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Billet avion Belgique

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Billet avion Belgique : historique des transactions

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Billet avion Belgique Départ le 06/07/12
Retour le 27/07/12
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liege

2.144€

Billet avion Belgique Départ le 10/07/12
Retour le 24/07/12
paris
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2.161€

Billet avion Belgique Départ le 24/06/12
Retour le 10/07/12
paris
liege

2.085€

Billet avion Belgique Départ le 24/06/12
Retour le 10/07/12
paris
liege

2.085€

Billet avion Belgique Départ le 10/07/12
Retour le 24/07/12
paris
liege

2.085€

Billet avion Belgique Départ le 26/07/12
Retour le 12/08/12
paris
liege

2.221€

Billet avion Belgique Départ le 20/07/12
Retour le 10/08/12
paris
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2.246€

Billet avion Belgique Départ le 19/07/12
Retour le 04/08/12
toulouse
bruxelles

255€

Billet avion Belgique Départ le 08/07/12
Retour le 20/07/12
paris
liege

2.597€

Billet avion Belgique Départ le 10/07/12
Retour le 24/07/12
paris
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2.577€

Photos Belgique

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Découverte! Autrefois... la Belgique

BELGIQUE - 6 815 054 habitants, 2945 516 hectares, (Voyez la carte, page 125), royaume de la partie occidentale du centre de l'Europe, borné à l'Ouest, par la mer du Nord, au Nord par la Hollande, à l’Est par la Hollande, la Prusse rhénane et le grand-duché de Luxembourg, au Sud par la France. Il figure grossièrement un triangle ayant pour base la frontière française et pour sommet l'angle Nord-Est du territoire, sur la Meuse. Les deux principaux ports du pays sont : Ostende, sur la mer du Nord, et Anvers, sur l'Escaut, ce dernier d'une importance commerciale de premier ordre. Toutes les eaux douces qui arrosent la Belgique sont tributaires de trois fleuves principaux : l'Yser, l'Escaut et la Meuse. L'Yser a sa source en France, pénètre en Belgique en amont de Rousbrugge, arrose Dixmude, Nieuport et se jette dans la mer du Nord en aval de cette dernière ville. L'Escaut prend sa source sur la limite de la région des Ardennes françaises, au Nord de Saint- Quentin, et pénètre bientôt en Belgique où il arrose Antoing, Tournay, Audenarde, Gand, Termonde, Anvers, où il ressemble déjà à un bras de mer. En aval de ce port, il entre en Hollande et se partage en deux branches qui portent leurs eaux dans la mer du Nord et enserrent entre elles trois îles de la Zélande. Dans le territoire belge, l'Escaut reçoit sur sa rive gauche la Lys qui passe à Menin, Courtrai, Deynse et joint l'Escaut à Gand. Sur la rive droite l'Escaut a pour tributaires la Dendre ou Dender et le Bupel. La Dendre arrose Ath, Grammont, Ninove, Alost et finit à Termonde. Le Rupel, qui n'a qu'un cours de 12 kilomètres, est formé par la réunion de la Senne (rivière de Bruxelles), de la Dyle grossie au Demer, et de la Nèthe, à la formation de laquelle concourent les deux branches principales de la Grande et de la Petite Nèthe. La Meuse naît en France dans le plateau de Langres, entre en Belgique en aval de Givet, coule du Sud au Nord dans une faille du plateau des Ardennes, arrive à Namur, tourne au Nord-Est, arrose Huy, Liège, se redresse vers le Nord, pénètre dans le territoire hollandais où elle baigne Maëstricht, puis sert de limite entre la Belgique et la Hollande, et entre dans cette dernière contrée en aval de Maeseyck. La Meuse reçoit sur la rive gauche la Sambre, la Méhaigne et le Jaer. La Sambre, l'affluent le plus considérable de gauche, à sa source en France, arrose en Belgique Thuin et Charleroi, et joint la Meuse à Namur. Sur la rive droite la Meuse a pour tributaires, sur le territoire belge, la Semoy, qui devient française dans son cours inférieur, la Lesse, l'Ourthe, grossie de l'Amblève, et la Vesdre ; tous ces cours d'eau parcourent d'étroites vallées profondément découpées dans le plateau des Ardennes. La Belgique est formée de deux régions physiques bien distinctes : la haute Belgique au Sud-Est, sensiblement limitée par les cours de la Sambre et de la Meuse ; car il n'y a que sa bordure septentrionale qui