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Billet avion Algérie

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Billet avion Algérie : historique des transactions

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Billet avion Algérie Départ le 24/05/12
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alger

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Billet avion Algérie Départ le 26/07/12
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alger

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Billet avion Algérie Départ le 27/05/12
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mulhouse
constantine

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Billet avion Algérie Départ le 25/05/12
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mulhouse
biskra

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Billet avion Algérie Départ le 13/06/12
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mulhouse
tlemcen

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Billet avion Algérie Départ le 10/06/12
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constantine

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Billet avion Algérie Départ le 01/06/12
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bejaia

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Billet avion Algérie Départ le 28/05/12
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biskra

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Billet avion Algérie Départ le 09/06/12
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bejaia

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Billet avion Algérie Départ le 11/06/12
Retour le 27/06/12
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oran

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Découverte! Autrefois... l' Algérie

ALGÉRIE - 4 739 330 habitants, (Voyez la carte, page 33), belle et très importante possession française, située dans le Nord-Ouest de l'Afrique, et dont la superficie est supérieure à celle de la France même. Elle s'étend, dans la direction du Nord au Sud, du rivage de la Méditerranée aux parties les plus stériles du Sahara ; elle, est limitée à l’Ouest par le Maroc et à l’Est par la Tunisie, ne formant avec ces deux pays qu'une seule région naturelle dont l'ensemble, si l'on y ajoute la Tripolitaine, constitue les anciens Etats Barbaresques. C'est une haute terre bordant le rivage Sud de la Méditerranée et orientée comme celui-ci, dans le sens de sa longueur, du Sud-Ouest au Nord-Est Elle se composa essentiellement d'un plateau central limité au Nord et au Sud par une suite de chaînes ou de massifs de montagnes, élevés comme deux puissants rebords au-dessus du sol du plateau. Ces rebords sont aussi généralement parallèles à la côte méditerranéenne et partagent tout le pays en trois grandes bandes longitudinales, savoir : 1° le Tell, formant la pente septentrionale du plateau, inclinée vers la Méditerranée et toute recouverte de massifs de montagnes de hauteurs très inégales. C'est la partie la plus productive de l'Algérie ; 2° la région des hauts plateaux ou des steppes, sorte d'immense gouttière dont le thalweg général, également dirigé du Sud-Ouest au Nord-Est, est jalonné par une suite de lacs salés nommés chott ou sebkha qui n'ont d'eau que pendant l'hiver et dont la surface, complètement à sec l'été, se recouvre d'une couche éblouissante de sel ; 3° la pente Sud du plateau, inclinée vers le Sahara, et ayant à ses pieds les nombreuses oasis naturelles ou créées de main d'homme qui sont les seuls lieux habités et habitables de ces parages. Le Tell seul confine à la mer ; sa côte est un tant soit peu plus découpée que ne le sont en général les rivages africains. Cependant elle ne possède qu'un très petit nombre de bons mouillages et de rades sûres. Du Sud-Ouest au Nord-Est elle projette dans la Méditerranée les caps Milonia, Noé, Figalo, Lindlès, Falcon, Carbon, Ivi, Khamis, Magroua, Ténès, Ras-el-Amouch, Ras-Knater, Caxine, Pescade, Matifou, Djinet, Bengut, Tedlès, Corbelin, Sigli, Carbon, Cavallo, Boujarone ou les Sept-Caps, de Fer, Takouch, de Garde, du Fort Génois, Rosa et Roux. La Méditerranée creuse sur le rivage du Tell la baie de Las Aguadas, le