rude que celui des grandes Alpes. Dans le versant occidental, les vents dominants sont ceux du nord et de l’Est Le simoun souffle quelquefois des déserts d'Afrique et le siroco de l’Est L’atmosphère est constamment lourd dans le versant oriental. La Corse est exposée à de grandes sécheresses qui règnent d'avril en septembre, et à des pluies torrentielles qui commencent en novembre et se prolongent quelquefois jusqu'en mars. En juin, en juillet et août, des ouragans mêlés de grêle causent de grands ravages. Les cultures et les productions végétales s'étagent dans l’île en plu sieurs zones nettement délimitées par l’altitude.
Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887
Avertissement : Ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. Cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.
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