se trouve sur la rive gauche de ces deux cours d'eau. Ils se sont creusé un lit parallèlement à la lisière du plateau. La seconde région physique est la basse Belgique, appartenant à la grande plaine du Nord-Ouest de l'Europe. C'est une terre basse, ondulée dans la région qui confine à la haute Belgique, mais de plus en plus plate à mesure qu'elle s'approche par une pente douce de la mer du Nord. De là le nom de Pays-Bas donné à la Belgique quand elle était politiquement unie à la Hollande. En traversant la haute Belgique du Sud-Est au Nord-Ouest, on rencontre successivement : 1o. Le vaste plateau des Ardennes, d'une altitude de 300 à 400 mètres et dont le point le plus élevé, la Baraque Michel, au Nord-Est, est à 680 mètres. Son sol, constitué par les terrains primaires, cambrien et silurien, présente à la surface des schistes ardoisiers et des quartz disposés en couches presque verticales. C'est un pays d'une uniformité monotone, un ensemble de plateaux séparés par d'étroites et profondes vallées aux flancs assez pittoresques. Toute cette région âpre, froide et humide, est couverte de forêts, de landes, de pâturages médiocres entrecoupés de marécages appelés fagnes ou fanges. L'avoine est la seule céréale qui puisse y prospérer, et, avec la pomme de terre, le sarrasin, les navets, elle constitue la principale ressource de l'agriculture. L'Ardenne est un pays pauvre, où il n'y a que peu de lieux habités et peu d'habitants. — II°. Quand en s'avançant vers le Nord. on arrive à la latitude de Givet, on aborde un massif dévonien dirigé du Sud-Ouest au Nord-Est depuis les sources de la Sambre jusqu'à Aix-la-Chapelle et au-delà et limité au Nord par les vallées de la Sambre et de la Meuse. La bande la plus méridionale de cette surface comprend le pays d'Entre-Sambre-et-Meuse et la Famenne, d'une désolante stérilité. Le centre de ce massif se creuse en cuvette pour recevoir le terrain carbonifère composé d'assises calcaires et schisteuses : c'est le Condroz, au sol sillonné de rides, dans lequel apparaissent déjà quelques gîtes de houille, où l'on rencontre beaucoup de bois et de terres incultes, mais dont l'agriculture est déjà plus florissante que celle de l'Ardenne. On y récolte surtout l'épeautre et l'avoine. — IIIo. La zone étroite, mais très importante, ayant pour axe les vallées de la Sambre et de la Meuse et se prolongeant à l’Ouest, au Nord de la Sambre, jusqu'à l'Escaut. C'est la région des bassins houillers et des gîtes de minerais qui donnent à la Belgique un rang très honorable dans l'industrie européenne. A l’Est de Namur, une muraille de terrain calcaire coupe cette zone et la sépare en deux bassins : l'un oriental, le moins productif, s'étend sur la rive gauche de la Meuse jusqu'au-delà de Liège, et traverse ensuite le fleuve pour suivre à peu près le lit de la Vesdre jusqu'à la frontière ; l'autre, occidental, s'étend des environs de Namur sur les deux rives de la Sambre, puis se prolonge avec quelques interruptions jusqu'à l'Escaut. Il comprend les importants dépôts houillers de Charleroi et ceux des environs de Mons, où l'on distingue deux districts : le Borinage, au Sud-Ouest de Mons, et le Centre, au Nord-Est de la même ville. Les gîtes métallifères de la zone de la houille sont échelonnés de Namur à Liège dans la vallée de la Meuse, et de Liège à Aix-la-Chapelle dans celle de la Vesdre. Le long de cette ligne les principales localités minières sont Corphalie près de Huy, Ampsin, Engis, Le Trooz, Moresnet, plus connu sous le nom de Vieille-Montagne, Verriers, Altenberg et Bleyberg. Dans tous ces gîtes, les minerais profonds sont constitués par la galène, la blende, les pyrites de fer, et les minerais superficiels par le plomb carbonaté, la calamine et l'oxyde de fer. Le gîte de la Vieille-Montagne, naguère très important, est aujourd'hui épuisé et remplacé par la mine de Walkenraed. La Belgique occupe un rang remarquable dans la production du plomb et du zinc. Elle fournit annuellement 18 000 tonnes de galène, 60 000 tonnes de blende et de calamine et 30 000 tonnes de pyrites de fer. Pour en finir avec les productions minérales de la haute Belgique, nous ajouterons que de nombreuses carrières ouvertes dans les escarpements de ses vallées fournissent les pierres calcaires si connues sous