golfe d'Oran, les baies d'Arzeu, de Teddert, de Léonie ou de Taragnia, de Souhalia, des Assanin, la baie d'Alger, le golfe de Bougie, les baies de Mers-el-Zitoun et de Collo, les golfes de Stora ou de Philippeville, de Bône et de La Calle. Les ports de la côte algérienne sont, toujours en allant du Sud-Ouest au Nord-Est, ceux de Nemours, Oran, Arzeu, Mostaganem, Sidi-Mta-Archecha, Ténès, Cherchell, Alger, Dellys, Djidjelli, Collo, Philippeville, Bône et La Calle. De nombreux phares éclairent l'entrée de ces ports, la pointe des caps et tous les abords dangereux de la côte généralement élevée et fréquemment hérissée de falaises. La haute région qui côtoie la mer a reçu des indigènes la dénomination de Sahel ou de Rif. Rien de plus confus que l'entassement des massifs montagneux qui constituent la surface du Tell. Cela tient à ce que le relief de cette région est le résultat de trois soulèvements principaux de directions et d'époques différentes, le premier parallèle au rivage de la Méditerranée, le second à la côte Ouest du Maroc, et le troisième au littoral de la Tripolitaine. Néanmoins on se fera une idée assez claire de cette configuration compliquée en considérant successivement : 1° la crête qui, comme une muraille gigantesque, limite au N. le haut plateau ; 2° la série de chaînons et de massifs qui bordent la Méditerranée ; 3° les massifs transversaux qui relient l'une à l'autre la crête du plateau et la ligne montagneuse du littoral. La crête septentrionale du plateau, arête culminante du Tell, est formée du Sud-Ouest au Nord-Est par les monts de Daya, le massif de Saïda, les monts de Tiaret, le massif de l'Ouarsénis, les monts de Thaza et de Titéri, les monts du Dira et de l'Ouennougha, les monts de Sétif et du Hodna, et enfin les monts qui courent au Sud-Est de Constantine à travers le pays des Haractas et vont se souder près de Tébessa à la chaîne Saharienne. La suite des montagnes qui longent la Méditerranée est formée, du Sud-Ouest au Nord-Est, par le massif des Traras, les collines qui s'étendent de l'embouchure de la Tafna à celle du Chéliff, la chaîne du Dahra, entre le Chéliff et la mer, le Zaccar au N. de Miliana, les monts de Blida qui ceignent au S. la plaine de la Métidja, le Djurdjura, la chaîne du Babor, entre l'Oued-Sahel et l'Oued-el-Kébir, et enfin le massif cristallin de l'Edough au Nord-Ouest de Bône. La chaîne entière du littoral est reliée à la crête Nord des hauts plateaux par les monts de Tlemcen, le massif du Tessala entre la Tafna et le Sig ; le massif de Mascara entre l'Oued-el-Hammam à l’Ouest de la Mina et le Chéliff à l’Est ; les prolongements septentrionaux de l'Ouarsénis, du Dira, des monts Hodnéens et de Sétif ; enfin, par le massif africain compris entre la Seybouse, la mer et la Medjerda. Les indigènes donnent le nom de djebel soit à une chaîne de montagnes, soit à un sommet isolé. De l'intérieur du Maroc, où ils atteignent leur point culminant au mont Miltsin (3 475 mètres), les massifs du Tell vont en diminuant de hauteur jusqu'au Chéliff ; ils se relèvent ensuite vers l’?st, principalement dans le département de Constantine où leur altitude est comprise entre 700 et 1300 mètres. La plupart des massifs enserrent des plaines parallélogrammiques et à très forte pente. Celles qui sont comprises entre la frontière du Maroc et le Chéliff ont une altitude moyenne de 200 mètres ; celles qui se trouvent à l’?st du Chéliff sont généralement plus élevées, et leur altitude varie de 500 à 1000 mètres. Les principales plaines à l'?uest du Chéliff sont celles de Lalla-Maghrnia, Tafna, Zidour, Melata, Tlélat, Sig, Habra, Illil, Mina, Chéliff. Les plaines les plus importantes à l’?st du Chéliff sont : les plaines côtières de la Métidja et de Bône, et les plaines plus élevées de Ouennougha, Medjana, Sédrata, Sétif, Eulma, Abd-en-Nour, Constantine, Aïn-Beida, Tébessa. La crête Sud du grand plateau est formée par une suite de montagnes beaucoup plus élevées que celles du Tell et qui constituent ce qu'on nomme la Chaîne Saharienne. Les principaux massifs de cette chaîne sont, de l’?uest à l’?st : le Ksel, le Djebel-Amour, le Sénalba, les montagnes du pays des Sahari et des Ziban, et enfin la grande chaîne de l'Aurès qui, aux environs de Tébessa, se joint au massif de Constantine. Les flancs méridionaux de la chaîne Saharienne, très escarpés, forment la descente vers les oasis du Sahara. Quelquefois la chaîne côtière de la Méditerranée s'appelle le Petit Atlas ; la crête Nord des grands plateaux, le Moyen Atlas ; et la chaîne Saharienne, le Grand Atlas. Les massifs de montagnes les plus importants de l'Algérie sont, dans l'ordre décroissant des hauteurs : 1° l'Aurès, qui a la cime du Chélia (2328 mètres) et le Mahmel presque aussi élevé ; 2° le Djurdjura, qui possède le Lella-Khédidja (2308 mètres) ; 3° l'Ouarsénis (1985 mètres) ; 4° le Babor, dans lequel le Grand Babor atteint 1979 mètres ; 5° les monts de Tlemcen avec le Tnouchfi (1842 mètres) et le Toumzaït (1589 mètres) ; 6° le Dira (1 810 mètres), où l'on remarque le Kef-el-Akdar ou Titéri (1464 mètres) ; 7° les monts de Thaza, dont un pic, l'Achaoun, a 1 804 mètres, et un autre, le Teniet-el-Hâd, 1158 mètres ; 8° les monts de Blida, où se voient le Beni-Salah (1640 mètres) et le Mou- zaïa (1604 mètrcs) ;9° le Zaccar (1 570 mètres). Au point de vue hydrographique, l'Algérie se partage en deux versants et en un bassin intérieur. Les deux versants sont ceux du Tell et de la chaîne Saharienne ; le bassin intérieur comprend les cours d'eau du plateau qui se déversent dans les chott. Le versant du Tell n'a point de fleuves proprement dits, mais des cours d'eau torrentiels démesurément grossis en hiver et plus ou moins à sec en été. Ces cours d'eau ont une pente extraordinaire. Ils traversent les différentes arêtes longitudinales du pays dans des gorges étroites et profondes où ils bondissent de cascade en cascade et où il est souvent facile, par des barrages, de retenir leurs eaux pour les besoins de l'irrigation. Dans la langue du pays, ces cours d'eau s'appellent des oued et leurs sources des ?ï?. Les principaux cours d'eau du Tell sont, en allant du Sud-Ouest au Nord-Est : la Tafna, grossie do Visser occidental ; l?.ri? Salado, au Sud-Ouest de la sebkha d'Oran ; la Macta, qui naît d'un marais où viennent se joindre le Sig et l'Habra ou Oued-el-Hammam, et a son embouchure au fond de la baie d'Arzeu ; le Chéliff, le géant des fleuves du Tell, qui, par une exception unique, prend sa source sur le revers septentrional du Djebel-Amour, traverse la région des plateaux, franchit au-dessus de Boghar, par de belles cascades, le rebord septentrional de ces plateaux, puis tourne à l’Ouest et coule parallèlement à la mer qu'il atteint au Nord de Mostaganem. Son principal affluent est la Mina, qui descend des montagnes de Tiaret. Viennent ensuite : le Mazafran, qui se forme dans le Zaccar et reçoit la Chiffa, la rivière de la Métidja ; l'Isser oriental ; le Sébaou, qui naît dans le Djurdjura ; l'Oued-Sahel, qui commence au Sud d'Aumale, reçoit sur sa rive droite l'Oued-Bou-Sélam et tombe dans la mer à Bougie ; le Djindjen, qui a sa source dans le Babor et arrive dans la Méditerranée à l’?st de Djidjelli ; le Roumel, qui passe à Constantine, et reçoit le Boic-Merzoug et l'Oued-Endja ; le Safsaf, grossi du Zéramna, qui se jette dans la Méditerranée à l’Est de Philippeville ; VOued-Sanedja ou Oued-el-Kébir ; la Seybouse, grossie de l'Oued-Zénati et se jetant dans la mer à Bône ; la Mafrag, qui tombe dans la mer à l’?st de Bône ; et la Medjerda avec son principal affluent le Mellèg, finissant tous les deux en Tunisie. Tous ces fleuves torrentiels reçoivent de nombreux affluents dont le régime des eaux est semblable au leur. Les indigènes ont coutume d'attribuer des noms différents aux diverses portions de chacun d'eux. Nous avons cru devoir ne pas tenir compte ici de cet usage. Le Tell possède dans le bassin de la Seybouse plusieurs lacs, dont le plus important était le lac Fezzara, d'où s'exhalaient en été des émanations paludéennes, mais qui est maintenant desséché. En outre, un grand lac salé en tout semblable à ceux des plateaux, la sebkha d'Oran, existe au S. de cette dernière ville. Le grand bassin intérieur des hauts plateaux est arrosé par des cours d'eau dont les uns naissent sur le sol même des plateaux, et dont les autres descendent soit de la chaîne Tellienne, soit de la chaîne Saharienne. Plusieurs de ces cours d'eau, gonflés par les pluies d'hiver, demeurent à sec en été. Un