la dénomination de pierres bleues. Les plus importantes de ces carrières sont celles d'Ecaussines, de Soignies et des environs de Namur, dont les variétés les plus fines, noires ou gris veiné, constituent ce qu'on appelle le marbre de Belgique ou Sainte-Anne. Manquant presque dans le royaume, les terrains triasique et jurassique ne se montrent qu'à la pointe Sud-Est de la haute Belgique, sur le versant méridional du plateau ardennais, aux environs d'Arlon et de Virton. Ils donnent naissance à un sol composé de marne, de sable, ou d'argile et dont les conditions de culture sont à peu près les mêmes que dans le Condroz. On ne signale également la présence du terrain crétacé que vers la limite Nord de la haute Belgique, où il forme deux îlots, l'un autour de Rions, l'autre dans le pays de Herve, entre la Meuse et la Vesdre. Ce dernier émet des veines disséminées dans la Hesbaye et même un peu plus à l’Ouest Au Nord d'une ligne presque droite passant par Tournay, Atlï, Braine-le-Comte et Huy, ligne qui marque la limite du calcaire carbonifère, on voit commencer la basse Belgique qui occupe tout le reste du territoire. Au cœur même du pays, c'est-à-dire autour de Bruxelles pris comme centre, le sol est constitué par le terrain éocène ; mais ce terrain diffère de celui du bassin de Paris en ce que ce sont les argiles et surtout les sables qui y dominent et que le calcaire grossier y est extrêmement rare. Cette région centrale forme la moyenne Belgique, encore quelque peu accidentée do collines au Sud et au Sud-Est C'est là qu'est assise la forêt de Soignies couvrant Bruxelles au Sud L'agriculture y est florissante. On y cultive le froment, le trèfle, les autres légumineuses, les racines fourragères et industrielles, comme la betterave, la chicorée. Lorsque, partant de Bruxelles, on s'avance soit vers l’Ouest, soit vers le Nord-Ouest, on traverse des plaines de plus en plus unies et basses formées par des terrains plus modernes, appartenant à l'éocène supérieur, au miocène ou au pliocène. On est alors dans la basse Belgique proprement dite. Cette région est constituée à l’Ouest par les Flandres, sablonneuses, parsemées de bruyères et de sapins, et dont le seigle est la principale récolte en céréales. Les Flandres sont terminées à l’Ouest par la région des Polders, qui longe la mer du Nord et la branche occidentale de l'Escaut, autour desquelles elle forme une ceinture de 6 à 12 kilomètres de largeur, et même beaucoup plus développée aux environs de Dixmude. Cotte bande de terrain, argileuse à la surface, tourbeuse en dessous, qui s'étend en forme de croissant depuis la frontière française jusqu'à Anvers, a été peu à peu conquise sur la mer, contre le retour offensif de laquelle elle est protégée par les dunes formant un cordon sur le littoral. C'est la nantie la plus fertile de la Belgique, qui produit de l'orge et possède environ 100 000 hectares de bonnes prairies où l'on se livre à l'élevage et à l'engraissement des animaux de l'espèce bovine. Malheureuse ment cette contrée favorisée a souvent à souffrir de fièvres paludéennes. Au Nord et au Nord-Est, la moyenne Belgique est entourée par la Campine, vaste plaine sablonneuse parsemée de dunes, et d'origine quaternaire, qui s'étend dans les provinces d'Anvers et de Limbourg jusqu'au Dénier, et se prolonge en Hollande sur une partie du Brabant septentrional. C'est un pays de landes, d'ajoncs et de bruyères, naguère encore très pauvre et faiblement peuplé. Le seigle en est la culture prédominante et l'on y élève beaucoup d'abeilles. Mais l'industrie agricole y a récemment opéré des prodiges : des plantations de pins ont en partie fixé les dunes, et des canaux d'irrigation ont porté la fertilité dans les cantons réputés les plus stériles. A l’Est, entre la moyenne Belgique et la Meuse s'étend la Hesbaye, plaine qui doit sa fertilité à l'excellent limon quaternaire traversé de veines de craie qui recouvre la surface du sol. Toutes les céréales et les plantes oléagineuses du Nord. y réussissent. Cette petite région naturelle, située tout entière sur la rive gauche de la Meuse, est limitée au Sud par ce fleuve depuis Huy jusqu'à Liège et, dans le reste de son contour, par une ligne passant par Hannut, Landen, Saint-Trond et Tongres. La fertilité do la Hesbaye