certain nombre n'ont point de récipient et se perdent dans le sol ; mais la plupart finissent dans les lacs salés temporaires connus sous les noms de chott, de sebkha et de guérah. Nous avons déjà dit un mot de ces lacs, alignés du Sud-Ouest au Nord-Est parallèlement au rivage de la Méditerranée et dont l'altitude va en diminuant depuis le Maroc jusqu'à la plaine de Constantine. Chacune de ces masses d'eau forme un bassin particulier. En conséquence, indépendamment de la pente générale des plateaux dont l'ensemble s'incline vers le Nord-Est, il y a autour de chaque chott des pentes convergentes vers le centre de chaque bassin. Très abondantes on hiver, les eaux des lacs salés s'évaporent complètement l'été et déposent alors sur le sol une couche de sel plus ou moins épaisse. Du Maroc au cours du Chéliff, ces lacs sont très encaissés et leur origine paraît due à un affaissement du sol. En dehors de la saison des grandes eaux, chacun d'eux est guéable sur plusieurs points. Les principaux lacs salés sont : le chott Occidental, long de 45 kilomètres, large de 5 à 11, dont la moitié occidentale appartient au territoire marocain et la moitié orientale au territoire algérien ; le chott Oriental, situé à une altitude de 1 000 mètres, long de 140 kilomètres, large de 10 à 20 kilomètres et où se déversent des cours d'eau souvent à sec en été. A l’?st du Chéliff, on rencontre successivement : le Zahrez occidental, long de 43 kilomètres, large de 5 à 7, qui ne reçoit que des cours d'eau peu importants et se trouve à une altitude de 857 mètres ; le Zahrez oriental, longueur 36 kilomètres, largeur 14, à l'altitude de 840 mètres. Ces deux Zahrez ne reçoivent que de médiocres cours d'eau. Vient ensuite le Chott-el-Hodna, à l'altitude de 400 mètres. Il constitue un bassin important, arrosé par de nombreux cours d'eau, et dont le sol a la fécondité du Tell. Ses principaux tributaires sont sur la rive Nord : l'Oued-Ksab, grossi de l'Oued-Teïada et de l'Oued-Legoumen ; puis, l'Oued-Chellal. Au S. coulent l'Oued-Chaïr et l'Oued-Bou-Sâda. Un seuil assez haut sépare le Chott-el-Hodna des lacs les plus orientaux, parmi lesquels sont : le Chott-Tinsilt et le Chott-M'zouri. presque contigus, et entre lesquels passe la route de Constantine à Batna. Les eaux du premier déposent l'été du sulfate de soude et celles du second, du sel. Au Sud de ces chott est la Sebkha-Djendêli, qui reçoit l'Oued-Chémora. Enfin, sur le plateau qui s'étend entre le versant N. de l'Aurès et les montagnes du Sud-Est de Constantine, se trouvent le Guérah-el-Mar'sel, le Guérah- Ank-Djémel, le Guérah-el-Guellif et le Guérah-el-Tharf. Ce dernier, le plus important, a son bassin arrosé par l'Oued-Ouilman, affluent qui vient du Nord-Est, par l'oued d'Aïn-Khenchéta et par le Bou-Fréis. Le bassin du Tharf est l'un des plus dénudés de l'Algérie. Au pied du versant S. de la chaîne Saharienne commence le Sahara. Sa zone septentrionale, d'une altitude assez considérable, est la région des Oasis, parcourue par les torrents qui descendent des massifs de la chaîne Saharienne. Remplis d'eau en hiver, complètement à sec l'été, tantôt ces torrents s'évanouissent en s'infiltrant dans les sables du désert, tantôt ils parviennent à quelque dayat, bas-fond où s'accumulent les eaux des pluies hivernales. Quantité de ces torrents ont un cours souterrain au-dessous des sables superficiels du sol, et on en fait jaillir l'eau en forant des puits artésiens autour desquels ne tardent pas à se créer des oasis. Les dayat sont principalement situées dans les départements d'Oran et d'Alger. Les principales sont : la Dayat-Moustéir, dans les plaines des Habitat ; la Dayat-el-Hamra, où seperd l'Oued-Seggueur ; la Dayat-el-Khahla, qui reçoit l'Oued-Zergoun provenant du Djebel-Amdur. Dans le département de Constantine apparaissent de nouveau des sebkha et des chott analogues à ceux des plateaux. Tels sont les Sebkha d'Ouargla, Safioun, les chott Mouila, Mourgui etc. La Skbkha-Safioun reçoit les eaux du pays des Beni-Mzab, l'Oued-en-Nessa, l'Oued-Mzab, etc. La Sebkha-Ouargla reçoit Oued-Mia. Mais le bassin le plus étendu du Sahara algérien est celui des grands chott du Sud-Est qui se succèdent du pied Sud de l'Aurès jusqu'au golfe de Gabès. Ils sont situés dans la partie la plus basse d'une dépression profonde dont le niveau a été reconnu inférieur à celui de la Méditerranée. Les principaux de ces chott sont : le chott Melghigh dans le département de Constantine, les chott Gharsa, Djérid et Fedjedj en Tunisie. En les réunissant par des canaux selon les projets du commandant Roudaire, on créerait, à l’?st et au Sud-Est de l'Aurès, une mer intérieure. Le chott Melghigh, dans la saison des grandes eaux, reçoit les oued Biskra, El-Abiod et El-Arab qui se précipitent de l'Aurès ; l'Oued-Djédi, le plus considérable des cours d'eau sahariens, qui descend des sommets du Djebel- Amour et tourne à l’?st pour longer le pied de la chaîne Saharienne ; enfin, l'Oued-Itel, qui naît en plein désert. Tous ces tributaires du Melghigh ne parviennent pas à ce chott pendant la saison sèche, et disparaissent alors dans les sables avant de l'atteindre. L'Oued-Igharghar, qui descend du plateau des Touareg, coule sous le sol, du Sud au Nord traverse les oasis de l'Oued-Righ et vient déboucher à la pointe Sud du chott Melghigh. Il est presque toujours sans eau, mais dessine une vallée bien caractérisée. Qu'on ajoute à cette description sommaire du Sahara les dunes qui s'alignent dans les régions de l’Ouest et du centre, les gour ou masses de roches dominant la plaine sablonneuse, les oasis, pourvues de sources et de puits artésiens et dans lesquelles s'élèvent les ksour, villages fortifiés des indigènes sédentaires, et l'on aura une idée exacte de la région saharienne possédée par la France jusqu'à El-Goléa, au Sud du 31e degré de latitude. La constitution géologique de l'Algérie présente une remarquable uniformité. A la base du sous-sol accessible règne une couche mince, mais discontinue, de roches ignées, granit, porphyre, amphibole. En un petit nombre de points, elle est recouverte de lits de gneiss, de micaschistes et de calcaire cristallisé, roches métamorphiques des terrains de transition. Mais la presque totalité du sous-sol appartient aux terrains secondaires. Le système jurassique y est à peine représenté. Le terrain crétacé inférieur y prédomine de beaucoup et on y constate aussi la présence de la craie supérieure. Sur les plaines s'étend un manteau formé soit d'alluvions, soit de terrain tertiaire inférieur (éocène). Les roches du crétacé inférieur consistent surtout en calcaire compact, en marnes et en grès. Ces masses sont en général de couleur noire ou d'un brun très foncé, ce qui donne à l'Algérie l'aspect d'un terrain calciné. Cette impression résulte principalement de la vue des gorges et des érosions des montagnes. Une telle constitution minéralogique exclut nécessairement la présence des terrains ignés à la surface du sol ; aussi ces derniers n'y entrent-ils qu'en quantité insignifiante. Cependant le granit, le porphyre et le basalte forment le massif de l'Edough, et la partie du Zacear qui est au Nord-Ouest d'Alger. Ces régions doivent leur origine à des soulèvements postérieurs à l'époque de la craie. De tous les systèmes de soulèvements de l'Algérie, celui qui a la direction Sud-Ouest — Nord-Est, est prédominant. Aussi, les crêtes longitudinales sont-elles plus nombreuses que les autres. A leurs pieds sont des sillons qui permettent de parcourir aisément le pays de l’?st à l’Ouest et réciproquement. Ce fait explique la facilité avec laquelle se sont accomplies les invasions qui venaient de l’?st ou de l’Ouest, tandis que celles des conquérants qui ont abordé l'Afrique par la côte de la Méditerranée se sont heurtées aux plus sérieux obstacles. L'Algérie est riche en matériaux propres aux constructions : les calcaires, les grès, l'argile plastique y abondent ; le gypse y est très commun et d'excellente qualité. Les terrains métamorphiques et même les terrains secondaires sont traversés de filons d'où l'on extrait des minerais de cuivre, de plomb, de zinc, d'antimoine, de mercure et de fer. Les minerais de fer fournissent des produits qui peuvent lutter avec avantage contre les meilleurs fers de Suède. Ces gîtes métallifères sont extrêmement nombreux dans toute l'étendue du Tell. Malheureusement, l'absence de mines de houille en rend le traitement sur place très difficile. Aussi les minerais sont-ils exportés soit aux États- Unis, soit en Angleterre, soit