est d'autant plus étonnante qu'elle confiné au Nord-Ouest aux sables du Hageland, portion septentrionale et orientale du Brabant, qui ne présente que des sables couverts de halliers et de landes. La Belgique est riche en combustibles : indépendamment des bassins houillers du Hainaut, de la Sambre et de la Meuse, elle possède au Sud et au Sud-Est des forêts nombreuses, vestiges de l'antique et immense foret des Ardennes, et les tourbes abondent sur le terrain des polders, dans la Campine et au milieu des Hautes-Fagnes. La Belgique n'est point une nation maritime, mais c'est le pays de l'Europe le mieux pourvu de voies de communication La navigation fluviale y est rendue facile paria multiplicité des cours d'eau et des canaux, par de belles routes bien entretenues, et par le réseau très développé de ses chemins de fer qui sont ceux qui transportent le plus de voyageurs et de marchandises, 4 492 kil. de voies ferrées au commencement de 1899. La Belgique jouit d'un climat marin plutôt humide que froid, et qui n'est vraiment rude que sur le plateau des Ardennes. Les extrêmes de la température sont de — 10° et de + 31°. Le ciel est souvent nuageux dans toute l'étendue du pays et très brumeux sur les côtes de la mer du Nord, où il pleut en moyenne un jour sur deux. La vigne a disparu à peu près de la Belgique, excepté des environs de Huy. Les principales cultures industrielles sont celles du lin, du chanvre, du houblon, du tabac et de la chicorée. La bière est la boisson habituelle du pays : la bière de Louvain et le faro de Bruxelles sont renommés. Le territoire belge nourrit environ 300 000 chevaux ; les uns, appartenant à la race frisonne de M. Sansón, sont les chevaux géants et robustes des deux Flandres ; les autres, qui se rapportent à la race belge, d'autant plus courts et plus trapus qu'on s'avance vers le Sud-Est de l'Ardenne, se partagent en variétés du Brabant, de la Hesbaye et du Condroz, variété du Hainaut et de la province de Namur et variété ardennaise. On compte en Belgique près de 1 300 000 bêtes bovines faisant partie de la race dolichocéphale des Pays-Bas et comprenant trois variétés : la Flamande, de haute taille, presque aussi bonne laitière que la Hollandaise, précoce et facile à engraisser ; la Wallonne, du Brabant méridional et du Hainaut, fournissant peu de lait, une viande de médiocre qualité, et difficile à engraisser ; enfin, l'Ardennaise ou Meusienne, peu propre à la production du lait et à l'engraissement. Les moutons sont relativement peu nombreux en Belgique, environ 600 000. La race danoise y est représentée par la variété flamande de haute taille, à toison rude et grossière, et dont la viande est peu délicate. Sur les plateaux de la haute Belgique paissent des moutons de l'ancienne race ardennaise, à laine grosse et brune, qui tend à disparaître. Les porcs, de race celtique, se multiplient de plus en plus dans toutes les fermes de la Belgique (environ 700 000). Le pays ne possède qu'un nombre insignifiant d'ânes et de mulets. Le gouvernement de la Belgique est une monarchie constitutionnelle dont le trône est occupé par la maison de Saxe-Cobourg. La puissance législative est exercée par deux assemblées électives, un sénat et une chambre des représentants. La presque totalité des Belges est catholique. Il y a dans le royaume un archevêché, celui de Malines, et cinq évêchés, ceux de Liège, de Namur, de Tournay, de Bruges et de Gand. L'État possède deux universités, l'une à Gand, l'autre à Liège. Il y a en outre une université libre à Bruxelles et une université catholique à Louvain. Le nombre des illettrés était de 30 pour 100 en 1880 dans toute la Belgique. L'organisation de la justice est la même qu'en Franco. On compte dans l'étendue du territoire vingt-six tribunaux de première instance, trois cours d'appel (Bruxelles, Gand, Liège), une cour de cassation à Bruxelles, et 205 justices de paix. Le royaume est partagé en neuf provinces administrées chacune par un gouverneur et un conseil provincial, et subdivisées en 41 arrondissements et en 303 cantons de milice. A la tète do chaque arrondissement est un fonctionnaire qui porte le titre de commissaire. Les neuf provinces de la Belgique sont : la Flandre Occidentale, chef-lieu Bruges ; la Flandre Orientale, chef-lieu Gand ; la province d'Anvers, chef-lieu Anvers ; le Limbourg, chef-lieu Hasselt ; le Brabant, chef-lieu Bruxelles ; le Hainaut, chef-lieu Mons ; la province de Namur, chef-lieu Namur ; la province de Liège, chef-lieu Liège ; le Luxembourg, chef-lieu Arlon. Le siège du gouvernement est à Bruxelles, capitale de tout le royaume. La Belgique a été reconnue par tous les gouvernements do l'Europe comme État neutre. La Belgique est, proportionnellement à son étendue, la contrée la plus peuplée de l'Europe. On y compte en moyenne 220 habitants (en 1897) par kilomètre carré, tandis que la France n'en a que 71. On parle en Belgique deux langues : le wallon, dialecte du français du nord, en usage dans le Hainaut, la province de Namur, la province de Liège, le Luxembourg et dans le tiers méridional du Brabant ; et le flamand, dialecte du bas-allemand, en usage dans les deux Flandres, dans la province d'Anvers, dans le Limbourg et dans les deux tiers septentrionaux du Brabant. Les habitants de Bruxelles et les classes élevées de la population parlent le français. A partir du XIIe siècle, la Belgique devint très florissante par son commerce de draps et de toiles, développé surtout dans les Flandres qui tissaient alors toutes les laines de l'Angleterre et une partie de celles d'Espagne. Jouissant de nombreux privilèges et d'une grande indépendance relative, les grandes villes ou communes flamandes atteignirent un degré de prospérité inouï. En même temps, Bruges, aujourd'hui éloignée de la mer, était le port commercial le plus important de l'Europe centrale à dater du règne de Charles-Quint, la fabrication des dentelles, des tapis de haute-lisse, des armures, avait- fait de Bruxelles presque la rivale de Gand, la grande ville manufacturière. Au commencement du XVIIIe siècle on se mit à exploiter les houillères du pays de Liège, et ce ne fut qu'un siècle plus tard que l'on songea à tirer parti de celles du Hainaut. De nos jours l'exploitation du charbon de terre, la fabrication du fer, du zinc et de la tôle, celle des armes et des machines, alimentent surtout le commerce d'exportation de la Belgique. Aussi loin que l'on puisse remonter dans les temps historiques, on trouve la Belgique formant une partie intégrale de la Gaule, mais déjà peuplée simultanément de Gaulois et de Germains. Après avoir opposé une vive résistance aux armes de César, elle resta soumise à la domination romaine pendant près de trois siècles ; puis elle devint la première station des Francs en deçà du Rhin. Sous les Mérovingiens et sous les Carlovingiens, elle fit partie de leur empire, et no s'en détacha qu'après les invasions normandes, au IXe siècle. Morcelée alors en comtés ou en duchés, parmi lesquels la Flandre tenait le premier rang, elle commença à élever peu à peu l'édifice de sa prospérité. En 1384, la Flandre tomba par héritage entre les mains de Philippe le Hardi, premier prince de la seconde maison de Bourgogne. Ses successeurs, dans le XVe siècle, devinrent maîtres du reste de la Belgique et de la Hollande. En 1477, toutes ces riches possessions passèrent à la maison d'Autriche par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien, et furent annexées à l'empire germanique. Administrées ensuite par Philippe le Beau et par Marguerite, tante de Charles-Quint, elles devinrent provinces espagnoles en 1556. Bientôt la révolte des Hollandais ne laissa que la Belgique aux Espagnols qui la possédèrent jusqu'en 1714, époque où, par le traité de Rastadt, elle fut de nouveau soumise à la maison d'Autriche. Conquise par les Français dans les premières années de la Révolution, elle fut incorporée à la France en 1794 et partagea sa destinée jusqu'en 1814. Réunie alors à la Hollande, elle constitua le royaume des Pays-Bas, Mais, par la révolution de 1830, qui éclata à Bruxelles le 25 août, elle conquit son autonomie, qui fut enfin reconnue en 1832 par tous les États de l'Europe. — LA GAULE BELGIQUE, partie N. de la Gaule, bornée au Sud par la Marne et la Seine.

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Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887

Avertissement : Ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. Cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.

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