à Marseille, et il en sera probablement toujours ainsi, car la constitution géologique du sol ne permet pas d'espérer qu'on y pourra découvrir des bassins houillers. Le sel gemme et le sel recueilli dans les sebkha sont de même l'objet d'un commerce important. Le Tell est d'une richesse extrême en eaux thermales et minérales de toutes natures, désignées par des noms composés dont le premier élément est Aïn (source) ou Hammam (bain chaud). Dans presque toute l'étendue du Tell, le sol arable, très profond, est argilo-calcaire, mais toujours mélangé d'une proportion plus ou moins considérable de sable. Ce sol, lorsqu'il peut être irrigué, est d'une étonnante fertilité, à condition cependant que le sable n'y soit pas prédominant. Le climat du Tell est celui de tout le bassin méditerranéen ; mais la température varie naturellement suivant l'altitude des localités. Pendant les hivers les plus froids, sa moyenne varie de 3° à 8° ; cependant, dans certains lieux très élevés, elle s'abaisse jusqu'à — 2° ou — 3°. L'été, les plus fortes chaleurs ne dépassent pas 35° ou 38° à l'ombre ; lorsque le siroco souffle, elles peuvent aller jusqu'à 40°. L'hiver est très pluvieux : les pluies sont presque continuelles du mois d'octobre au mois de mai. Par contre, l'été est très sec, et de mai à octobre il ne tombe que quelques rares et courtes averses. La hauteur des pluies augmente de l’Ouest à l’?st et c'est dans le département de Constantine qu'elle est la plus considérable. Le vent qui domine en hiver est celui du Nord-Ouest ; en été, la direction des courants aériens est fort variable. C'est dans cette saison que le siroco, vent du Sud-Est, fait sentir sa pernicieuse influence. L'été, des rosées abondantes suppléent à l'absence des pluies. La neige est rare et presque inconnue sur tout le littoral ; mais il n'en est plus ainsi dans les hautes montagnes, et elle persiste sept à huit mois sur les sommets du Djurdjura. La région des hauts plateaux jouit d'un climat continental. Il y a en hiver des froids de -5° à -10° et même au-delà, et l'été on y constate jusqu'à 48° à l'ombre ; les pluies y sont plus abondantes que dans le Tell. Des vents violents balayent la contrée en hiver et la neige y est commune dans cette saison. Le Sahara possède également un climat continental. En hiver, le thermomètre y descend jusqu'à — 3° ; mais, l'été, la température peut atteindre à l'ombre jusqu'à 58°. Les journées y sont alors brûlantes ; quant aux nuits, elles sont très fraîches et même froides et présentent quelquefois des températures au-dessous de zéro. La pluie est à peu près inconnue dans cette région. Quoique n'étant plus aussi boisé qu'autrefois, le Tell est encore riche en forêts, puisque celles-ci couvrent la dixième partie de son territoire. Les départements d'Alger et d'Oran sont relativement les plus dénudés. Sur leurs côtes, on n'aperçoit que des broussailles. Il n'en est pas ainsi du département de Constantine, bien boisé dans toutes ses parties montagneuses. Son littoral même est garni de belles forêts, telles que celles de Collo, de Philippeville, de Bône et de La Calle. A mesure qu'on monte vers la chaîne Tellienne, on trouve le pays plus boisé, et l'un des plus grands massifs forestiers d'Algérie, celui des environs de Batna, couvre, dit-on, 500000 hectares. C'est que Batna, quoique appartenant à la région des plateaux, peut être considéré comme une terre tellienne à cause de sa position au pied de l'Aurès. En général, tous les hauts massifs montagneux peuplés par les Kabyles sont restés bien boisés, tandis que, dans les terres occupées par les Arabes, les forêts ont diminué ou même disparu par la raison que ces derniers brûlent les broussailles pour fertiliser le sol, ou laissent leurs troupeaux brouter les jeunes pousses. Un certain nombre de forêts du Tell sont formées d'essences mêlées ; mais beaucoup d'autres ne sont composées que d'une seule essence. Les principaux arbres qu'on rencontre dans les forêts sont : le chêne-liège, si abondant dans le département de Constantine, qu'il fournit à lui seul plus de liège que le reste du globe ; le chêne vert ou yeuse, qui forme des massifs considérables dans la partie S. du Tell ; le chêne zéen ; le chêne à glands doux ; le chêne à feuilles de châtaignier ; le cèdre, qui peuple des forêts entières dans le S. du département d'Alger, aux environs de Batna, sur divers points de l'Aurès, dans le Djurdjura, et principalement dans le département de Constantine ; le pin d'Alep, très répandu dans tout le Tell ; le thuya articulé, assez commun dans les départements d'Oran et de Constantine ; l'olivier sauvage, qui forme des forêts aux environs de Bône ; l'orme et le frêne, assez peu répandus. Des broussailles de lentisques, d'arbousiers, de jujubiers, etc., couvrent des espaces considérables. Les hauts plateaux ne produisent que des broussailles, et dans le Sahara l'essence dominante est le palmier dattier. Le reste de la végétation ne consiste qu'en arbustes et arbrisseaux. A côté des forêts, il faut mentionner les plantations d'eucalyptus. Cet arbre gigantesque, originaire d'Australie, réussit très bien dans les marécages de l'Algérie. Sa croissance est très rapide, son bois très dur, très beau et incorruptible. Grâce à sa puissance d'absorption et d'évaporation, il possède la précieuse propriété d'assainir les terrains insalubres et d'en chasser les fièvres intermittentes, si redoutables dans la colonie. On le dit, en outre, doué de nombreuses vertus pharmaceutiques. Le Tell est, par excellence, la terre propre à la production des céréales. Les indigènes cultivent de préférence le blé dur dont ils font le couscous, base de leur alimentation, et les colons le blé tendre. La moisson a lieu dès la seconde quinzaine de mai. L'orge joue un rôle très important dans l'agriculture du Tell. Sous ce climat, elle sert à la nourriture des chevaux, à l'exclusion de l'avoine qui les échaufferait trop. Diverses espèces de sorgho ou bechna, très prisées des indigènes, fournissent des graines très nourrissantes et des tiges qu'on utilise comme fourrage. L'alpiste des Canaries ou millet long est une source considérable de bénéfices. Ses graines sont exportées en France pour la nourriture des oiseaux domestiques, et on en tire en outre un amidon et une colle estimés. Le seigle, l'avoine et le maïs n'entrent dans la culture algérienne qu'en proportions insignifiantes. Le tabac, dont la culture et la manipulation sont entièrement libres en Algérie, est la production la plus importante après les céréales. Dans toute la région du Tell, les colons ont planté des vignes dont les vins rivalisent avec ceux d'Espagne et de France ; jusqu'ici, elles ont eu l'avantage de n'être point ravagées par le phylloxéra. Les vendanges ont lieu d'août à septembre. Sur tout le littoral, la culture maraîchère est très développée ; elle fournit des primeurs en artichauts, petits pois, haricots verts, choux-fleurs, asperges, oignons, tomates, melons, pastèques, qui alimentent le marché parisien. Les fèves, les haricots, les lentilles couvrent de vastes espaces. La pomme de terre donne deux récoltes par an. Quant aux betteraves, aux carottes, aux patates, elles ne sont cultivées que dans les jardins. Le cotonnier avait été introduit dans le Tell par les Arabes ; mais peu à peu sa culture avait été abandonnée. Les colons l'ont reprise avec beaucoup de succès ; elle réussit particulièrement sur les terres légèrement salées des plaines du littoral. Le Tell a d'excellent lin, mais très peu de chanvre, l’olivier, l'arachide, le sésame, le colza, la cameline, le pavot, le ricin, l'hélianthe, le carthame, le madia, donnent des huiles estimées. Les oliviers produisent une quantité considérable d'huile qui, fabriquée avec plus de soin, ne serait point inférieure aux huiles de la Provence et de l'Italie. On a fait des essais pour cultiver la ramie. Une graminée spontanée, le diss, est récoltée dans toutes les terres du Tell pour la fabrication des cordes. Le palmier nain, naguère le fléau de l'agriculture dans tout le versant de la Méditerranée et dont les racines sont plus difficiles à extirper que celles du chiendent, est devenu tout à coup l'une des productions les plus avantageuses, à cause du crin végétal qu'on en retire. Tous les arbres fruitiers de l'Europe centrale et méridionale se sont admirablement acclimatés dans le Tell. Cette terre est, en outre, très apte à la culture des orangers et des citronniers, qui prospèrent surtout dans les départements d'Alger et de Constantine. Le figuier est une des grandes ressources de tout le littoral, surtout de la Kabylie ; les fruits du figuier de Barbarie entrent en notable proportion dans la nourriture des indigènes. Les jujubiers, caroubiers, arbousiers, pistachiers, sont abondants dans tout le Tell. Les fruits du goyavier, originaire, des Antilles, qui ont la forme d'une poire, servent à faire des compotes et des confitures sèches. Le grenadier est cultivé dans les jardins. Le Tell a de bonnes prairies naturelles formées de graminées, de légumineuses et de composées. Les prairies artificielles, introduites par les Européens, consistent en sainfoin excellent et en luzerne. Dans les terres bien irriguées, on peut faire de cette dernière plante huit à dix coupes par an. Le mûrier croit fort bien en Algérie et des essais de sériciculture y ont été tentés avec succès. On s'adonne aussi à la production du henné, d'où l'on extrait une couleur brun orange qui sert à teindre les laines et les cuirs, et avec laquelle les industriels lyonnais teignent en noir leurs plus belles soies. Les femmes des indigènes emploient la même couleur pour les doigts, la paume des mains, les orteils, la plante des pieds et parfois pour les lèvres et les gencives. Comme en Provence, l'industrie des plantes aromatiques, surtout dans le Sahel, a une très grande importance. Le bambou de la Chine vient bien dans toutes les portions de l'Algérie. Le pays des hauts plateaux, que l'on considérait comme une région déshéritée, a maintenant sa richesse, due à deux graminées spontanées, l'alfa et le sparte. L'alfa se plaît dans les terrains calcaires ou silico-calcaires. On en fait des cordages, des filets, des nattes, des tapis et par-dessus tout de la pâte à papier. D'énormes quantités s'en expédient tous les ans pour l'Angleterre et les Etats-Unis. Les hauts plateaux du département d'Oran en procurent en telle abondance qu'ils ont été surnommés la Mer d'alfa. La Compagnie franco-algérienne a obtenu le privilège d'exploiter cette mer à condition de construire à ses frais un chemin de fer d'Arzeu à Saïda. Le sparte, auquel conviennent les terrains argileux et secs, produit une filasse employée à peu près aux mêmes usages que l'alfa. Le Sahara ne vit que de la culture des palmiers dattiers et des amandiers, dont le nombre se multiplie d'année en année dans les oasis. Les Arabes nomades de cette région viennent chaque année dans le Tell échanger contre des céréales l'excédent de leur récolte en dattes et en amandes. Les dattiers couvrent les 400 oasis qui existent au Sahara, et entre autres les importantes oasis des Ziban, de l'Oued-Bigh et du Souf dans le département de Constantine, des Beni-Mzab dans le département d'Alger, et des Ouled-Sidi-Cheikh dans celui d'Oran. Les animaux sauvages les plus remarquables de l'Algérie et particulièrement du Tell sont : le lion, autrefois commun dans les trois départements, mais qui, traqué par les chasseurs européens et indigènes, ne se rencontre plus guère aujourd'hui que dans le département de Constantine. Il se retire dans les fourrés, vit aux dépens des troupeaux et n'épargne point l'homme qui l'attaque. On le prend à la chasse à l'affût et dans des fosses de 10 mètres de profondeur. Sa chair est un mets estimé et sa peau est très recherchée. La panthère, assez commune, hante les lieux secs des montagnes et grimpe sur les arbres. Elle n'attaque l'homme que quand elle a des petits ou quand elle est blessée. Elle se nourrit de sangliers, de bestiaux et de menu gibier. Sa peau se vend très cher. L'hyène, très répandue partout, habite les ravins boisés et le creux des rochers. Elle préfère le chien à toute autre proie ; mais au besoin elle déterre les cadavres des cimetières pour s'en repaître. Le chacal, que l'on rencontre dans les fourrés et les creux des roches

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Source : Dictionnaire français illustré des mots et des choses par Larive & Fleury en 1887

Avertissement : Ce texte restitue l'opinion de son auteur sur les faits, les choses ou les gens évoqués à l'époque où il a été écrit. Cet article est fruit d'un contexte. Il ne présume en rien de l'avis de l'éditeur du site sur le sujet évoqué.

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